Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

33 articles avec critiques

Critique: Baywatch/Alerte à Malibu

Publié le par Leblanc M.

Critique de Baywatch réalisé par Seth Gordon

Publié dans Critiques

Partager cet article

Repost 0

Critique: La Momie

Publié le par Leblanc M.

Vlog sur la Momie d'Alex Kurtzman

Publié dans Critiques

Partager cet article

Repost 0

Critique: Pirates des Caraïbes: La Vengeance de Salazar

Publié le par Leblanc M.

Nouveau format critique avec un Vlog du nouvelle épisode de Pirates des Caraïbes.

Publié dans Critiques

Partager cet article

Repost 0

Alien: Covenant

Publié le par Leblanc M.

Critique: 2/5

Alien: Covenant

Ce n'est pas facile de rentrer dans une salle pour aborder un film comme Alien Covenant... Pour ceux qui me suivent, vous devez savoir que j'adore cette saga, du moins la quadrilogie, les Aliens VS Predators étant de vastes bouffonneries. Par contre, je ne fais pas partie de ceux qui considèrent Prometheus comme totalement raté. Bien sûr, le film était bourré d'incohérences, les personnages agissaient comme des tubés et il y avait d'énormes trous narratifs. Mais à côté de ça, il y avait une thématique assez intéressante et finalement peu utilisée dans la Science-Fiction, à savoir la recherche du sens de l'origine de l'espèce humaine. Étant assez fan de théologie, cette thématique (même si elle était mal traitée dans le film) m'interpellait. À vrai dire, j'aurais préféré que le film ne soit pas relié à la saga Alien...

 

Voilà ce qui nous amène à Alien : Covenant qui est censé être à la fois une suite de Prometheus et un préquel d'Alien. Bon, déjà, sur la note d'intention bravo, c'est exactement ce qu'est le film, on ne peut pas dire qu'on nous ait menti sur la marchandise. Par contre, ce concept était-il vraiment une bonne idée ? Mmmm, oui et non... Le film poursuit cette thématique religieuse et cette recherche des origines de la vie et du sens de la création. Malheureusement, la réflexion ne va jamais extrêmement loin. Si certaines idées sont très intéressantes, principalement tout le parcours du personnage de David (l'androïde joué par Michael Fassbender dans Prometheus), on sent que le tout est greffé assez maladroitement dans un blockbuster de science-fiction. Certains avaient détestés cette thématique dans Prometheus et ont reproché à Ridley Scott d'introduire un discours sur la foi car il approche de la fin de sa vie. Même si ce raccourci est faux car la saga a toujours beaucoup parlé de religion (voir Alien³ et dans une moindre mesure Alien : La Résurrection), il est fort probable que les retours négatifs n'aient pas permi à Scott d'aller au bout dans sa démarche dans ce Alien : Covenant.

 

Personnellement, j'ai eu un peu l'impression d'assister à un film bâtard qui tentait de combler les trous laissés dans le scénario de Prometheus (de manière assez grossière d'ailleurs) et d'apporter au spectateur ce qu'il veut, à savoir du Xenomorphe. On a donc un film plus proche de la saga d'origine et certainement moins bavard et plus vivant ; mais à côté de ça, il ne nous permet pas comme Prometheus de faire jouer notre imaginaire sur toutes les pistes évoquer. Le pire étant certainement le rôle que le film attribue aux ingénieurs qui est juste une vaste blague... Au final, tout le monde risque d'être frustré, d'autant que les scènes concernant les Xénomorphes sont, au final, assez anecdotiques et extrêmement classiques. C'est du déjà vu mille fois dans la saga.

 

Mais le pire est surtout le fait que le film réitère quasiment toutes les erreurs de Prometheus ! Il est bourré d'incohérences et les personnages n'ont aucune consistance. La majorité des protagonistes meurt sans qu'on ait la moindre idée de qui ils peuvent bien être. Même l'héroïne n'a aucun trait de caractérisation, c'est étonnant mais c'est un défaut de plus en plus présent dans le cinéma moderne, à croire que le conformisme des réseaux sociaux transparait dans les films. Même l'idée du personnage de Billy Crudup qui aurait dû se démarquer en étant le seul croyant de la bande ne sert strictement à rien. Ce trait de caractère étant aussi utile à l'intrigue que la coupe de cheveux de l'héroïne... Finalement, seuls les androïdes semblent faire preuve d'un minimum de développement, là aussi on pourrait tirer des conclusions et parallèles amusants... Même s'il reste relativement divertissant, Alien : Covenant n'est pas meilleur que Prometheus tant il présente les mêmes taches disgracieuses. J'aurais même tendance à dire que j'ai préféré l'original (qui au moins soulevait des questions) à cette suite...

 

En deux mots :

À la fois suite de Prometheus et préquel d'Alien, Alien: Covenant est un film bâtard. Il n'apporte pas grand-chose à la saga et il gâche les rares points positifs de Prometheus en reproduisant exactement les même erreurs. Au final, nous avons affaire à un divertissement très banal, pas forcément ennuyant, mais terriblement plat.

Publié dans Critiques

Partager cet article

Repost 0

Get Out

Publié le par Leblanc M.

Get Out

Critique: 4/5

Régulièrement débarque un film qui a cartonné au Box-Office américain alors qu'il sortait de nulle part et que personne ne l'attendait. Tout aussi régulièrement, la réputation flatteuse de l'œuvre est en grande partie surfaite. Get Out est le nouveau phénomène du genre, un petit film d'épouvante réalisé pour 4,5 millions de dollars et qui en a rapporté à l'heure actuelle 173 ! À titre de comparaison, c'est plus que des films comme X-Men Apocalypse ou Jason Bourne ! Ce nouveau phénomène est-il mérité ? Eh bien OUI, clairement OUI ! Get Out est une excellente surprise et surtout un très bon film.

 

Le pitch est ultra simple, une jeune fille va passer le W-E chez ses parents dans le but de leur présenter son nouveau petit ami. Le seul souci est que le copain en question est noir. Ce détail ne devrait pas l'inquiéter car sa famille est ouverte d'esprit et a voté pour Obama... Bien plus qu'un film d'horreur (ce qu'il n'est pas vraiment), Get Out est un film très intelligent sur le racisme. Mais la subtilité et l'originalité du métrage est de ne pas traiter du racisme primaire, mais d'une forme bien plus perverse de ségrégation : la discrimination positive. Ici, le malaise ne vient pas d'un racisme frontal mais de toutes les petites touches disséminées petit à petit. Des phrases innocentes comme « avec de l'entraînement et ta génétique, tu pourrais devenir un athlète » ou « aujourd'hui, être black est devenu cool ». Entre ça et des dialogues régulièrement à double sens le film nous entraîne lentement dans la peau de son héros. Comme lui, nous nous sentons dérangés par ce racisme anodin et nous comprenons bien que quelque chose ne tourne pas rond.

 

Je ne vais pas spoiler quoique ce soit car le film mérite d'être découvert le plus vierge possible et surtout parce que son scénario réserve pas mal de rebondissements et de surprises. Cependant, il faut reconnaître que Jordan Peele (le réalisateur) va au bout de sa logique. Si on peut reprocher au film quelques idées qui frisent le ridicule et un dernier 1/4 d'heure plutôt convenu, le reste est relativement impeccable. Que ce soit dans le traitement de son sujet et du suspense, Get Out fonctionne. Car même si j'ai du mal à cataloguer le film dans le genre de l'horreur, il faut reconnaître qu'il fait peur. Il ne dégage pas une angoisse classique mais l'effet miroir qu'il porte sur notre société met clairement mal à l’aise. Mais le point où le film m'a le plus surpris reste incontestablement son humour. C'est régulièrement très drôle ! Outre la vanne à répétition sur les « esclaves sexuels », certaines scènes sont à mourir de rire. Je pense particulièrement au grand repas de famille où le héros est présenté tour à tour aux différents membres de celle-ci.

 

Vous l'aurez compris, Get Out m'a séduit, c'est un film d'horreur intelligent, effrayant, drôle et avant tout distrayant. Son triomphe outre atlantique est entièrement mérité et je vous encourage fortement à aller découvrir ce film. Peut-être arrivera-t-il à vous faire comprendre ce qui peut se cacher derrière quelques remarques que vous pensiez bien innocentes. Si c'est le cas, cela suffit à le légitimer.

 

En deux mots :

Film d'horreur totalement atypique, Get Out n'use pas des moteurs habituels pour créer l'angoisse. La peur, il la crée en nous mettant face au pire racisme qui soit. Celui qui se veut positif mais qui est tout aussi dévastateur.

Publié dans Critiques

Partager cet article

Repost 0

Before I Wake

Publié le par Leblanc M.

Before I Wake

Critique: 3/5

Régulièrement, je m'étonne de voir débarquer certaines productions en VOD tant elles auraient eu leur place en salle. C'est le cas cette année avec Before I Wake. Même si d'autres sorties VOD m'ont beaucoup plu ces derniers temps (comme Bottom of the World ou I Don't Feel at Home in this World Anymore), aucun de ces films n'avait le potentiel commercial pour sortir en salle. Par contre, ce n'est pas le cas de Before I Wake. Je suis loin de trouver le film parfait, il est même assez mauvais sur certains points. Cependant, quand on voit le niveau des productions horrifiques sortant en salle, je me demande pourquoi un film offrant un concept original, un boogie man bien foutu et un casting solide (Kate Bosworth et Thomas Jane quand même...), se retrouve fourgué dans les fonds de tiroirs de Netflix...

 

Le concept du film est ultra simple et efficace, Cody, un jeune orphelin, a la capacité quand il rêve de donner naissance à ceux-ci. Abandonné de toute part, il est adopté par un jeune couple qui vient de perdre leur enfant. Malheureusement, si les rêves de Cody prennent vie, il en va de même pour ses cauchemars, en particulier pour une créature qui le hante : le Cancerman. Vu comme ça, on pense assez directement aux Griffes de la Nuit mais le film choisit une approche bien plus sensible. Certains vont probablement voir ça comme un gros mot, mais à titre personnel j'ai eu un peu l'impression de voir une mise en scène à la M. Night Shyamalan. En préférant le développement des personnages au spectaculaire, le film m'a souvent fait penser au travail du réalisateur du Sixième Sens. On ressent très vite une vraie empathie pour le personnage de Cody qui est ultra attachant dans son envie de se faire aimer et qui tente comme il le peut et avec sa logique d'enfant de combattre son don. Certains pourraient regretter cette approche anti-sensationnelle alors que le domaine du rêve aurait pu être la porte ouverte à pas mal de délires visuels, mais ce n'est absolument pas un souci pour moi. Le vrai problème du film est à chercher ailleurs.

 

Si d'un côté il est rempli de bonnes idées comme le côté manipulateur que le personnage de Kate Bosworth fait du don de Cody ou l'origine du monstre qui hante l'enfant, il est aussi rempli d'incohérences grossières. Certains points de scénario ou autres réactions des personnages n'ont aucun sens et frisent l'idiotie. Je vais être d'ailleurs obligé de spoiler légèrement pour développer mon propos - donc sautez au paragraphe suivant si vous voulez garder certains éléments de l'intrigue secrets. Le plus gros souci est clairement la réaction des parents face au don de Cody ! Outre le fait qu'ils semblent comprendre immédiatement l'origine des phénomènes auxquels ils sont confrontés, cela ne semble pas spécialement les surprendre outre mesure. Plutôt que de directement aller voir un médecin ou de prendre contact avec la responsable de l'institution de l'enfant, ils restent sans réaction. Notre enfant donne naissance à ses rêves ? Ah, OK, et sinon, on mange quoi pour souper ? Ce genre d'incohérence, le film en est rempli ! Les précédentes familles adoptives de Cody ont disparues, ainsi que des camarades de classe mais les personnages extérieurs ne tentent pas de faire le lien entre les différents faits. On a d'un côté un excès de crédulité et de l'autre, une incrédulité qui rend les réactions des protagonistes idiotes. En plus, à côté de ça, nous avons droit aux habituels clichés stupides du cinéma d'horreur comme l'héroïne qui débarque en pleine nuit dans l'orphelinat pour récupérer l'enfant et quelques jump scares foireux.

 

C'est un peu dommage que les bonnes idées et qualités réelles du film soient gâchées par ces clichés idiots. Car à côté de ça, Before I Wake se démarque quand même du tout-venant par son approche assez émouvante qui culmine par un plan final extrêmement réussi. Si vous souhaitez un avis définitif, je recommanderais donc le film malgré ces quelques grosses réserves.

 

En deux mots :

 

Production horrifique qui se démarque par l'originalité de son sujet et un traitement très sensible, Before I Wake débarque de façon assez étonnante en VOD. Plombé par quelques grosses incohérences, le film mérite quand même qu'on s'y attarde pour la singularité de son développement.

 

Publié dans Critiques

Partager cet article

Repost 0

Tunnel

Publié le par Leblanc M.

Tunnel

Critique : 3/5

En rentrant chez lui pour l'anniversaire de sa fille, Jeong-Soo  (joué par Ha Jeong-Woo, moins convainquant que dans Mademoiselle) se retrouve bloqué sous un tunnel suite à l'effondrement de celui-ci. Ce pitch ultra simple est celui du nouveau gros morceau en provenance de Corée du Sud. Malgré son concept à la Daylight, le film s'apparente bien plus à un Buried par exemple. Plutôt que de jouer sur l'action, il se concentre sur le côté survival dans un espace confiné, le héros restant principalement dans sa voiture. Ce côté intimiste n'empêche pas le film de faire preuve d'audaces spectaculaires quand le récit le nécessite. De même, malgré son apparente simplicité scénaristique, l'intrigue comporte énormément de rebondissements pour relancer l'attention du spectateur. Malgré cela, il n'arrive quand même pas à éviter les longueurs. En s'étirant sur plus de 2 heures, il est difficile de garder un rythme soutenu en se concentrant sur un lieu quasiment unique.

Ce soucis est assez symbolique du cinéma Coréen qui a parfois tendance à être trop généreux et à souffrir de quelques longueurs. Par exemple, l'année dernière, le trio Bussan, Mademoiselle et The Stranger proposait également des métrages très longs. Si pour Mademoiselle c'était totalement justifié, Bussan aurait certainement gagné en rythme en étant plus court et The Stranger souffrait clairement de sa longueur excessive. Mais dans l'ensemble c'était moins dérangeant que dans Tunnel. Au final, certains rebondissements semblent un peu inutiles et n'apportent pas grand chose à un récit qui aurait mérité d'être dégrossi. De la même manière, toute la partie du récit se déroulant en dehors du tunnel est assez mal gérée. Si l'on se concentre évidemment beaucoup sur les thématiques classiques du cinéma Coréen comme le rapport à la famille, la paternité et une critique (gentille) du monde politique, on s'éloigne souvent de l'essentiel. Le film aurait à mon sens gagné à se recentrer plus sur le calvaire de son héros et à s'attarder plus sur sa survie. Evidement, tous ces éléments sont justifiés, principalement car il amène de nouveaux rebondissements touchant le personnage principal, mais ils sont trop nombreux et généralement trop longs. D'autant plus qu'assez paradoxalement nous ne sommes pas énormément impliqué dans le calvaire du héros.

Tout les éléments rendant son aventure extrême nous sont présentés mais, étrangement, tout semble "trop" facile. Je n'ai pas spécialement ressenti l'exploit physique et mental qu'il surmontait, probablement car tout au long du récit, il semble finalement assez en forme et fringant malgré les évènements. Le problème vient pour moi du fait que le film s'attarde bien plus sur les épreuves (le manque de vivre, d'eau, les blessures, les infections, la solitude,...) que sur leurs résolutions. A chaque fois, Jeong Soo s'en sort mais on ne sait pas forcément trop comment, le pire étant probablement la fin. Alors que le récit s'est étiré à n'en plus finir, on nous boucle une conclusion en quelques secondes qui sort un peu de nulle part et manque clairement d'explication sur son accomplissement.

Maintenant, si les soucis de rythme et de crédibilité sont dérangeants, il faut reconnaître qu'on retrouve quand même tout le savoir faire Coréen dans le métrage. C'est prenant, les personnages sont attachants (principalement le responsable des sauveteurs) et la mise en scène est vraiment soignée. A ce petit jeu, la gestion de l'espace est assez remarquable et le côté claustrophobe de l'ensemble fonctionne à merveille. C'est par moment assez étouffant et cette prison de pierres et de poussières est réellement angoissante. C'est donc sur un sentiment mitigé que je conclus cette critique. Mon attente était probablement trop grande, mais malgré ses grandes qualités, le film commet quand même quelques erreurs grossières.

En deux Mots:

Nouveau blockbuster du cinéma Coréen, Tunnel souffle le chaud et le froid. Souvent prenant par ses enjeux et sa gestion de l'espace, il souffre clairement d'un excès de longueur. Le film n'est pas toujours à la hauteur des menaces qu'il impose à son héros et aurait gagné à se concentrer sur ce qu'il aurait du être, un survival claustrophobe.

Publié dans Critiques

Partager cet article

Repost 0

Les Gardiens de la Galaxies Vol. 2

Publié le par Leblanc M.

Les Gardiens de la Galaxies Vol. 2

Critique: 4/5

Les Gardiens de la Galaxie, l'équipe de super-héros la plus fun de l'univers, est de retour pour une nouvelle aventure remplie d'humour, de second degré, de référence geek et d'action ! Bon, ben voilà... En une phrase, j'ai résumé à la fois l'intrigue du film et mon ressenti... Bref, ce volume 2 était très fun, merci et à bientôt ! Non, je déconne, je vais quand même développer un petit peu car même si on navigue en terrain ultra connu, il y a quelques points qui méritent qu'on s'y attarde un peu plus.

 

Dans l'ensemble, le film est dans la lignée de l'épisode précédent, vous y retrouverez tout ce qui a fait le charme du premier. C'est à dire énormément d'autodérision, des dialogues qui font souvent mouche, des personnages hauts en couleur et un univers aussi vaste que coloré, dans une démesure et dans des scènes d'action sans aucune crédibilité. Je dirais même que le succès du premier film à permis à James Gunn d'aller encore plus loin dans le n'importe quoi. Si le premier entretenait encore une certaine cohérence avec la franchise des Avengers, ici nous avons clairement affaire à une aventure one-shot totalement indépendante de l'univers. D'ailleurs, je trouve toujours dommage d'imaginer que les Gardiens de la Galaxie ne sont qu'un maillon de la chaîne au même titre qu'Iron Man ou Hulk tant leur franchise est solide et se suffirait largement à elle-même. À titre personnel, je n'ai pas spécialement envie de voir Starlord et Rocket s'associer à Captain America et Thor pour combattre Thanos... À vrai dire, c'est plutôt l'inverse. J'aimerais voir les Gardiens combattre seuls Thanos dans un épisode 3 qui conclurait ainsi la trilogie la plus fun du space opéra.

 

Car « fun » c'est clairement le terme qui convient au film. Si le scénario est aussi léger qu'un timbre-poste (à ce niveau, le précédant était plus dense, c'est tout dire...) et que tout est prévisible de A à Z, c'est finalement assez peu important. La grande force de l'œuvre est justement de savoir marcher en équilibre sur cette très fine corde qui sépare la parodie du film sérieux. Il est clair qu'on se marre du début à la fin et que le film est principalement une comédie (plus encore que le premier) mais il arrive à rester assez sérieux dans ses enjeux pour nous impliquer et nous permettre de nous attacher aux personnages. D'ailleurs, sur ce point, l'équilibre est parfait entre les différents héros ! Le film arrive à être parfaitement équilibré entre ses 8 héros (5 anciens et 3 nouveaux). Chacun a droit à ses moments de gloire et, même si Starlord reste le personnage principal, tous les protagonistes sont traités de façon équivalente. À chacun de trouver son gardien préféré, de l'adorable bébé Groot, au badass Rocket en passant par la sensible Mantis et la rebelle Nebula. Je ne vous cacherai pas que c'est clairement le raton laveur qui a ma préférence dans cet épisode ! D'ailleurs, la meilleure scène d'action lui est entièrement consacrée !

 

Néanmoins, j'ai un petit bémol quant au personnage d’Ego, joué par Kurt Russel. La faute n'en revient pas forcément au génial interprète de Snake Plissken mais plutôt au ressort narratif qui l'entoure. Bien qu'il soit l’élément central de l'intrigue, j'ai trouvé ses dialogues longuets et ses motivations relativement vagues. Au final, après une première heure monstrueusement fun le film perd en intensité une fois les héros séparés. Si suivre le groupe composé de Yondu, Rocket, Bébé Groot et Nebula reste très distrayant, voir Starlord faire mumuse avec son papa pendant que Gamora, Drax et Mantis s'occupent comme ils peuvent, plombe un peu l'ambiance. C'est d'ailleurs un peu symbolique de la force de cette franchise et du concept, les personnages fonctionnent à merveille en tant que groupe mais pas forcément séparés. J'imagine d'ailleurs assez mal un spin-off sur un des héros (à limite sur le duo Groot et Rocket) tant c'est de leur complicité que vient l'humour. Les altercations proches du concours de bite qui opposent Starlord et Rocket, la relation drôle et surprenante entre Mantis et Drax, l'amour haineux qui lie Gamora et Nebula - voilà ce qui fait la sève de cet univers ! Allez voir les Gardiens de la Galaxie, c'est un peu comme partir en virée avec une sacrée bande de potes ! Et je peux déjà vous dire qu'ils peuvent compter sur moi pour leur prochaine guindaille !

 

En deux mots :

 

Sans surprise, Les Gardiens de la Galaxie plaira à ceux qui ont aimé le premier. Poussant encore plus loin l'humour au détriment de l'intrigue, le film s'éloigne encore un peu plus du reste de la franchise Avengers. Même si le film souffre parfois un peu d'un rythme inégal, il accroche son audience par le parfait équilibre de son groupe de héros !

Publié dans Critiques

Partager cet article

Repost 0

Bottom of the World

Publié le par Leblanc M.

Bottom of the World

Critique: 4/5

 

Eh bien, cela faisait longtemps que je n'avais pas vu un film en VOD que je trouvais vraiment bon ! J'ai découvert Bottom of the World un peu par hasard en surfant sur le catalogue Netflix pour voir les nouveautés qui y étaient proposées. Le pitch de départ du film m'a accroché et je me suis dit « why not ? ». Le résumé présenté était le suivant: Un jeune couple s'arrête dans un motel dans un bled paumé et, petit à petit, il semble perdre contact avec la réalité. C'est ultra basique, déjà vu mille fois mais c'est également assez accrocheur pour pouvoir nous conduire vers quelque chose d'inattendu. Vu mes dernières expériences en matière de VOD (remember mes critiques de 31 et Clinical...), je m'attendais clairement à une série B mal torchée et, au choix, lorgnant vers le slasher pourri ou vers le thriller psychologique. En réalité, le film n'est ni l'un ni l'autre... C'est une œuvre assez étrange et fascinante qui m'a très rapidement attrapé et emporté tout du long.

 

L'unique critique (si on peut dire, étant donné qu'elle fait 4 lignes...) que j'ai lue parle d'un teen movie sur les sentiments que peuvent éprouver les adolescents à ne pas se sentir en contact avec la réalité qui les entoure... Outre le fait que le film n'a rien d'un teen movie (les protagonistes sont des adultes entre 30 et 40 ans...) et qu'il ne parle absolument pas de l'errance de l'adolescence, cette critique me donne surtout l'impression que son auteur n'a rien compris au film. Je peux facilement comprendre que l'on soit perdu devant Bottom of the World car il s'agit quand même d'un film qui va délibérément tenter de nous perdre à renfort de métaphore et de symbolisme alors qu'au final, son intrigue est assez logique et simple. La fin rendant assez clair un récit que le spectateur attentif aura probablement déjà réussi à déchiffrer.

 

Bien sûr, on pense beaucoup à David Lynch, principalement à Lost Highway, et il est évident qu'il y a une réelle inspiration de la part de Richard Sears. Mais il faut souligner que c'est un des premiers films reprenant le style du réalisateur de Blue Velvet que je trouve vraiment bon. Rien n'est ouvertement gratuit et placé uniquement pour faire un effet de style (autre remember : A Cure For Life...). Tous les éléments lorgnant avec le fantastique se retrouvent justifiés par l'intrigue et l'ensemble fonctionne plutôt comme une lente descente aux enfers portée par la culpabilité. Car c'est bien là que se trouve le vrai sujet du film, la culpabilité. Ce sujet nous est évoqué dès le début du film, au travers d'un jeu « action ou vérité » qui conduira le personnage joué par Jena Malone à nous sortir un monologue bien dérangeant. Dès cette scène, dont le dialogue semble étrange et un peu sorti de nulle part, les clés pour aborder la suite du récit nous sont données.

 

Outre la structure extrêmement élaborée du récit, certaines idées fascinantes (l'idée du héros qui est bloqué dans le rêve d'un autre) et certains dialogues vraiment pertinents (dont un à base de petit poids...) nous offre un film est assez stylisé. C'est parfois un peu grossier comme lors de l'utilisation des filtres rouges un peu moches, mais dans l'ensemble le tout a un côté très vaporeux et envoûtant. Les acteurs font également le taf, principalement Jena Malone dont le jeu qu'on pourrait parfois qualifier d'absent fonctionne à merveille. À ses côtés, c'est également un plaisir de retrouver cette vieille bobine de Ted Levine (le Buffalo Bill du Silence des Agneaux) dans un rôle assez surprenant. Je suis assez heureux d'avoir découvert ce film qui m'a clairement réconcilié (pour un temps en tout cas) avec la VOD. Oui, en fouillant un peu, on peut tomber sur de vraies bonnes surprises et ce Bottom of the World en est une à mes yeux.

 

En deux Mots :

 

Bottom of the World est clairement le meilleur film que j'ai vu en VOD depuis très longtemps. Assez fascinant par sa structure très proche du cinéma de David Lynch, le film n'est jamais gratuit et justifie sa structure à la limite du fantastique par son scénario et son histoire tournant autour de la culpabilité. Même si tout n'est pas parfait et qu'on sent un peu trop les inspirations, il s'agit d'une vraie bonne surprise.

Publié dans Critiques

Partager cet article

Repost 0

Your Name

Publié le par Leblanc M.

Your Name

Critique: 4/5

 

Ce n'est pas un secret, j'aime beaucoup l'animation japonaise. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si Le Garçon et la Bête faisait partie de mes films préférés de 2016. Your Name, qui raconte l'histoire d'un garçon et d'une fille qui se réveillent régulièrement dans le corps l'un de l'autre, était, semble-t-il, le nouveau joyau du genre. Le film, après avoir remporté un énorme succès dans son pays, est sorti l'année dernière en France où il a rencontré un succès critique époustouflant. Malheureusement, en Belgique, nous avons dû attendre très longtemps la sortie du film et celle-ci se fait de façon plus discrète que dans l'hexagone. Pourtant, je vous encourage fortement à vous rendre en salle pour découvrir ce film très sensible et rempli de douceur.

 

Soyons honnête, j'ai eu du mal avec la première partie du métrage. Bien qu'il me semblait déjà assez bon, il ne me parlait pas vraiment. En mettant en place un récit assez orienté sur l'adolescence à grand renfort d'humour, de musique Pop et de sentiments parfois limite niais, je me demandais pourquoi le film avait touché un tranche aussi large de la population. C'était mignon et amusant certes mais en quoi le film se démarquait-il vraiment du tout venant de la Jap'animation ? Cependant, j'ai découvert petit à petit que Your Name prend son temps (parfois un peu trop d'ailleurs) pour abattre ses cartes.

 

Si le début du récit peut-être parfois un peu léger, il propose à mi parcours un twist extrêmement intéressant qui le transforme de bluette adolescente en quelque chose de plus profond sur la relativité du temps et le mélange entre la modernité et la tradition. Car en filigrane, c'est vraiment ça qui fait toute la force de Your Name. Le Japon est un pays de paradoxe et qui semble souvent anachronique à nos yeux d'occidentaux. Entre la démesure technologique et le respect des traditions ancestrales, nous avons parfois du mal à comprendre la logique de leur société. Et pourtant, Your Name arrive parfaitement à nous parler de cette alliance très subtile au travers de son histoire d'amour. A la base, Mitsuha (la fille) représente la tradition tandis que Taki (le garçon) s'inscrit dans la modernité. Aucun des deux n'est comblé et ils ne peuvent être complet qu'en associant cette partie de la culture Japonaise qui leur est inconnue. En plus de nous faire comprendre ce qui fait la force et l'harmonie du pays, Your Name nous parle tout simplement de la raison d'être du couple et des sentiments amoureux. A ce niveau, le film est relativement brillant.

 

C'est vraiment de son scénario que le film puise sa force, s'il n'est pas forcément inédit dans sa thématique (j'ai beaucoup pensé aux très bons The Time Traveler's Wife et About Time), sa construction et les différents degrés de lecture qu'il propose sont remarquables. La fin, relativement ouverte comme souvent dans les animés japonais, renforce ce sentiment de force qui se dégage de l'écriture du film. Au final, on se laisse emporter par notre émotion et cette histoire d'amour adolescente qui nous semble si naïve au départ. On retrouve notre jeunesse et nous réalisons que le temps passé ne représente pas grand chose par rapport aux sentiments les plus purs que nous avons pu éprouver.

 

En deux mots :

 

Sous ses dehors de romance fantastique pour adolescents, Your Name est un film bien plus subtil qui parle énormément des paradoxes de son pays (modernité et tradition ancestrale). Formidablement écrit, le film arrive à nous émouvoir au travers de sentiments que nous pourrions, à tort, trouver naïfs.

Publié dans Critiques

Partager cet article

Repost 0

1 2 3 4 > >>