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La Saga Alien (Quatrième Partie) Format Vidéo

Publié le par Leblanc M.

Suite et fin de la saga... Retour sur Alien: la Résurrection, l'épisode un peu injustement le moins apprécié des fans.

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La Saga Alien (Troisième Partie) Format Vidéo

Publié le par Leblanc M.

Bon, elle s'est fait attendre celle-ci... Désolé mais YouTube m'a un peu fait chier sur le coup... Bref, passons directement par la case prison pour le troisième volet de la saga. Un film aussi fou que sa production cauchemardesque.

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Top 10 des Meilleurs Rôles de Johnny Depp

Publié le par Leblanc M.

Une première dans les Top 10, le format vidéo! Il s'agit de vidéos nettement plus "légères" et moins pédagogiques que les autres. Dites moi ce que vous en pensez, en attendant pour la sortie de Pirates des Caraïbes 5 voici le top 10 des plus grands rôles de Johnny Depp!

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Alien: Covenant

Publié le par Leblanc M.

Critique: 2/5

Alien: Covenant

Ce n'est pas facile de rentrer dans une salle pour aborder un film comme Alien Covenant... Pour ceux qui me suivent, vous devez savoir que j'adore cette saga, du moins la quadrilogie, les Aliens VS Predators étant de vastes bouffonneries. Par contre, je ne fais pas partie de ceux qui considèrent Prometheus comme totalement raté. Bien sûr, le film était bourré d'incohérences, les personnages agissaient comme des tubés et il y avait d'énormes trous narratifs. Mais à côté de ça, il y avait une thématique assez intéressante et finalement peu utilisée dans la Science-Fiction, à savoir la recherche du sens de l'origine de l'espèce humaine. Étant assez fan de théologie, cette thématique (même si elle était mal traitée dans le film) m'interpellait. À vrai dire, j'aurais préféré que le film ne soit pas relié à la saga Alien...

 

Voilà ce qui nous amène à Alien : Covenant qui est censé être à la fois une suite de Prometheus et un préquel d'Alien. Bon, déjà, sur la note d'intention bravo, c'est exactement ce qu'est le film, on ne peut pas dire qu'on nous ait menti sur la marchandise. Par contre, ce concept était-il vraiment une bonne idée ? Mmmm, oui et non... Le film poursuit cette thématique religieuse et cette recherche des origines de la vie et du sens de la création. Malheureusement, la réflexion ne va jamais extrêmement loin. Si certaines idées sont très intéressantes, principalement tout le parcours du personnage de David (l'androïde joué par Michael Fassbender dans Prometheus), on sent que le tout est greffé assez maladroitement dans un blockbuster de science-fiction. Certains avaient détestés cette thématique dans Prometheus et ont reproché à Ridley Scott d'introduire un discours sur la foi car il approche de la fin de sa vie. Même si ce raccourci est faux car la saga a toujours beaucoup parlé de religion (voir Alien³ et dans une moindre mesure Alien : La Résurrection), il est fort probable que les retours négatifs n'aient pas permi à Scott d'aller au bout dans sa démarche dans ce Alien : Covenant.

 

Personnellement, j'ai eu un peu l'impression d'assister à un film bâtard qui tentait de combler les trous laissés dans le scénario de Prometheus (de manière assez grossière d'ailleurs) et d'apporter au spectateur ce qu'il veut, à savoir du Xenomorphe. On a donc un film plus proche de la saga d'origine et certainement moins bavard et plus vivant ; mais à côté de ça, il ne nous permet pas comme Prometheus de faire jouer notre imaginaire sur toutes les pistes évoquer. Le pire étant certainement le rôle que le film attribue aux ingénieurs qui est juste une vaste blague... Au final, tout le monde risque d'être frustré, d'autant que les scènes concernant les Xénomorphes sont, au final, assez anecdotiques et extrêmement classiques. C'est du déjà vu mille fois dans la saga.

 

Mais le pire est surtout le fait que le film réitère quasiment toutes les erreurs de Prometheus ! Il est bourré d'incohérences et les personnages n'ont aucune consistance. La majorité des protagonistes meurt sans qu'on ait la moindre idée de qui ils peuvent bien être. Même l'héroïne n'a aucun trait de caractérisation, c'est étonnant mais c'est un défaut de plus en plus présent dans le cinéma moderne, à croire que le conformisme des réseaux sociaux transparait dans les films. Même l'idée du personnage de Billy Crudup qui aurait dû se démarquer en étant le seul croyant de la bande ne sert strictement à rien. Ce trait de caractère étant aussi utile à l'intrigue que la coupe de cheveux de l'héroïne... Finalement, seuls les androïdes semblent faire preuve d'un minimum de développement, là aussi on pourrait tirer des conclusions et parallèles amusants... Même s'il reste relativement divertissant, Alien : Covenant n'est pas meilleur que Prometheus tant il présente les mêmes taches disgracieuses. J'aurais même tendance à dire que j'ai préféré l'original (qui au moins soulevait des questions) à cette suite...

 

En deux mots :

À la fois suite de Prometheus et préquel d'Alien, Alien: Covenant est un film bâtard. Il n'apporte pas grand-chose à la saga et il gâche les rares points positifs de Prometheus en reproduisant exactement les même erreurs. Au final, nous avons affaire à un divertissement très banal, pas forcément ennuyant, mais terriblement plat.

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La Saga Alien: 2ème Partie (Version Vidéo)

Publié le par Leblanc M.

Et c'est reparti pour une version vidéo des articles sur Alien, c'est parti pour la seconde partie sur Aliens: Le Retour!

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La Saga Alien: 1er Partie VERSION VIDEO!!!

Publié le par Leblanc M.

Grosse nouveauté!!! A partir d'aujourd'hui le blog sera combiné à une chaine YouTube:https://www.youtube.com/channel/UCrSAt26OkNc2T9vxaCQy1Lg

Je commence donc toutes les remarques sont les bienvenues! Soyez également sympa et abonnez-vous à la chaine, ça ne coute rien et c'est super gentil...

Voilà, première vidéo: une version vidéo de l'article sur la saga Alien, j'espère que vous apprécierez...

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La Saga Alien (2ème Partie)

Publié le par Leblanc M.

Alien, le Huitième Passager a marqué de son empreinte deux genres lors de sa sortie, l'horreur et la science-fiction. Mais la saga ne faisait que commencer et personne n'aurait pu prévoir à quel point elle allait marquer l'histoire du septième art. Mais dès la sortie du second épisode, les choses vont commencer à être plus claires. Partons maintenant vers une seconde aventure spatiale mais cette fois-ci, ce sera la guerre !

Aliens: Le Retour

La Saga Alien (2ème Partie)

La suite d'Alien prend place en 2179, soit 55 ans après l'attaque du Nostromo par le Xénomorphe du premier film. Ripley a dérivé dans l'espace pendant des décennies avant d'être retrouvée saine et sauve. Forcée de se justifier devant la compagnie qui l'avait embauchée, elle apprend que la planète LV-426 est colonisée depuis des années. Suite à la perte de contact avec la compagnie, elle est forcée de se rendre en tant qu'experte avec un groupe de marines coloniaux sur la planète. Bien plus qu'une suite, Aliens : Le Retour est surtout un tout autre film basé sur un même univers. À la place du mélange S-F/Horreur, nous avons droit à un mélange S-F/Action par un des maîtres du genre, James Cameron.

 

Malgré le succès du premier film, l'idée d'une suite ne fut pas directement une évidence. Alors qu'aujourd'hui les studios auraient directement lancé une franchise, les dirigeants de la Fox sont majoritairement opposés à l'idée tant ils considèrent (et à juste titre) que le film se suffit à lui-même. Il faudra attendre plusieurs années et un changement de direction à la tête du studio pour que le projet finisse par être accepté. Le producteur David Giller, qui avait déjà travaillé sur le premier film, tient la barre de ce nouveau film avec comme note d'intention de proposer quelque chose de totalement novateur.

 

Si la recherche du metteur en scène du premier film fut compliquée, elle s'est faite bien plus naturellement pour la suite. À l'époque, le studio est enthousiasmé par un le scénario d'un film de science-fiction qu'un jeune réalisateur du nom de James Cameron doit réaliser avec en vedette Arnold Schwarzenegger. Le studio propose alors à Cameron d'écrire un script pour une suite à Alien en lui promettant de le mettre en scène en cas de succès de Terminator. Extrêmement fan du premier mais bien plus à l’aise dans l'univers du cinéma d'action que dans l'horreur, Cameron propose un scénario très différent qui fera rapidement l'unanimité. Terminator rencontrant un énorme succès public et critique, Cameron se retrouve propulsé à la tête d'une des plus grosses productions du moment.

James Cameron donne s'est instruction à Sigourney Weaver sur le tournage d'Aliens

James Cameron donne s'est instruction à Sigourney Weaver sur le tournage d'Aliens

Au niveau du casting, on retrouve bien entendu Sigourney Weaver. Mais la présence de la star ne fut pas forcément une évidence. Le studio ne l'avait pas informée de la mise en place d'une sequel et lui fournit le scénario à la dernière minute. De plus, il demande à Cameron d'écrire une seconde version du script au cas où les exigences financières de l'actrice seraient trop grandes. Au final, malgré un salaire d'un million de dollars, le studio conserve son Ellen Ripley. À ses côtés, toute une série de « gueules » de cinéma sont engagées pour jouer les marines. En tête de liste, on retrouve Michael Biehn, qui jouait le héros dans Terminator, dans le rôle du Caporal Hicks. Les autres membres de l'équipe sont campés entre autres par Bill Paxton (l'acteur fétiche de Cameron), la costaude Jenette Goldstein et Lance Henriksen (la future vedette de la série Millenium). Un trio d'acteurs que la femme de Cameron, Katrhyn Bigelow, réengagera l'année suivante pour jouer le géniale Near Dark (Aux Frontières de l'Aube, en V.F.).

 

Le trio de marines Lance Henriksen, Jenette Goldstein et Bill Paxton sur le tournage de Near Dark

Le trio de marines Lance Henriksen, Jenette Goldstein et Bill Paxton sur le tournage de Near Dark

Bénéficiant d'un budget largement supérieur à celui de l'original (19 millions contre les 11 millions de l'original) et à la tête d'une équipe principalement composée d'amis, Cameron est vraiment comme un poisson dans l'eau. Il peut sans trop de problème imposer ses choix auprès du studio et faire le film qu'il désire. Les principales divergences artistiques se retrouveront en salle de montage. Si le film convient bien à la Fox, il le trouve trop long. C'est vrai qu’à l'époque, un blockbuster de 2h30 n'était pas forcément quelque chose de courant. Le film sort donc dans une version réduite de 20 minutes et il faudra attendre l'avènement du DVD pour découvrir la version Director's Cut. Même réduit, le film conserve la vision de son metteur en scène. Cameron veut à la fois réaliser une suite au film de Ridley Scott et un énorme film d'action.

 

Le film joue sur les deux tableaux, il poursuit à la fois l'original en en développant la mythologie mais en changeant également totalement le ton. Le film nous en apprend par exemple beaucoup plus sur la créature et son processus ; dans le premier film, une idée selon laquelle les œufs conçus à base des humains transformés par le Xénomorphe avait été proposée … Mais finalement, elle n'avait pas survécu au montage. Cameron va par contre donner une explication à l'origine des œufs et développer le concept « insecte » de l'espèce. En proposant tout une colonie de créature, il va nous présenter celle qui est à l'origine de toutes les autres, la reine ! Une créature énorme et monstrueuse qui, à l'instar d’une reine dans une ruche, pond toute la journée en étant protégée par ses soldats. Par contre, l'idée des humains « transformé en œuf » est plus ou moins reprise en présentant les collons capturés dans des sortes de cocons par les créatures en attendant d'être fécondés. Les rôles de la Compagnie, des androïdes et de la planète LV-426 sont également développés au cours du récit. Par contre, au niveau du traitement, les deux films sont difficilement comparables.

 

L'horreur et le côté survival sont laissés de côté au profit d'un pur blockbuster comprenant plus d'humour et d'action. La présence des marines n'y est évidemment pas étrangère, les bidasses de l'espace sont des personnages hauts en couleurs dont chaque réplique est une vraie punchline ! Dotés d'armes aussi énormes que cools, ils peuvent lutter à armes quasi égales avec leurs ennemis. Rempli de morceaux de bravoure comme la fuite en tanker, la première attaque des Xénomorphes ou le combat final contre la reine, Aliens: le Retour est un vrai film de guerre spatial proposant des scènes d'actions inédites pour l'époque. Le personnage de Ripley devient d'ailleurs également bien plus badass au milieu de ce déluge de testostérone. Un peu dans l'ombre dans le premier film, c'est probablement grâce à ce deuxième épisode que le personnage devient une icône du cinéma. Mais parallèlement, le film décide de s'orienter vers une thématique très féminine en parlant en sous texte de la maternité.

 

La reine Alien, la grosse nouveauté du film dans la hiérarchie de l'espèce

La reine Alien, la grosse nouveauté du film dans la hiérarchie de l'espèce

Dans une scène, étrangement absente de la version cinéma (mais présente dans la version longue), on apprend que Ripley était maman et que suite à sa dérive de plus de 50 ans dans l'espace, elle est passée à côté de toute la vie de sa fille à présent décédée. Ce court passage permet de renforcer et de crédibiliser le lien qui va se créer entre l'héroïne et Newt, une petite fille, dernière survivante des colons présents sur LV-426. Un lien de mère/fille va se créer entre les deux personnages qui, mis en parallèle avec celui de la reine Alien, va mettre en avant ce thème qui deviendra central dans cet épisode et dans le cinéma de James Cameron. C'est de ce juste équilibre entre action bourrine et sensibilité que le film tire toute sa force.

 

Dès la sortie du film, les spectateurs et le studio comprennent qu'ils ont créé quelque chose de vraiment atypique. En proposant à un nouveau réalisateur de poser librement son regard sur l'œuvre d'un autre, ils ont créé une suite à la fois totalement différente mais aussi bonne que l'originale. Le succès sera bien entendu au rendez-vous et la Fox comprendra qu'ils ne doivent pas traiter cette franchise comme les autres et qu'ils ont moyen de rééditer l'exploit d'Aliens : le Retour avec une nouvelle suite.

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Get Out

Publié le par Leblanc M.

Get Out

Critique: 4/5

Régulièrement débarque un film qui a cartonné au Box-Office américain alors qu'il sortait de nulle part et que personne ne l'attendait. Tout aussi régulièrement, la réputation flatteuse de l'œuvre est en grande partie surfaite. Get Out est le nouveau phénomène du genre, un petit film d'épouvante réalisé pour 4,5 millions de dollars et qui en a rapporté à l'heure actuelle 173 ! À titre de comparaison, c'est plus que des films comme X-Men Apocalypse ou Jason Bourne ! Ce nouveau phénomène est-il mérité ? Eh bien OUI, clairement OUI ! Get Out est une excellente surprise et surtout un très bon film.

 

Le pitch est ultra simple, une jeune fille va passer le W-E chez ses parents dans le but de leur présenter son nouveau petit ami. Le seul souci est que le copain en question est noir. Ce détail ne devrait pas l'inquiéter car sa famille est ouverte d'esprit et a voté pour Obama... Bien plus qu'un film d'horreur (ce qu'il n'est pas vraiment), Get Out est un film très intelligent sur le racisme. Mais la subtilité et l'originalité du métrage est de ne pas traiter du racisme primaire, mais d'une forme bien plus perverse de ségrégation : la discrimination positive. Ici, le malaise ne vient pas d'un racisme frontal mais de toutes les petites touches disséminées petit à petit. Des phrases innocentes comme « avec de l'entraînement et ta génétique, tu pourrais devenir un athlète » ou « aujourd'hui, être black est devenu cool ». Entre ça et des dialogues régulièrement à double sens le film nous entraîne lentement dans la peau de son héros. Comme lui, nous nous sentons dérangés par ce racisme anodin et nous comprenons bien que quelque chose ne tourne pas rond.

 

Je ne vais pas spoiler quoique ce soit car le film mérite d'être découvert le plus vierge possible et surtout parce que son scénario réserve pas mal de rebondissements et de surprises. Cependant, il faut reconnaître que Jordan Peele (le réalisateur) va au bout de sa logique. Si on peut reprocher au film quelques idées qui frisent le ridicule et un dernier 1/4 d'heure plutôt convenu, le reste est relativement impeccable. Que ce soit dans le traitement de son sujet et du suspense, Get Out fonctionne. Car même si j'ai du mal à cataloguer le film dans le genre de l'horreur, il faut reconnaître qu'il fait peur. Il ne dégage pas une angoisse classique mais l'effet miroir qu'il porte sur notre société met clairement mal à l’aise. Mais le point où le film m'a le plus surpris reste incontestablement son humour. C'est régulièrement très drôle ! Outre la vanne à répétition sur les « esclaves sexuels », certaines scènes sont à mourir de rire. Je pense particulièrement au grand repas de famille où le héros est présenté tour à tour aux différents membres de celle-ci.

 

Vous l'aurez compris, Get Out m'a séduit, c'est un film d'horreur intelligent, effrayant, drôle et avant tout distrayant. Son triomphe outre atlantique est entièrement mérité et je vous encourage fortement à aller découvrir ce film. Peut-être arrivera-t-il à vous faire comprendre ce qui peut se cacher derrière quelques remarques que vous pensiez bien innocentes. Si c'est le cas, cela suffit à le légitimer.

 

En deux mots :

Film d'horreur totalement atypique, Get Out n'use pas des moteurs habituels pour créer l'angoisse. La peur, il la crée en nous mettant face au pire racisme qui soit. Celui qui se veut positif mais qui est tout aussi dévastateur.

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Top 10 des Meilleurs Films de Ridley Scott

Publié le par Leblanc M.

On continue dans la thématique du mois, à savoir la saga Alien. Ridley Scott, le réalisateur du premier opus, revient cette semaine pour la troisième, après Prometheus, se frotter au Xénomorphe avec Alien: Convenant. C'est l'occasion de revenir sur la filmographie de ce metteur en scène légendaire via un petit top 10.

10) Kingdom of Heaven

Top 10 des Meilleurs Films de Ridley Scott

9) Seul sur Mars

Top 10 des Meilleurs Films de Ridley Scott

8) Les Duellistes

Top 10 des Meilleurs Films de Ridley Scott

7) Black Rain

Top 10 des Meilleurs Films de Ridley Scott

6) Thelma et Louise

Top 10 des Meilleurs Films de Ridley Scott

5) Legend

Top 10 des Meilleurs Films de Ridley Scott

4) Gladiator

Top 10 des Meilleurs Films de Ridley Scott

3) La Chute du Faucon Noir

Top 10 des Meilleurs Films de Ridley Scott

2) Alien, le Huitième Passager

Top 10 des Meilleurs Films de Ridley Scott

1) Blade Runner

Top 10 des Meilleurs Films de Ridley Scott

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La Saga Alien (1er Partie)

Publié le par Leblanc M.

Il y a 38 ans de ça sortait un film de science-fiction horrifique qui allait marquer le début d'une des plus incroyables sagas de l'histoire du cinéma. À l'occasion de la sortie d'Alien Convenant, je vous propose ce mois-ci de nous replonger dans les entrailles des films Alien. Une série atypique qui a permis à 4 cinéastes légendaires de proposer leur propre version du mythe au travers d'œuvres aussi différentes que marquantes pour les spectateurs. Mais commençons par le commencement et attardons-nous sur le huitième passager...

 

Alien: Le Huitième Passager

La Saga Alien (1er Partie)

L'histoire, tout le monde la connaît aujourd'hui. Un vaisseau commercial, le Nostromo, fait son voyage retour vers la terre. À son bord, sept membres d'équipage, cinq hommes et deux femmes. Alors qu'ils ne sont qu'à mi-chemin, l'ordinateur de bord les réveille de leur sommeil artificiel car il vient de détecter un signal inconnu en provenance de la planète LV-426. Ce pitch, on le connaît tous par cœur tant Alien, le Huitième Passager est un des métrages qui a été le plus plagié et copié de l'histoire du cinéma. Entre les copies quasi conformes (comme le récent Life) ou les déclinaisons aquatiques (Leviathan ou Un Cri dans l'Océan), le concept a été usé jusqu'à la corde au point de devenir une simple déclinaison des slashers. Pourtant, à la base, Alien, le Huitième Passager est bien plus qu'un Vendredi 13 dans l'espace !

 

Pour revenir à l'origine du mythe et comprendre comment le film a pu être une telle réussite, il faut rendre grâce à trois hommes dont les talents combinés ont porté le métrage. Le réalisateur Ridley Scott, l'artiste H.R. Ginger et le scénariste Dan O'Bannon. Si les deux premiers restent très connus pour leur travail sur la saga, O'Bannon est malheureusement un peu l'oublié de l'histoire. Pourtant, c'est par lui que tout a commencé. À la base, copain de fac de John Carpenter, O'Bannon se lance dans le monde du cinéma en compagnie du futur réalisateur de The Thing et Halloween en réalisant une petite comédie de science-fiction amateur, Dark Star. Trouvant le concept sympa, il pense assez rapidement à décliner ce type de scénario en mode horrifique. Et il ébauche une histoire confrontant des astronautes à un monstre spatial. Assez sommaire, son début de scénario arrive quand même à attirer l'attention de certaines personnes, dont celle d'Alexander Jodorowsky qui le convoque pour participer à son adaptation de Dune. Malheureusement pour O'Bannon, le projet démesuré de Jodorowsky se casse logiquement la figure et ne voit jamais le jour. Le jeune scénariste se retrouve donc sans argent et sans travail. Il reprend alors son histoire, la renomme Alien et passe plusieurs mois à la réécrire en incluant certains éléments cultes, comme la gestation de la créature par l’humain. Si cette idée est absolument géniale, elle était déjà présente dans un roman de S.F. de 1939 écrit par A.E. Van Vogt et vaudra au studio un procès. C'est finalement à la Fox, qui veut faire un nouveau film de S.F. après le triomphe de Star Wars, que le scénario sera vendu.

Dan O'Bannon et H.R. Ginger en plein travail de préproduction sur Alien.

Dan O'Bannon et H.R. Ginger en plein travail de préproduction sur Alien.

Par contre, trouver le réalisateur pour mettre en scène le film ne fut pas une chose aisée. Beaucoup de metteurs en scène comme Walter Hill ou Peter Yates furent approchés, mais aucun n'accepta, soit par souci de maîtrise technique soit par inintérêt envers le concept. C'est finalement à un jeune réalisateur prometteur, qui venait de marquer les esprits avec le film Les Duellistes, que le projet fut confié. Ridley Scott, vu que c'est de lui qu'il s'agit, se lança dans le projet avec une vision très claire de ce qu'il voulait obtenir. Un mélange entre le réalisme d'un 2001: l'Odyssée de l'Espace et un futur « usagé » qu'on retrouvait dans le design des vaisseaux de Star Wars. Au niveau du casting, hormis Tom Skerritt qui a déjà une belle carrière, ce sont principalement des débutants qui sont choisis. Mais par la suite, tous feront une très belle carrière au cinéma. La plus connue restant évidement Sigourney Weaver qui est aujourd'hui indissociable de la saga. Pourtant, à l'origine, le rôle avait été écrit pour un homme et ce n'est que par la suite qu'il fut choisi de le confier à une femme. Le côté très bad-ass du personnage d'Ellen Ripley provient donc en grande partie de ce changement de sexe impromptu. De toute façon, Ridley Scott n'est pas dupe, la véritable star du film sera la créature.

 

Séduit par une peinture de H.R. Ginger, que O'Bannon avait connu sur le Dune de Jodorowsky, Scott demande à l'artiste suisse de concevoir les différents designs de son monstre. Si aujourd'hui l'Alien (ou plutôt le Xénomorphe) est devenu le monstre le plus emblématique de l'histoire du cinéma, ce n'est pas un hasard ! Il y a d'abord eu cette idée de présenter la créature sous différentes formes de son évolution. D'abord, comme un œuf donnant naissance à un parasite tentaculaire fécondant ses victimes pour donner naissance à un petit monstre qui grandira très vite pour atteindre la forme la plus connue de la créature. Ce concept très développé des différents stades d'évolutions donne un côté crédible et réaliste à la menace. La surprise provenant tout autant de sa forme que des différentes étapes de sa création. La menace semble dans un premier temps être l'œuf avant de rapidement devenir le parasite pour nous surprendre de plus belle avec une forme finale novatrice. Avec le Xénomorphe, Ginger s'est fait plaisir ! En donnant à sa création un côté à la fois sexuel (avec sa forme androgyne et son immense queue) et prédatoire (par son absence d'yeux, son sang acide ou sa double mâchoire), il crée une menace qui sera qualifiée par un membre de l'équipage de perfection génétique. C'est en effet le sentiment que l'on ressent également et on peut difficilement imaginer comment le monstre aurait pu être plus réussi. C'est principalement de lui que nait le suspense et la terreur provoqués par le film.

 

Necronom IV, la toile de Giger créé en 1976 qui est à l'origine du design du monstre

Necronom IV, la toile de Giger créé en 1976 qui est à l'origine du design du monstre

Quand on parle de gestion du suspense, on peut bien sûr parler du potentiel de survie des personnages. Si aujourd'hui tout le monde sait que Ripley est l'héroïne de la saga, ce n'était pas le cas lors de la sortie du premier film. Durant la 1ère heure du métrage, son personnage n'est pas plus mis en avant que celui des 6 autres membres de l'équipage. À ce moment, celui qui se détache et se rapproche le plus du potentiel héros de l'intrigue est le capitaine Dallas. Ce sentiment est renforcé par le fait que son interprète, Tom Skerritt, a le premier rôle au générique devant Sigourney Weaver. Quand on regarde Alien, le Huitième passager pour la première fois, en étant vierge de connaissance à son sujet (ce qui est malheureusement quasiment impossible aujourd'hui), il est quasiment impossible d'établir l'ordre de disparition des personnages et c'est de la que nait l'angoisse, tout le monde peut y passer à tout moment !

 

C'est d'ailleurs de la gestion des personnages que proviennent certaines idées révolutionnaires. Des scènes cultes qui ont d'ailleurs été reprises et recopiées dans tellement d'autres films qu'on oublie à quel point leurs concepts étaient génial. La scène de la « naissance de l'Alien » lors du repas est tellement puissante car nous nous sommes attachés à Kane. Nous avons découvert son calvaire et, alors que nous le pensions tiré d'affaire, nous comprenons seulement à cet instant la vraie nature du parasite qui l'a attaqué. Il en va de même pour la révélation de la vraie nature de Ash. Tout au long du film, nous avons des indices qui nous font bien comprendre qu'il y a quelque chose de louche le concernant. On peut facilement se douter qu'il en sait plus qu'il ne veut le dire et qu'il est moins honnête qu'il n'y parait ; mais aucun indice ne nous conduit vers sa vraie identité. Quand celle-ci nous est révélée lors d'une scène choc très violente, la surprise est totale et assez renversante. Bien entendu, la pirouette ne fonctionne plus aussi bien aujourd'hui tant cette mécanique a été reprise, mais remise dans son contexte, elle est d'une redoutable efficacité !

Dallas (Tom Skerritt) en bien mauvaise posture dans une scène devenue culte alors qu'elle fut coupé au montage

Dallas (Tom Skerritt) en bien mauvaise posture dans une scène devenue culte alors qu'elle fut coupé au montage

Si le film va cartonner lors de sa sortie (deuxième plus gros succès de l'année derrière le James Bond, Moonraker), c'est surtout l'impact qu'il va provoquer sur le long terme qui va le faire entrer dans la légende. En redéfinissant les codes à la fois du film de science-fiction et du film d'horreur, Alien, le Huitième passager va devenir un sorte de mètre étalon à atteindre et force est de reconnaître qu'aujourd'hui encore, on a jamais fait mieux dans le genre. Bien entendu, quand on parle de succès, on parle forcément également de sequel et c'est probablement sur ce point que la saga va totalement se démarquer de ses concurrents. Dès le deuxième film, Aliens- le Retour, les spectateurs comprendront qu'ils n'ont pas affaire avec une série ordinaire …

 

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