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La Saga des Blockbusters: Un Article Bababoum (4ème Partie)

Publié le par Leblanc M.

Généralement, la saison des Blockbusters estivaux se déroule de mai à septembre, mais depuis quelques années, la donne a changé ; elle commence déjà au mois d'avril. C'est pour cela que Fast and Furious 8 et Les Gardiens de la Galaxie 2 sont déjà sortis en salle. Après avoir abordé l'histoire des blockbusters durant les 3 premières parties, la dernière sera consacrée à cet été et il s'agira d'une mega preview de ce qui nous attend pour les 4 prochains mois en termes de cinéma Pop-Corn. Après, il ne vous restera plus qu'à déterminer quel studio vous choisirez d'enrichir...

Preview de l'été 2017!

La Saga des Blockbusters: Un Article Bababoum (4ème Partie)

Mai : Les trois blockbusters qui s'affronteront au mois de mai font probablement partie des productions les plus redoutées de l'été... En premier lieu, nous avons King Arthur que beaucoup annoncent déjà comme le bide de l'année. Il est vrai que les trailers ne sont absolument pas encourageants et que le casting (Charlie Hunnam et Jude Law) ou le réalisateur (Guy Ritchie) ne sont pas bancables pour attirer les foules... Un peu comme les deux autres blockbusters du mois, il s'agit d'un projet que personne n'attendait vraiment et pour lequel il n'y avait pas vraiment de demande. Alien: Convenant qui sort la semaine suivante est un peu dans le même cas. Même si la franchise reste ultra connue, ce qu'elle est devenue depuis quelques années fait quand même peur... Entre des Alien Vs. Predator médiocres et un Prometheus détesté, on ne part pas confiant... Alors, on nous parle d'un retour aux sources mis en scène par le réalisateur de l'original... OK, je veux bien, mais il ne faut pas oublier que Ridley Scott était déjà derrière Prometheus et qu'Alien Convenant est aussi une suite de ce film... Le dernier membre du trio est le plus « énorme » et son succès ne fait aucun doute : Pirates des Caraïbes: la Vengeance de Salazar. Le souci à craindre est plutôt en terme de qualité... La saga n'a fait que décliner de film en film et le 4ème épisode semblait déjà bien inutile. Dans ce cas, pourquoi avoir fait une nouvelle séquelle que personne ne demandait ? Euh... Pour l'argent... Car même si le niveau n'est pas là, le succès est lui toujours au rendez-vous. Et les retours d'Orlando Bloom et Keira Knighley vont certainement permettre au film de bien marcher. Maintenant, il faut reconnaître que l'attente autour du film n'est pas énorme non plus...

Le Roi Arthur (Charlie Hunnam) et ses compagnons dans le film qui est déjà annoncé comme le bide de l'été

Le Roi Arthur (Charlie Hunnam) et ses compagnons dans le film qui est déjà annoncé comme le bide de l'été

Juin : On commence les choses sérieuses avec 4 grosses productions sur le mois, une par semaine. La première est la plus risquée, il s'agit du remake de La Momie avec Tom Cruise. Honnêtement, le projet pue un peu... Déjà, le film ne sait pas trop comment se vendre, on pourrait croire qu'il s'agit d'un remake de la trilogie avec Brendan Fraser (un série dont plus personne n'en a rien à foutre aujourd'hui au passage...) mais le film veut également relancer la franchise des Universal Monster (soit Dracula, Frankenstein, le loup-garou,...). Dans ce cas, on pourrait penser qu'il s'agit d'un remake du film de 1932 avec Boris Karloff... Le film est assez mal vendu et le fait que Tom Cruise ne soit plus trop une star bancable laisse à penser que le film pourrait faire un joli bide... La semaine suivante par contre sort ce qui sera la comédie de l'été et un succès assuré : Baywatch ! Soit l'adaptation en film (et surtout tournée en dérision) d'Alerte à Malibu. Portée par un duo de star (The Rock et Zac Effron) et des trailers très drôles, le film trouvera certainement sa place tant il sent bon l'été. Arrivera ensuite une des grandes interrogations de la saison : Wonder Woman ! Le 4ème film du DC Univers qui sera décisif pour la suite la franchise. Soyons honnêtes, jusque-là, les spectateurs n'ont pas spécialement apprécié les films de la saga. Le pire étant probablement Suicide Squad, qui puait franchement du cul ! Mais, même s'ils n'ont pas cartonnés et reste loin des scores des films Marvel, ils ont quand même rencontré le succès. Que va-t-il se passer pour Wonder Woman ? Le fait que le personnage soit moins populaire que Batman et Superman et la déception des précédents films feront-ils du métrage un échec ? Très difficile à prévoir... Ce qui est sûr, c'est que le DC Univers joue très gros... Pour le dernier film du mois, pas d'inquiétude à avoir par contre. Transformers: the Last Knight est certain d'être un succès ! Qu'on aime ou pas la franchise, elle est comme celle des Fast and Furious, ultra calibrée pour le succès et chaque épisode fonctionne et cartonne.

Wonder Woman marquera t'elle la fin ou le renouveau du DC Univers?

Wonder Woman marquera t'elle la fin ou le renouveau du DC Univers?

Juillet: Traditionnellement, juillet est le plus gros mois de l'année en termes de blockbuster et ce sera encore le cas en 2017 ! Ce n'est pas moins de 6 films qui vont s'affronter pour le trône du succès de l'été ! On a d'abord les films pour enfants avec le très attendu Moi, Moche et Méchant 3 et le plus étrange Cars 3. Si la franchise Moi, Moche et Méchant cartonne au cinéma, ce n'est pas forcément le cas pour Cars qui reste comme faisant partie des moins gros succès du catalogue Pixar. L'idée d'une nouvelle suite est donc assez étonnante car Cars, c'est avant tout des produits dérivés. Bref, le film est probablement plus destiné à vendre des jouets qu’à remplir les salles... Au rayon des suites, on retrouve le troisième volet de la nouvelle série de La Planète des Singes. Si le premier film était une vraie réussite, la suite a quand même un peu déçu, on verra donc ce que veut ce nouveau volet. Nous aurons bien entendu droit au traditionnel Marvel de l'été avec Spiderman : Homecoming dans lequel Iron Man viendra prêter main forte à l'homme araignée. Pour finir, deux projets originaux viendront bouleverser le monde des franchises. Il y aura d'abord le blockbuster pour adulte de l'été avec le nouveau Christopher Nolan : Dunkerque. Vu l'aura critique et publique du metteur en scène, le succès ne fait quasiment aucun doute. Un succès qu'aura sûrement plus de mal à atteindre Luc Besson avec son Valérian et la Cité des Mille Planètes... Si chez nous et en France le réalisateur est assez connu pour cartonner quel que soit le projet, ce n'est pas le cas aux USA. Et au vu des premières images, je prévois un succès chez nous et un gros bide outre atlantique...

 

Août : Alors que Juin et Juillet sont plus souvent dédiés aux projets sûrs, août se consacre aux plus risqués. Ce sera encore le cas cette année. Trois blockbusters pas forcément attendus vont tenter de se créer une place au soleil. Tout d'abord, nous aurons Le monde Secret de Emojis. Un film d'animation s'intéressant au smileys... Si le film se la joue mise en abîme pour geek à l'image «  Des Mondes de Ralph », il pourrait bien créer la surprise au box-office. Par contre, le succès semble bien mal parti pour La Tour Sombre. Adapté de l'œuvre culte de fantasy de Stephen King, le film semble s'attirer les foudres des fans. Si le choix de Matthew McConnaughey dans le rôle de l'homme en noir a fait l'unanimité, la présence d'Ibris Eldra pour jouer le héros est rejetée de toute part... Le studio, qui communique très peu sur le film, semble d'ailleurs ne pas trop y croire. Par contre, personnellement, je crois terriblement en Baby Driver ! J'ai d'ailleurs publié une preview du film il y a peu. Mis en scène par le génial Edgar Wright et porté par un casting de malade, il pourrait s'agir du Kingsman: Service Secret de cet été. J'espère que ce film d'action qui semble aussi fun que novateur arrivera à trouver son public.

Baby Driver, un film qui s'annonce comme une des bonnes surprises de l'été

Baby Driver, un film qui s'annonce comme une des bonnes surprises de l'été

Septembre : La période allant de mi-septembre à mi-novembre est traditionnellement très morne en termes de blockbusters. Si les studios lâchent leurs derniers gros morceaux à la rentrée scolaire, ils font ensuite profil bas jusqu'aux fêtes de fin d'année. Il en sera de même cette année... La seule énorme sortie du mois aura lieu le 6 avec It. Vu le buzz provoqué par le trailer, il est évident qu'il s'agira du hit de la rentrée et du dernier blockbuster de la saison. Ensuite, il faudra attendre quelques mois pour découvrir la vague de fin d'année avec des petits films d'auteur comme Star Wars 8, Thor Ragnarok ou Justice League...

 

Voilà donc ce qui vous attend pour les mois à venir ! À vous de faire vos choix ! Pour ma part, c'est fait. J'attends énormément Dunkerke, Baywatch, It, La Planète des Singes et Baby Driver. J'irai certainement voir également La Tour Sombre, Spiderman, Alien : Convenant, Moi Moche et Méchant 3 et Emojis. Pour le reste on verra... Mais de prime abord, je ne suis pas spécialement tenté... Et vous ? Quels blockbusters allez-vous privilégier cette saison ?

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Les Gardiens de la Galaxies Vol. 2

Publié le par Leblanc M.

Les Gardiens de la Galaxies Vol. 2

Critique: 4/5

Les Gardiens de la Galaxie, l'équipe de super-héros la plus fun de l'univers, est de retour pour une nouvelle aventure remplie d'humour, de second degré, de référence geek et d'action ! Bon, ben voilà... En une phrase, j'ai résumé à la fois l'intrigue du film et mon ressenti... Bref, ce volume 2 était très fun, merci et à bientôt ! Non, je déconne, je vais quand même développer un petit peu car même si on navigue en terrain ultra connu, il y a quelques points qui méritent qu'on s'y attarde un peu plus.

 

Dans l'ensemble, le film est dans la lignée de l'épisode précédent, vous y retrouverez tout ce qui a fait le charme du premier. C'est à dire énormément d'autodérision, des dialogues qui font souvent mouche, des personnages hauts en couleur et un univers aussi vaste que coloré, dans une démesure et dans des scènes d'action sans aucune crédibilité. Je dirais même que le succès du premier film à permis à James Gunn d'aller encore plus loin dans le n'importe quoi. Si le premier entretenait encore une certaine cohérence avec la franchise des Avengers, ici nous avons clairement affaire à une aventure one-shot totalement indépendante de l'univers. D'ailleurs, je trouve toujours dommage d'imaginer que les Gardiens de la Galaxie ne sont qu'un maillon de la chaîne au même titre qu'Iron Man ou Hulk tant leur franchise est solide et se suffirait largement à elle-même. À titre personnel, je n'ai pas spécialement envie de voir Starlord et Rocket s'associer à Captain America et Thor pour combattre Thanos... À vrai dire, c'est plutôt l'inverse. J'aimerais voir les Gardiens combattre seuls Thanos dans un épisode 3 qui conclurait ainsi la trilogie la plus fun du space opéra.

 

Car « fun » c'est clairement le terme qui convient au film. Si le scénario est aussi léger qu'un timbre-poste (à ce niveau, le précédant était plus dense, c'est tout dire...) et que tout est prévisible de A à Z, c'est finalement assez peu important. La grande force de l'œuvre est justement de savoir marcher en équilibre sur cette très fine corde qui sépare la parodie du film sérieux. Il est clair qu'on se marre du début à la fin et que le film est principalement une comédie (plus encore que le premier) mais il arrive à rester assez sérieux dans ses enjeux pour nous impliquer et nous permettre de nous attacher aux personnages. D'ailleurs, sur ce point, l'équilibre est parfait entre les différents héros ! Le film arrive à être parfaitement équilibré entre ses 8 héros (5 anciens et 3 nouveaux). Chacun a droit à ses moments de gloire et, même si Starlord reste le personnage principal, tous les protagonistes sont traités de façon équivalente. À chacun de trouver son gardien préféré, de l'adorable bébé Groot, au badass Rocket en passant par la sensible Mantis et la rebelle Nebula. Je ne vous cacherai pas que c'est clairement le raton laveur qui a ma préférence dans cet épisode ! D'ailleurs, la meilleure scène d'action lui est entièrement consacrée !

 

Néanmoins, j'ai un petit bémol quant au personnage d’Ego, joué par Kurt Russel. La faute n'en revient pas forcément au génial interprète de Snake Plissken mais plutôt au ressort narratif qui l'entoure. Bien qu'il soit l’élément central de l'intrigue, j'ai trouvé ses dialogues longuets et ses motivations relativement vagues. Au final, après une première heure monstrueusement fun le film perd en intensité une fois les héros séparés. Si suivre le groupe composé de Yondu, Rocket, Bébé Groot et Nebula reste très distrayant, voir Starlord faire mumuse avec son papa pendant que Gamora, Drax et Mantis s'occupent comme ils peuvent, plombe un peu l'ambiance. C'est d'ailleurs un peu symbolique de la force de cette franchise et du concept, les personnages fonctionnent à merveille en tant que groupe mais pas forcément séparés. J'imagine d'ailleurs assez mal un spin-off sur un des héros (à limite sur le duo Groot et Rocket) tant c'est de leur complicité que vient l'humour. Les altercations proches du concours de bite qui opposent Starlord et Rocket, la relation drôle et surprenante entre Mantis et Drax, l'amour haineux qui lie Gamora et Nebula - voilà ce qui fait la sève de cet univers ! Allez voir les Gardiens de la Galaxie, c'est un peu comme partir en virée avec une sacrée bande de potes ! Et je peux déjà vous dire qu'ils peuvent compter sur moi pour leur prochaine guindaille !

 

En deux mots :

 

Sans surprise, Les Gardiens de la Galaxie plaira à ceux qui ont aimé le premier. Poussant encore plus loin l'humour au détriment de l'intrigue, le film s'éloigne encore un peu plus du reste de la franchise Avengers. Même si le film souffre parfois un peu d'un rythme inégal, il accroche son audience par le parfait équilibre de son groupe de héros !

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Top 10 des Super-Héros les plus What The Fuck! de l'histoire du cinéma

Publié le par Leblanc M.

Cette semaine sort Les Gardiens de la Galaxies 2, le film de super héros le plus attendu de l'année. Si au générique on retrouve des personnages aussi étrange que Rocket Raccoon (le raton laveur fan de mécanique) et Baby Groot (le bébé homme arbre) sachez que l'histoire du cinéma a été émaillé de super-héros bien plus tordus et étranges que ceux-ci! Partons donc pour un top 10 dans une zone asesez obscure du cinéma... En bonus, pour chaque films les bandes-annonces (pour la plupart assez mémorables...).

10) Zebraman

Top 10 des Super-Héros les plus What The Fuck! de l'histoire du cinéma

On commence fort avec Zebraman aka l'homme zèbre... Un film Japonais de 2004 réalisé par Takashi Miike (rien de moins) mélangeant comédie absurde et vrai film de super-héros comme seuls les asiatiques savent le faire! A noter que le film a connu un certain succès et qu'un suite est sortie en 2010.

9) Underdog

Top 10 des Super-Héros les plus What The Fuck! de l'histoire du cinéma

Si on ne peut pas dire que le film Underdog soit resté dans les mémoires, ce chien super héros est cependant assez connu des enfants en Amérique. Concernant cette adaptation, je pense qu'un certain Peter Dinklage ne serait pas contre le fait de la faire disparaître de sa filmographie...

8) Monsieur Furieux

Top 10 des Super-Héros les plus What The Fuck! de l'histoire du cinéma

S'il s'agit certainement du film le plus connu de la liste (et peut-être du plus respectable...), Mystery Men est surtout connu pour ses super héros totalement ringards et ridicules. Parmi ceux-ci ,mon préféré reste Mr. Furieux (interprété par Ben Stiller) dont le pouvoir est de... se mettre en colère!

7) Le Fantôme du Bengale

Top 10 des Super-Héros les plus What The Fuck! de l'histoire du cinéma

Ok, vous allez me dire que le Fantôme du Bengale est un serial d'une autre époque et que son côté ultra ridicule est surtout lié à son contexte historique mais cela n'excuse pas le film (qui est assez récent) d'être une vraie purge!!! Maintenant, avec un costume mauve c'est difficile d'être crédible...

6) Santo

Top 10 des Super-Héros les plus What The Fuck! de l'histoire du cinéma

Ici, nous avons affaire à une légende! Un monument national au Mexique! El Santo, de son vrai nom Rodolfo Guzmán Huerta, est un catcheur légendaire dont le personnage est devenu le héros de dizaines de films de super héros mexicains! Ci-dessous, un de ses exploits dans Santo contre les Martiens!

5) Lastikman

Top 10 des Super-Héros les plus What The Fuck! de l'histoire du cinéma

Comme ça, il n'a l'air de rien mais croyez moi, Lastikman fait partie de ces super-héros qui ne prennent toutes leur ampleur que lorsqu'ils sont en action! Là, c'est du caviar! Croisement de Mr. Fantastic et d'Elastic Girl, Lastikman est la vedette d'un bon gros nanar de 2003 en provenance des Philippines.

4) Steel

Top 10 des Super-Héros les plus What The Fuck! de l'histoire du cinéma

Saviez-vous que la vedette de la NBA Shaquille O'Neal avait joué les super-héros? Bon OK, comme ça quand on voit le costume, ça fait un peu pitié... Mais attendez de voir le film, Iron Man n'a qu'à bien se tenir! Etrangement la carrière de Shaq au cinéma n'a jamais décollé...

3) L'Homme Puma

Top 10 des Super-Héros les plus What The Fuck! de l'histoire du cinéma

Avec l'Homme Puma, on rentre dans la légende! Réalisé en 1980 en Italie, il s'agit d'un des pires nanars de l'histoire du cinéma!!! On peut légitimement se demander comment un acteur comme Donald Pleasence a pu se retrouver au générique! Rien que le trailer est un festival et un moment d'humour involontaire. Rien que pour sa BO totalement improbable le film doit être vu! 

2) Captain Orgazmo

Top 10 des Super-Héros les plus What The Fuck! de l'histoire du cinéma

Mon chouchou personnel! J'adore ce film réalisé par Trey Parker (créateur de South Park). L'histoire est celle d'un mormon expert en arts martiaux engagé pour jouer dans un porno du nom de Captain Orgazmo. Rapidement, le super-héros de fiction devient un super héros dans la vraie vie... Croyez-moi, ce film est à mourir de rire!

1) Howard le Canard

Top 10 des Super-Héros les plus What The Fuck! de l'histoire du cinéma

Malgré tout l'amour que j'ai pour l'homme Puma et Captain Orgazmo, je ne pouvais pas ne pas mettre Howard le Canard n°1! Cette adaptation de comics produite par Georges Lucas était une énorme production qui a, bien entendu, rencontré un bide énorme! Mais le film est aujourd'hui rentré dans la légende, d'ailleurs les Gardiens de la Galaxie avaient introduit le personnage dans une scène post générique.

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La Saga des Blockbusters: Un Article Bababoum!!! (3ème Partie)

Publié le par Leblanc M.

Après avoir abordé les succès, il est temps de parler des échecs... Si les films qui ont explosé le box-office ont forcément eu une influence sur l'industrie, il en va de même pour ceux qui ont fait perdre énormément d'argent aux studios ! Aujourd'hui, nous allons donc parler de 10 grands fours financiers et des conséquences qu'ils ont eu sur les productions hollywoodiennes.

Les 10 échecs qui ont marqué l'histoire

La Saga des Blockbusters: Un Article Bababoum!!! (3ème Partie)

The Thing : Le succès d'Alien a mis en avant le mélange d'horreur et science-fiction. Logiquement, Universal prit la décision de produire son blockbuster du genre: The Thing ! Produit pour 15 millions de dollars (soit l'équivalent de L'Empire Contre Attaque), le film reprend le duo qui vient de cartonner avec Escape From New-York, à savoir John Carpenter à la réalisation et Kurt Russell devant la caméra. La date de sortie est fixée pour le 25 juin, soit 2 semaines après l'autre Blockbuster estival d'Universal un certain... E.T. ... Et c'est bien là qu'est le drame ! À la base, E.T. devait être le blockbuster secondaire et The Thing le gros morceau, l'histoire en décidera autrement. Le gentil extraterrestre cartonne alors que le méchant monstre se mange un bide mémorable ! Résultat, les blockbusters mélangeant S.F. et horreur prennent fin avec The Thing.

 

Dune : C'est assez surprenant de se dire que malgré le succès phénoménal de Star Wars, le space opéra soit toujours resté un genre anecdotique. Pourtant, suite au succès de la saga de Georges Lucas, les autres studios vont vouloir produire leur « Guerre des Étoiles ». Disney réalise Le Trou Noir en 1979 qui sera un semi-échec et le producteur Dino De Laurentiis lance l'adaptation de Flash Gordon pour un résultat aussi médiocre. Mais le film qui va définitivement couler le genre sera l'adaptation de Dune par David Lynch ! Totalement démesuré, le film produit par Universal est un bide retentissant aussi bien critique que public ! Produit pour 45 millions, le film n'en rapportera que 30, soit moins que le 4ème volet de la franchise Vendredi 13 sorti la même année... Le film sonnera le glas du genre qui n'existera pendant des années que via Star Wars et Star Trek.

Sting (en version roux...) une des attractions du casting assez surprenant de Dune

Sting (en version roux...) une des attractions du casting assez surprenant de Dune

Legend/Labyrinth : Le duo perdant, commercialement parlant, de l'année 1986 ! À cette époque, l'heroïc fantasy fonctionne très bien, les succès de Conan et dans une moindre mesure de films comme Krull ou Excalibur permettent au genre d'être sous les feux de la rampe. Par contre l'année 86 va changer la donne. Alors que Dark Crystal avait bien marché, la seconde incursion de Jim Henson dans le genre avec Labyrinth sort dans l'anonymat général. Mais le cas de Legend est encore pire ! Produit par Universal (décidément...) avec un large budget, le film se mange un bide retentissant et pousse le genre vers sa mort. Willow sera son dernier soubresaut mais l'énorme production de Georges Lucas ne sera qu'un demi succès (ou plutôt un demi échec) et le genre s'envolera des écrans pendant une vingtaine d'année...

 

Last Action Hero : L'échec de Last Action Hero est assez anachronique car honnêtement, je ne le comprends toujours pas trop... À l'époque de sa sortie, Schwarzenegger était la plus grande star mondiale (et la valeur des stars était nettement plus puissante d'un point vue commercial qu'aujourd'hui) et John McTiernan était le plus grand réalisateur de film d'action. Last Action Hero était censé être le blockbuster de l'été avec Jurassic Park, le budget était énorme, le scénario ultra intelligent, il y avait de l'action, de l'humour,... Bref, l'échec semblait impossible... Et pourtant ! La presse US détruit le film (je n'ai jamais compris pourquoi...) et le public le snobe. Résultat, sur l'été 1993, le film est battu par 12 autres films au Box-Office ! Et pas uniquement par des cadors mais par des films aussi marquants que Denis la Malice ou Dave Président d'un Jour... À quoi aurait ressemblé le cinéma pop-corn en cas de succès de Last Action Hero ? Eh bien peut-être à ce qu'il est aujourd'hui, un cinéma plus décomplexé dans l'action, qui n'hésite pas à jouer sur les références et à rire de lui même. Finalement, le film était peut-être juste en avance sur son temps.

Etre la plus grande star du cinéma ne protége pas du bide au box office, Schwarzy le découvrira avec Last Action Hero

Etre la plus grande star du cinéma ne protége pas du bide au box office, Schwarzy le découvrira avec Last Action Hero

Mars Attacks/Starship Troopers : Durant l'été 1996 sort Independence Day, un spectacle ultra patriotique et premier degré. Quelques mois plus tar, deux autres films d'invasion extraterrestre sortent en salle : Mars Attacks et Starship Troopers. Deux oeuvres ironiques maniant le second degré pour dénoncer les dérives de la société. Résultat ? Independence Day cartonne tandis que Mars Attacks et Starship Troopers se prennent de méchants bides ! Suite à ça, les blockbusters vont éviter de devenir trop politiques et de s'engager. Pour les studios, il vaut mieux laisser son cerveau au vestiaire...

 

Le 13ème Guerrier : Bien avant Gladiator, le 13ème Guerrier a tenté de remettre au goût du jour les films épiques. Plombé par des problèmes de production et la bataille d'ego entre John McTiernan (le réalisateur) et Michael Crichton (l'auteur du roman), le film va se prendre un bide phénoménal ! Malgré un budget énorme, le film est un gouffre financier... Si au final son échec ne sera pas si impactant au niveau de l'industrie (l'héroïc fantasy était déjà morte), elle marquera surtout la fin de la main libre des réalisateurs. Alors qu'avant il était évident qu'un réalisateur du statut de McTiernan avait la main libre sur ses films, ce fut terminé après Le 13ème Guerrier. La liste des réalisateurs bénéficiant du final cut (choix du montage final) a commencé à fondre comme neige au soleil. Aujourd'hui, le final cut n'existe pour ainsi dire plus au sein des blockbusters.

 

Final Fantasy : Les Créatures de l'Esprit : Final Fantasy est peut-être un des échecs les plus marquant de l'histoire du cinéma ! Les ambitions du film n'étaient pas de devenir un succès mais de tout simplement révolutionner l'industrie ! On parlait de la fin des acteurs, des premières stars virtuelles, de la fin des limites techniques,... Il ne faut pas oublier qu'on était en 2001, soit 8 ans avant Avatar ! Au final, le film sort en salle et tout le monde s'en fout... Personne ne va le voir. Il est difficile de se dire quel aurait été l'impact d'un succès du film sur l'industrie mais il est probable qu'il aurait en effet complètement modifié l'industrie. Malheureusement, nous n'auront jamais la réponse...

 

Kingdom of Heaven: En 2000, Gladiator remet au goût du jour la grande fable épique et historique ! En 2005, Kingdom of Heaven l'enterre... Entre temps, quelques films et surtout quelques bides (dont le plus célèbre est Alexander) mais rien d'aussi marquant que la déroute Kingdom of Heaven. Symbole de la perte du final cut par les réalisateurs, les producteurs ne permirent pas à Ridley Scott (qui avait pourtant relancé le genre avec Gladiator) de gérer le montage du film. Le film sortira charcuté en salle (même si le film est correcte, le director's cut est bien meilleur) et la carrière d'Orlando Bloom, amené à être un star suite au succès du Seigneur des Anneaux et de Pirates des Caraïbes ne décollera jamais...

Il est probable que sans Kingdom of Heaven Olando Bloom soit devenu une grande star, malheureusement l'échec du film a plombé sa carrière

Il est probable que sans Kingdom of Heaven Olando Bloom soit devenu une grande star, malheureusement l'échec du film a plombé sa carrière

John Carter : Les deux derniers films de la liste pourraient être mis en parallèle car ils représentent un peu l'incertitude de la situation actuelle des blockbusters. Il est de plus en plus difficile de prévoir ce qui va marcher ou pas. Le cas de John Carter représente un échec qu'on pourrait qualifier de prévisible car il s'agit d'une oeuvre n'étant pas accrochée à un concept qui fonctionne, qui ne comporte pas de star et qui peut donc dérouter le public. D'ailleurs, de manière assez injuste, le film s'est mangé un bide retentissant. Mais s'il est mis en parallèle avec le film suivant l'échec devient directement plus étrange...

 

Lone Ranger : Lone Ranger, c'est quoi ? C'est Pirates des Caraïbes au far west ! La même star, le même studio, le même réalisateur, le même type d'humour,... Bref, aucune raison que le film se plante ! Et pourtant boum ! Un bide ! Ainsi donc un film basé sur une formule ultra calibrée se mange un échec aussi cuisant qu'une œuvre originale ? Mais qu'est-ce qui fonctionne alors ? Eh bien les deux ou aucun des deux, en fonction des cas... Des films détestés de toute part mais appartenant à une formule toute faite comme Suicide Squad cartonne mais à côté de ça des films plus risqués comme Seul Sur Mars en font autant. D'un autre côté, Independence Day 2 calibré pour surfer sur la vague du premier prend un bide tout comme un projet original comme Tomorrowland... Bref, il n'y a plus vraiment de logique aujourd'hui, les blockbusters sont de plus en plus risqués et la stabilité des studios est de plus en plus fragile. Peut-être est-on arrivé, comme l'ont prédit Georges Lucas et Steven Spielberg, à un moment charnière qui verra les blockbusters changer définitivement ? L'avenir nous le dira... En attendant, cet été sera encore bien chargé ! La dernière partie de l'article sera d'ailleurs consacré à une preview de ce qui nous attends en terme de gros morceau pour les mois de Mai, Juin, Juillet, Août et Septembre !

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Bottom of the World

Publié le par Leblanc M.

Bottom of the World

Critique: 4/5

 

Eh bien, cela faisait longtemps que je n'avais pas vu un film en VOD que je trouvais vraiment bon ! J'ai découvert Bottom of the World un peu par hasard en surfant sur le catalogue Netflix pour voir les nouveautés qui y étaient proposées. Le pitch de départ du film m'a accroché et je me suis dit « why not ? ». Le résumé présenté était le suivant: Un jeune couple s'arrête dans un motel dans un bled paumé et, petit à petit, il semble perdre contact avec la réalité. C'est ultra basique, déjà vu mille fois mais c'est également assez accrocheur pour pouvoir nous conduire vers quelque chose d'inattendu. Vu mes dernières expériences en matière de VOD (remember mes critiques de 31 et Clinical...), je m'attendais clairement à une série B mal torchée et, au choix, lorgnant vers le slasher pourri ou vers le thriller psychologique. En réalité, le film n'est ni l'un ni l'autre... C'est une œuvre assez étrange et fascinante qui m'a très rapidement attrapé et emporté tout du long.

 

L'unique critique (si on peut dire, étant donné qu'elle fait 4 lignes...) que j'ai lue parle d'un teen movie sur les sentiments que peuvent éprouver les adolescents à ne pas se sentir en contact avec la réalité qui les entoure... Outre le fait que le film n'a rien d'un teen movie (les protagonistes sont des adultes entre 30 et 40 ans...) et qu'il ne parle absolument pas de l'errance de l'adolescence, cette critique me donne surtout l'impression que son auteur n'a rien compris au film. Je peux facilement comprendre que l'on soit perdu devant Bottom of the World car il s'agit quand même d'un film qui va délibérément tenter de nous perdre à renfort de métaphore et de symbolisme alors qu'au final, son intrigue est assez logique et simple. La fin rendant assez clair un récit que le spectateur attentif aura probablement déjà réussi à déchiffrer.

 

Bien sûr, on pense beaucoup à David Lynch, principalement à Lost Highway, et il est évident qu'il y a une réelle inspiration de la part de Richard Sears. Mais il faut souligner que c'est un des premiers films reprenant le style du réalisateur de Blue Velvet que je trouve vraiment bon. Rien n'est ouvertement gratuit et placé uniquement pour faire un effet de style (autre remember : A Cure For Life...). Tous les éléments lorgnant avec le fantastique se retrouvent justifiés par l'intrigue et l'ensemble fonctionne plutôt comme une lente descente aux enfers portée par la culpabilité. Car c'est bien là que se trouve le vrai sujet du film, la culpabilité. Ce sujet nous est évoqué dès le début du film, au travers d'un jeu « action ou vérité » qui conduira le personnage joué par Jena Malone à nous sortir un monologue bien dérangeant. Dès cette scène, dont le dialogue semble étrange et un peu sorti de nulle part, les clés pour aborder la suite du récit nous sont données.

 

Outre la structure extrêmement élaborée du récit, certaines idées fascinantes (l'idée du héros qui est bloqué dans le rêve d'un autre) et certains dialogues vraiment pertinents (dont un à base de petit poids...) nous offre un film est assez stylisé. C'est parfois un peu grossier comme lors de l'utilisation des filtres rouges un peu moches, mais dans l'ensemble le tout a un côté très vaporeux et envoûtant. Les acteurs font également le taf, principalement Jena Malone dont le jeu qu'on pourrait parfois qualifier d'absent fonctionne à merveille. À ses côtés, c'est également un plaisir de retrouver cette vieille bobine de Ted Levine (le Buffalo Bill du Silence des Agneaux) dans un rôle assez surprenant. Je suis assez heureux d'avoir découvert ce film qui m'a clairement réconcilié (pour un temps en tout cas) avec la VOD. Oui, en fouillant un peu, on peut tomber sur de vraies bonnes surprises et ce Bottom of the World en est une à mes yeux.

 

En deux Mots :

 

Bottom of the World est clairement le meilleur film que j'ai vu en VOD depuis très longtemps. Assez fascinant par sa structure très proche du cinéma de David Lynch, le film n'est jamais gratuit et justifie sa structure à la limite du fantastique par son scénario et son histoire tournant autour de la culpabilité. Même si tout n'est pas parfait et qu'on sent un peu trop les inspirations, il s'agit d'une vraie bonne surprise.

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Top 10 des Méchants Extraterrestres les plus Célébres de l'Histoire du Cinéma

Publié le par Leblanc M.

La sortie de Life: Origine Inconnue est l'occasion pour moi de faire un top 10 sur les plus méchants Extraterrestres de l'histoire du cinéma. Voici donc les 10 créatures venues de l'espace les plus flippantes qui ont envahi les écrans noirs.

10) Les Critters

Top 10 des Méchants Extraterrestres les plus Célébres de l'Histoire du Cinéma

Première apparition: Critters (1986)

Apparition la plus Marquante: Critters 2 (1988)

Apparition la plus Navrante: Critters 4 (1991)

Particularité: Gremlins, venus de l'espace, particulièrement gourmands

Point Faible: Leurs gourmandises

9) Sil

Top 10 des Méchants Extraterrestres les plus Célébres de l'Histoire du Cinéma

Première apparition: La Mutante (1995)

Apparition la plus Marquante: La Mutante (1995)

Apparition la plus Navrante: La Mutante 4 (2007)

Particularité: Bombe sexuelle qui cache un alien qui cherche à se reproduire avec des humains

Point Faible: Le préservatif?

8) Les Enfants de Midwitch

Top 10 des Méchants Extraterrestres les plus Célébres de l'Histoire du Cinéma

Première apparition: Le Village des Damnés(1960)

Apparition la plus Marquante: Le Village des Damnés (1960)

Apparition la plus Navrante: Le Village des Damnés (1995), moins bon que l'original mais loin d'être navrant pour autant...

Particularité: Groupe d'enfants blonds nées tous le même jour dans un petit village anglais et capable de communiquer par télépathie

Point Faible: Et si une âme sensible se trouvait au sein du groupe? 

7) Les Martiens

Top 10 des Méchants Extraterrestres les plus Célébres de l'Histoire du Cinéma

Première apparition: Aelita (1924)

Apparition la plus Marquante: Mars Attacks! (1997)

Apparition la plus Navrante: Certainement une obscure série Z...

Particularité: Menace extraterrestre la plus classique, les habitants de la planète rouge sont des nemesis classique de la science fiction

Point Faible: Dans la version la plus connues, celle de Tim Burton, ils ne sont pas trop fan de musique... 

6) Les Arachnides

Top 10 des Méchants Extraterrestres les plus Célébres de l'Histoire du Cinéma

Première apparition: Starship Troopers (1997)

Apparition la plus Marquante: Starship Troopers (1997)

Apparition la plus Navrante: Starship Troopers 2: Héros de la Fédération (2004) mais les épisodes 3 et 4 sont également bien nases...

Particularité: Insectes extraterrestres pas forcément menaçant à la base mais qui se défendent très agressivement si on envahit leur planète

Point Faible: Trouvez leur tête pensante semble la meilleure solution, autrement un bon gun pourra faire l'affaire...

5) Le Blob

Top 10 des Méchants Extraterrestres les plus Célébres de l'Histoire du Cinéma

Première apparition: Danger Planétaire (1958)

Apparition la plus Marquante: Le Blob (1988)

Apparition la plus Navrante: Attention au Blob! (1972)

Particularité: Gelée extraterrestre à la base minuscule qui grossit de plus en plus au fur et à mesure qu'elle se nourrit (d'humains de préférence...)

Point Faible: Le froid!

4) Les Body Snatchers

Top 10 des Méchants Extraterrestres les plus Célébres de l'Histoire du Cinéma

Première apparition: L'Invasion des Profanateurs de Sépultures (1956)

Apparition la plus Marquante: Les versions de 1956, 1978 et 1993 se valent

Apparition la plus Navrante: Invasion (2007) pas un navet mais clairement la moins bonne version de la série

Particularité: Cocons extraterrestres capables de cloner des êtres humains

Point Faible: Inconnu...

3) La Chose

Top 10 des Méchants Extraterrestres les plus Célébres de l'Histoire du Cinéma

Première apparition: La Chose d'un Autre Monde (1951)

Apparition la plus Marquante: The Thing (1982)

Apparition la plus Navrante: The Thing (2011)

Particularité: Créature extraterrestre dont chaque cellules sont indépendantes et capables d'assimiler et dupliquer toutes autres cellules organiques

Point Faible: Aucun! Si la chose débarque dans une zone habitée la population mondiale sera décimée en moins d'une semaine...

2) Le Predator

Top 10 des Méchants Extraterrestres les plus Célébres de l'Histoire du Cinéma

Première apparition: Predator (1987)

Apparition la plus Marquante: Predator (1987)

Apparition la plus Navrante: AvP: Requiem (2007)

Particularité: Chasseur extraterrestre visitant les autres planètes pour pourchasser les proies les plus coriaces

Point Faible: Se montrer assez valeureux pour attirer son respect...

1) L'Alien (Xénomorphe)

Top 10 des Méchants Extraterrestres les plus Célébres de l'Histoire du Cinéma

Première apparition: Alien (1979)

Apparition la plus Marquante: Au choix: Alien (1979), Aliens (1986), Alien³ (1992)

Apparition la plus Navrante: AvP: Requiem(2007)

Particularité: Organisme extraterrestre parfait et menace la plus redoutée de l'espace...

Point Faible: Devenir pote avec un Predator semble la meilleure solution pour en venir à bout...  

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La Saga des Blockbusters: Un Article Bababoum!!! (2ème Partie)

Publié le par Leblanc M.

Si vous avez lu la première partie (si vous ne l'avez pas fait, FAITE-LE !), vous connaissez maintenant l'origine des Blockbusters ! Le phénomène qui régit la majorité de nos séances cinéma n'est en réalité dû qu'à une sorte d'accident industriel... Mais une fois lancé, le genre a évolué et diverses « modes » se sont mises en place en fonction des succès. En dix succès qui ont chacun modifiés l'industrie, nous allons remonter l'histoire du cinéma...

Les 10 Blockbusters qui ont Changé l'Histoire

La Saga des Blockbusters: Un Article Bababoum!!! (2ème Partie)

E.T. : Je ne vais pas revenir sur Jaws et Star Wars qui ont créé les Blockbusters, étant donné que je les aborde dans le premier article, mais il va de soi qu'ils auraient eu leur place ici. Nous allons avancer un peu dans le temps et partir au début des années 80, en juin 1982 plus exactement. En ce début d'été va sortir sur les écrans un film de S.F. qui sent bon l'enfance et le cocon familial, E.T... En racontant l'histoire d'amitié entre un jeune enfant et un extra-terrestre, Steven Spielberg (encore lui) va donner naissance à un type de grosses productions typiques de cette époque (et qui connaît un énorme revival à l'heure actuel). Très gentil (dans le bon sens du terme), porté par le regard de la jeunesse et des valeurs universelle, E.T. va faire énormément de petits (principalement via les productions Amblin). Gremlins, les Goonies, S.O.S. Fantôme, Retour Vers le Futur,... Ils ont tous vu leurs naissances du succès d'E.T. .

 

Die Hard : Quand Die Hard sort en 1988, le cinéma d'action est un genre assez fermé. Alternant entre série B (Commando, le Justicier dans la Ville,...), Buddy Movie (l'Arme Fatale, 48 Heures,...) ou des mélanges proches de la comédie (Le Flic de Beverly Hills,...), il s'agit surtout d'œuvres extrêmement machistes à la testostérone. Entre héros invincibles (Rambo 2) et imagerie à la limite du fantasme homosexuel (Top Gun), le genre n'est pas vraiment considéré comme « sérieux ». Mais avec Piège de Cristal, tout va changer ! Pour la première fois, le héros souffre, galère, en bave, manque de crever et termine sur les genoux ! Ce changement, on le doit à celui qui restera probablement comme le plus grand metteur en scène d'actionner de l'histoire du cinéma : Mr. John McTiernan ! J'aurais pu citer son précédent film, Predator, sorti un an plus tôt, qui avait déjà annoncé ce changement, mais c'est clairement Die Hard qui a popularisé le style et donné naissance à des métrages plus sombres comme Black Rain, par exemple.

 

Dans Die Hard Bruce Willis et John McTiernan inventent l'action-hero qui en chie!

Dans Die Hard Bruce Willis et John McTiernan inventent l'action-hero qui en chie!

Batman : S'il y a bien un film qui a donné naissance au film de super héros moderne, c'est le Batman de Tim Burton. Bien sûr, avant, il y avait eu la série de Superman avec Christopher Reeve ; mais le premier film datait de 1978 et seule la suite de 1981 appartenait vraiment au genre. Les épisodes 3 et surtout le 4 étaient des bouffonneries comiques qui, de plus, avaient été des bides retentissants. Bref, le genre n'existait pas vraiment... Par contre, après cet énorme succès de 1989, les Blockbusters mettant en scène les héros de Comics se sont enchaînés ! Il y eut dès l'année suivante Dick Tracy et les Tortues Ninjas (qui était bien plus une adaptation des comics que du dessin animé), voir Darkman de Sam Raimi qui est aussi un descendant direct des premières aventures de l'homme chauve-souris.

 

 

Terminator 2:Le Jour du Jugement Dernier : Quand on pense Blockbuster, on pense souvent démesure. Scènes d'actions énormes et hallucinantes, explosions, effets spéciaux révolutionnaires,... En réalité, les incorporations de ces notions dans les grosses productions sont assez récentes. C'est James Cameron qui les a inventées avec la suite totalement hallucinante de son Terminator ! Sorti sur les écrans durant l'été 1991, Terminator 2 va tout exploser et devenir le premier Blockbuster moderne. Encore aujourd'hui, des films comme les séries des Fast and Furious et des Transformers se calquent sur ce modèle (sans le talent de Cameron, malheureusement...).

 

The Matrix : Durant les années qui suivront la sortie de T2, les blockbusters vont avoir du mal à se moderniser. Jouant sur les codes du film de Cameron (innovation technique/démesure de l'action), les plus gros succès ne vont pas modifier les lignes de conduite créative des studios. Même si certains chefs-d’œuvre comme Jurassic Park et Titanic vont sortir durant cette période, il faudra attendre 1999 pour qu'un film modernise tout ça. Ce film, c'est Matrix, des frères (maintenant sœurs) Wachowski ! Étrangement, et malgré son incroyable modernité à l'époque, c'est probablement le film de la liste qui a le plus mal vieilli. D'ailleurs, son engeance ne fut que très courte et tourna très rapidement au ringard. Il n'empêche qu'à sa sortie, The Matrix allait créer une petite révolution. Il suffit de se rappeler du nombre de Bullet Time qu'on a bouffé par la suite...

 

Le mythique Bullet Time de Matrix, une imagerie passée d'ultra cool à ringarde en un temps record!

Le mythique Bullet Time de Matrix, une imagerie passée d'ultra cool à ringarde en un temps record!

Harry Potter à l'École des Sorciers/Le Seigneur des Anneaux : Bon, OK, j'ai triché, il y a 11 films et pas 10... Mais je ne pouvais pas faire autrement que d'associer les deux sorties phares de 2001, les débuts du petit sorcier à lunette et des hobbits. Ces deux sagas vont lancer la mode des grandes sagas (principalement de fin d'année) familiales. Ils vont aussi donner de la crédibilité aux blockbusters de longues durées. Après la sortie de ces deux films, une durée de 2h30 à 3h pour un blockbuster est devenu une sorte de standard et l'esprit saga sur plusieurs épisodes s'est également fortement codifié.

 

The Dark Knight : Plus encore que Batman Begins, c'est The Dark Knight qui a marqué l'histoire. Le second volet de la franchise Batman de Christopher Nolan, sorti en 2008, fut un des premiers à associer un côté très sombre et réaliste au blockbuster. En optant pour une approche plus sobre et adulte, Nolan va donner naissance à des blockbusters tels que Watchmen, qui n'aurait probablement pas vu le jour autrement. Le revival très sérieux de franchise comme Star Trek ou la Planète des Singes sont également des descendants directs de la trilogie du Chevalier Noir.

 

Avatar : Le cas du dernier film de James Cameron sorti en 2009 est un peu particulier. Sur le fond, le film n'était pas forcément révolutionnaire et il se basait finalement sur des formules très connues. C'est clairement sur la forme qu'il a changé la donne ! En popularisant la 3D et en la rendant révolutionnaire, le film va aussi exploser les technologies de motions captures. Si finalement très peu de films ont réussi à maîtriser les exploits techniques du film, ils sont quand même devenus depuis des gadgets utilisés dans quasiment tous les blockbusters.

Techniquement révolutionnaire, Avatar est toujours à l'heure actuelle le plus grand succès de l'histoire du cinéma

Techniquement révolutionnaire, Avatar est toujours à l'heure actuelle le plus grand succès de l'histoire du cinéma

The Avengers : Je cite Avengers mais j'aurais très bien pu prendre n'importe quel film du Marvel Cinematic Univers. Disons qu'Avengers est le plus populaire et le point d'orgue de la saga. Mais en quoi cette série a modifié la donne ? Eh bien en posant la question, je donne la réponse... Le mot « série » veut tout dire... Le Marvel Cinematic Univers a créé le principe des univers étendus et des films qui fonctionne comme des épisodes d'une série télé. Depuis, c'est devenu la norme pour les blockbusters. On passe des concepts les plus attendus comme le DC Univers, au plus improbable avec le revival des monstres géants. Kong Skull Island faisant partie du même univers que le Godzilla de Gareth Edwards et on parle d'associer Pacific Rim à cette franchise... Même Star Wars s'y lance avec les divers Spin Off en préparation.

 

Mad Max Fury Road : Aurions-nous eu Logan cette année sans Mad Max Fury Road ? Il est évidant que non ! Le film de Georges Miller a réussi un exploit qui n'avait quasiment jamais été fait auparavant : associer le cinéma d'auteur au blockbuster à grand spectacle. La Warner a prouvé qu'en laissant les mains libres à un artiste pour qu'il offre une œuvre ultra travaillée et sans concession, on pouvait plaire au public (le film a cartonné) et aux critiques (le film a été nominé 10 fois aux Oscars et en a gagné 6, en plus d’être sélectionné à Cannes). En prouvant à ceux qui méprisaient le genre (pour la quasi-totalité des critiques, le film fut élu film de l'année en 2015) qu'il valait bien plus que ce que l'on pouvait croire, Fury Road a donné le courage à certains studios de sortir des œuvres beaucoup moins formatées. Un Deadpool n'aurait par exemple sûrement pas pu sortir dans cette version sans la sortie de Mad Max l'été précédent.

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Preview Speciale: Festival de Cannes 2017

Publié le par Leblanc M.

Preview Speciale: Festival de Cannes 2017

Une preview un peu spéciale pour terminer la semaine. Je sais, beaucoup considère le festival de Cannes comme un festival chiant ne proposant que des films d'auteurs juste bon à plaire aux cinéphiles coincés. Il y a quelques années j'aurais peut-être été de cet avis, mais ce n'est plus le cas aujourd'hui car la sélection c'est bien diversifiée et modernisée. Par exemple, en 2016, 5 films de mon Top 10 étaient sélectionnés! (Mademoiselle, The Neon Demon, Juste la Fin du Monde, le Dernier Train pour Bussan et Elle)! Hormis Juste la Fin du Monde il est quand même difficile d'associer ces métrages à un cinéma d'auteur prétentieux.

 

Mais que nous réserve le festival cette année? Au niveau du Jury, il n'est pas encore totalement connu. Tout juste sait-on qu'il sera présidé par Pedro Almodovar et que Jessica Chastain en fera partie. Par contre, la sélection a été dévoilé! Si elle comporte moins de non ronflant que l'année dernière où l'on retrouvait Ken Loach, Almodovar, Dolan, Verhoeven ou encore les frères Dardenne, elle est plus jeune et internationale. 11 pays seront représentés sur 18 films en compétition. Si on retrouve logiquement des films Français, Américains et Sud-Coréens, découvrir des œuvres Ukrainiennes, Hongroises ou Grecs est moins classique. Au niveau des cinéastes il y a bien entendu quelques grands noms comme Sofia Coppola avec Les Proies ou Bong Joon-Ho avec Okja. Deux films que j'ai d'ailleurs déjà présenté en preview : http://alaubergedescinephiles.over-blog.com/2017/02/les-proies-sofia-copola.html http://alaubergedescinephiles.over-blog.com/2017/03/okja-bong-joon-ho.html

 

Outre ces deux films que j'attend avec impatience, certains habitués du festival tenteront de repartir avec la Palme d'Or en présentant leur dernier bébé. Se sera le cas de François Ozon avec l'Amant Trouble, Michael Haneke avec Happy End ou Todd Haynes avec Wonderstruck. Pour le reste il y a quelques surprises comme le retour du doyen Jacques Doillon avec Robin. Le réalisateur, âgé de 73 ans, n'avait plus été sélectionné à Cannes depuis plus de 30 ans! A côté de ça beaucoup de jeunes cinéastes vont arpenter les marches pour la première fois comme les frères Safdie avec Good Time ou Noah Baumbach avec The Meyerowitz Stories.

 

Par contre on a déjà affaire à la première polémique du festival... Okja et The Meyerowitz Stories étant des productions Netflix certains annonces qu'ils n'avaient pas leurs places en compétition car ils représentent la mort des salles... A titre personnel je trouve ça relativement idiot car le but est de juger des œuvres et non leurs moyens de diffusion. Je pense justement que la politique de Netflix permettra à un film comme Okja d'être vu par un public nettement plus large que s'il avait du se contenter d'une diffusion dans quelques cinéma d'auteur. Bref,  j'aurai surement l'occasion de revenir sur la plupart de ces films lors de leurs sorties mais je trouve une nouvelle fois cette sélection très prometteuse. Reste à savoir combien d'entre eux intégreront mon top 10 annuel!

 

 

 

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Your Name

Publié le par Leblanc M.

Your Name

Critique: 4/5

 

Ce n'est pas un secret, j'aime beaucoup l'animation japonaise. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si Le Garçon et la Bête faisait partie de mes films préférés de 2016. Your Name, qui raconte l'histoire d'un garçon et d'une fille qui se réveillent régulièrement dans le corps l'un de l'autre, était, semble-t-il, le nouveau joyau du genre. Le film, après avoir remporté un énorme succès dans son pays, est sorti l'année dernière en France où il a rencontré un succès critique époustouflant. Malheureusement, en Belgique, nous avons dû attendre très longtemps la sortie du film et celle-ci se fait de façon plus discrète que dans l'hexagone. Pourtant, je vous encourage fortement à vous rendre en salle pour découvrir ce film très sensible et rempli de douceur.

 

Soyons honnête, j'ai eu du mal avec la première partie du métrage. Bien qu'il me semblait déjà assez bon, il ne me parlait pas vraiment. En mettant en place un récit assez orienté sur l'adolescence à grand renfort d'humour, de musique Pop et de sentiments parfois limite niais, je me demandais pourquoi le film avait touché un tranche aussi large de la population. C'était mignon et amusant certes mais en quoi le film se démarquait-il vraiment du tout venant de la Jap'animation ? Cependant, j'ai découvert petit à petit que Your Name prend son temps (parfois un peu trop d'ailleurs) pour abattre ses cartes.

 

Si le début du récit peut-être parfois un peu léger, il propose à mi parcours un twist extrêmement intéressant qui le transforme de bluette adolescente en quelque chose de plus profond sur la relativité du temps et le mélange entre la modernité et la tradition. Car en filigrane, c'est vraiment ça qui fait toute la force de Your Name. Le Japon est un pays de paradoxe et qui semble souvent anachronique à nos yeux d'occidentaux. Entre la démesure technologique et le respect des traditions ancestrales, nous avons parfois du mal à comprendre la logique de leur société. Et pourtant, Your Name arrive parfaitement à nous parler de cette alliance très subtile au travers de son histoire d'amour. A la base, Mitsuha (la fille) représente la tradition tandis que Taki (le garçon) s'inscrit dans la modernité. Aucun des deux n'est comblé et ils ne peuvent être complet qu'en associant cette partie de la culture Japonaise qui leur est inconnue. En plus de nous faire comprendre ce qui fait la force et l'harmonie du pays, Your Name nous parle tout simplement de la raison d'être du couple et des sentiments amoureux. A ce niveau, le film est relativement brillant.

 

C'est vraiment de son scénario que le film puise sa force, s'il n'est pas forcément inédit dans sa thématique (j'ai beaucoup pensé aux très bons The Time Traveler's Wife et About Time), sa construction et les différents degrés de lecture qu'il propose sont remarquables. La fin, relativement ouverte comme souvent dans les animés japonais, renforce ce sentiment de force qui se dégage de l'écriture du film. Au final, on se laisse emporter par notre émotion et cette histoire d'amour adolescente qui nous semble si naïve au départ. On retrouve notre jeunesse et nous réalisons que le temps passé ne représente pas grand chose par rapport aux sentiments les plus purs que nous avons pu éprouver.

 

En deux mots :

 

Sous ses dehors de romance fantastique pour adolescents, Your Name est un film bien plus subtil qui parle énormément des paradoxes de son pays (modernité et tradition ancestrale). Formidablement écrit, le film arrive à nous émouvoir au travers de sentiments que nous pourrions, à tort, trouver naïfs.

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La Saga des Blockbusters: Un Article Bababoum!!! (1ère Partie)

Publié le par Leblanc M.

Ce mois-ci (car c'est le début de la saison...), je vais aborder un sujet très important dans le domaine cinématographique étant donné qu'il représente une grosse partie de l'industrie (en termes financiers mais également de succès), à savoir : les blockbusters ! Réparti en quatre parties, nous allons dans un premier temps nous intéresser à l'origine de ce phénomène cinématographique, ensuite nous aborderons ses succès les plus frappants et leur impact ; dans la 3ième, il s'agira de parler des échecs retentissants et nous terminerons par une grosse preview de ce qui nous attend pour cet été. C'est parti pour un article qui sent bon le popcorn et le soda !

La Naissance des Blockbusters

La Saga des Blockbusters: Un Article Bababoum!!! (1ère Partie)

Avant toute chose, il s'agit pour moi de définir ce qu'est un blockbuster. Car si ce terme est aujourd'hui utilisé à tour de bras, certains n'en connaissent peut-être pas le sens. À la base, c'est un terme militaire (en gros, tout faire exploser...) qui a été repris par l'industrie des loisirs. Il faut déjà savoir que le mot ne s'applique pas uniquement au cinéma, il est également utilisé par l'industrie du jeu vidéo par exemple. Pour simplifier, un blockbuster est un produit bénéficiant généralement d'un gros budget (mais pas toujours) et d'une promotion importante dont le but est de devenir un grand succès populaire. Vous allez me dire que généralement, on ne fait pas un film pour perdre de l'argent mais vous n'avez que moyennement raison. Dans le cas du cinéma d'auteur, par exemple, les films étant principalement financés par l'argent public dans un but artistique, la rentabilité à moins d'importance. Même dans les films de studios, il y a beaucoup de catégories de film et tous ne rentrent pas dans la catégorie des blockbusters. Par exemple, le cinéma d'horreur produit généralement des films à petit budget qui vise une clientèle bien définie avec une rentabilité quasiment assurée. Il en va de même pour des projets financièrement un peu plus risqués et au budget limité. Un blockbuster est une production censée devenir un phénomène qui attirera un public énorme en salle et créera un véritable buzz autour de lui. C'est au final assez complexe car certains films sont parfois conçus comme des blockbusters mais change de catégorie peu avant leur sortie et d'autres vivent un phénomène exactement opposé.

 

Prenons quelques exemples pour rendre ça plus clair... Un film comme Gods of Egypt a, par exemple, été conçu comme un blockbuster. Bénéficiant d'un budget énorme (140 millions de dollars), d'un réalisateur de renom (Alex Proyas) et d'une star à l'affiche (Gerard Buttler), le film a été conçu pour devenir un énorme succès populaire. Cependant, une fois devant le produit fini et le bide évident qu'il allait rencontrer en salle, le film a connu une promotion et une sortie plus proche d'une série B que d'un film événement. À l'inverse, un Deadpool n'a pas été conçu comme un blockbuster, bénéficiant d'un budget modeste et reposant sur un personnage assez peu connu du grand public, le film était prévu pour être un petit spin off de la franchise X-Men pour faire patienter les spectateurs avant le gros blockbuster de l'été de la franchise : X-Men Apocalypse. Mais devant le buzz que commençait à générer le film, la promotion du film a été complètement revue et le film est sorti comme un énorme blockbuster ; il a d'ailleurs explosé le score de X-Men Apocalypse au Box-Office. C'est un peu ce qui est en train de se passer avec It (ça) qui du statut de film d'horreur à moyen budget va devenir le blockbuster de la rentrée.

 

Prévu à la base comme une production moyenne, Deadpool a finalement été vendu comme un Blockbuster suite au buzz qui entourait le film

Prévu à la base comme une production moyenne, Deadpool a finalement été vendu comme un Blockbuster suite au buzz qui entourait le film

J'espère que mon explication est assez claire, car il est temps pour moi maintenant d'aborder l'origine des blockbusters. Depuis toujours, il a existé différentes catégories de budgets et de calibres de production au sein de l'industrie cinématographique. Par exemple, dans les années 50 et 60, les péplums étaient des productions ambitieuses demandant des budgets très importants. Il en fut de même pour les films catastrophes du début des années 70. Mais à l'époque, on ne parlait pas encore de blockbusters, ces films ne se démarquaient pas forcément du reste des productions cinématographiques et n'étaient pas forcément conçu pour devenir des phénomènes de mode. D'ailleurs, à l'époque, les plus gros succès étaient souvent les gagnants des Oscars ou les productions récoltant les meilleures critiques. Par exemple, en 1970, les 5 plus gros succès de l'année étaient Love Story (un drame romantique à petit budget), Airport (un film catastrophe à gros budget), MASH (une satire de la guerre de Vietnam nominé 5 fois aux Oscars), Patton (biopic du célèbre général grand gagnant de la même cérémonie des Oscars) et les Aristochats (un dessin animé Disney). Bref, sur 5 films, 3 n'étaient pas prévus pour être des gros succès commerciaux. Prenons maintenant le top 5 de 2016, soit 46 ans plus tard, nous avons : Captain America-Civil War, Star Wars Rogue One, Le Monde de Dory, Zootopia et Le Livre de la Jungle. Soit 5 films prévus pour être des énormes succès et préconstruits pour attirer les spectateurs en salle. Mais d'où est venu cette translation radicale dans l'industrie cinématographique ?

 

Le film à l'origine du phénomène sort en 1974 et se nomme... Les Dents de la Mer ! Si le film de Steven Spielberg est aujourd'hui mondialement connu, il faut savoir qu'à la base il ne s'agissait que d'une petite série B sortie au début de l'été. À l'époque, contrairement à aujourd'hui, il s'agissait plutôt d'une période creuse en terme de succès. Relativement bricolé, le film allait proposer un spectacle inédit à l'époque. Mélangeant suspense, aventure et grand spectacle, le film va remporter un succès phénoménal et totalement inédit à l'époque. Mais plus encore que de devenir le plus grand succès de l'histoire du cinéma à l'époque, c'est le phénomène de mode que devient le film qui intrigue les studios. Cet été-là, tout le monde parle Des Dents de la Mer et c'est le film qu'il faut avoir vu !

Steven Spielberg s'amuse avec son requin sur le tournage des Dents de la Mer, sans le savoir il vient d'inventer les Blockbusters

Steven Spielberg s'amuse avec son requin sur le tournage des Dents de la Mer, sans le savoir il vient d'inventer les Blockbusters

Pendant les années qui vont suivre, les studios vont avoir du mal à véritablement analyser le phénomène. Et celui qui comprendra le mieux cette attente nouvelle du public sera un proche de Spielberg : Georges Lucas. Dans son coin, il bricolera un petit film de science-fiction qui deviendra totalement révolutionnaire lors de sa sortie en 1977 : Star Wars ! En révolutionnant complètement les concepts d'effets spéciaux et du merchandising, Lucas va créer un véritable empire et asséner une leçon assez violente aux grands studios qui n'avaient pas su comprendre le succès de Jaws.

 

À partir de là, les studios vont comprendre la puissance des licences, des franchises et des événements cinématographiques ! En 1978, Superman et Jaws 2 débarquent ; en 79, c'est au tour de Star Trek le film, Alien ou encore Rocky 2. Celui-ci est un cas assez typique du changement de mentalité, le premier Rocky était un film très sérieux calibré pour les Oscars, alors que sa suite est clairement pensée en termes de blockbuster. Avec les sorties de l'Empire Contre-Attaque ou des Aventuriers de l'Arche Perdue, le phénomène va se lancer de manière définitive et devenir le modèle économique des studios depuis bientôt 50 ans.

Rocky 2, la suite d'un film à petit budget conçue comme un Blockbuster

Rocky 2, la suite d'un film à petit budget conçue comme un Blockbuster

Les actions stars vont apparaître avec Schwarzenegger, Stallone ou Willis. Les franchises comme Indiana Jones ou Batman vont devenir des phénomènes que le public va suivre d'années en années. Les jouets, jeux vidéo et les produits dérivés vont devenir des outils et vecteurs financiers supplémentaires... Plus rien ne sera jamais pareil et la machine semblera parfaitement calibrée ! Mais dans l'histoire, rien ne se passe comme prévu et nous verrons au cours des prochains articles que certains succès ont modifiés la donne tout autant que des échecs que les studios n'avaient absolument pas vu venir...

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