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Le Cinéma Social Anglais: Une Histoire Filmique et Politique (3ème Partie)

Publié le par Leblanc M.

À la fin des années 90, cela fait déjà pas mal de temps que le cinéma social anglais est présent dans la culture britannique. Cependant, il s'agit toujours pour le grand public d'un cinéma d'auteur pas forcément très populaire. Il se limite à une clientèle d'initiés et fait surtout fureur dans les festivals comme Cannes ou Berlin. La donne va cependant changer sous l'impulsion de deux gros succès populaire en 1997 : les Virtuoses et surtout Full Monty ! Deux comédies qui trouvent leurs inspirations dans le contexte d'une Angleterre socialement perdue.

On explore les Genres

Le Cinéma Social Anglais: Une Histoire Filmique et Politique (3ème Partie)

Les Virtuoses de Mark Herman prend place au milieu des années nonante dans un petit village de l'Angleterre où une série de mineurs se battent contre la fermeture de leur lieu de travail. En parallèle, ils tentent de retrouver l'espoir au travers de la fanfare qu'ils ont monté. Pour Full Monty de Peter Cattaneo, le contexte est quasiment le même. Un groupe de copains au chômage depuis la fermeture de leur sidérurgie tentent de gagner leur vie en montant un spectacle de strip-teaseurs. En prenant tous les deux le parti qu'on peut rire de tout, y compris de situations économiques désastreuses, ces deux films ouvrent le genre au grand public. Ici, on ne se contente plus de nous présenter la réalité, on la rend plus ludique pour permettre à chacun de comprendre que derrière les rires, il y a aussi la fatalité des conséquences politiques. Si on est mort de rire devant les répétitions de danse des héros de Full Monty, nous sommes tout aussi touchés devant le désespoir de ce père incapable de payer les billets pour aller voir un match de foot avec son fils. Cette Angleterre est la vraie, une terre socialement à genoux mais qui continue de rire et d'être solidaire.

 

Si ces deux films resteront probablement les plus emblématiques des comédies sociales britanniques, beaucoup d'autres films vont les suivre. Comme Good Morning England et ses rockeurs fous anti-système et anti-censure ou plus récemment l'hilarant Pride. 2014 : ce film fit grand bruit en racontant l'histoire d'activistes homosexuels soutenant un syndicat de mineur dans un coin paumé du Pays de Galle. Dans les années 2000, certaines comédies abordent l'émancipation de la femme comme Calendar Girls ou plus récemment avec We Want Sex Equality sur la lutte des femmes contre les inégalités professionnelles. Bref, réalité économique et comédies sont devenues deux entités qui cohabitent à merveille dans l'univers cinématographique du Royaume-Uni.

We Want Sex Equality prouve que le féminisme est aussi un combat social.

We Want Sex Equality prouve que le féminisme est aussi un combat social.

Je n'ai pas évoqué le cas d'une des comédies les plus connues : Billy Elliot. Si je l'ai passé sous silence, c'est parce qu'il aborde bien plus de genres. Billy Elliot est à la fois un drame social et une comédie mais aussi, et c'est par ça qu'il se démarque, un film sur la danse à deux doigts de la comédie musicale. Il y a une vraie volonté à ne rentrer dans aucunes cases et c'est dans cette démarche qu'il est particulièrement intéressant. Car si des genres comme la comédie et le drame sont finalement très proches et se marient très bien à l'écran, ce n'est pas forcément le cas pour d'autres. Ainsi, on imagine pas forcément un film de danse traiter en sous texte de l'effondrement économique. Et c'est probablement encore plus le cas avec des genres aussi « grand public » que le thriller et l'horreur. Pourtant, en Angleterre, la volonté de dénoncer les conséquences d'une politique ultra libérale passe aussi par-là !

 

Je vais m'intéresser principalement à deux films mais sachez que de nombreux autres thrillers et films d'horreurs ont utilisé un sous-texte social dans les années 2000. Je commencerai par parler de Face d'Antonia Bird. J'ai déjà parlé de cette réalisatrice au travers de son film Priest, mais quelques années plus tard, en 1997, elle va s'intéresser au film de genre. C'est un phénomène assez rare en Angleterre à l'époque, d'autant plus pour une femme. Avec Face, elle va livrer un vrai thriller extrêmement réussi mais qui prend racine ans les années Thatcher. L'histoire est celle de Ray, un ancien militant de gauche des années 80 qui se sent les idéaux s'envoler. Il décide alors de se lancer dans un hold-up avec d'anciens braqueurs. Le mélange des genres est de prime abord assez surprenant, surtout que le film est extrêmement sérieux. À l'inverse des films de Guy Ritchie qui mélangent polar, comédie et social, Bird réalise un film très noir. Un vrai thriller sombre et sans concession, à la fois romantique et politiquement engagé. Une œuvre marquante comme tous les films de sa réalisatrice.

Avec Face Robert Carlyle prouve une fois de plus qu'il est l'acteur emblématique du cinéma social anglais

Avec Face Robert Carlyle prouve une fois de plus qu'il est l'acteur emblématique du cinéma social anglais

L'autre film que je me dois d'évoquer est Eden Lake. Dans les années nonante, le cinéma d'horreur anglais va exploser ! Toute une série de films vont marquer le genre et remporter énormément de succès comme The Descent ou Creep. Parmi ceux-ci, beaucoup utiliseront des codes sociaux importants pour faire transmettre un message comme le dyptique 28 Jours Plus Tard et 28 Semaines Plus Tard ou encore Severance et son week-end entreprise sous acide. Mais le cas le plus marquant sera sans nul doute celui d'Eden Lake. En confrontant un couple d'adulte à une bande de jeunes enfants désœuvrés, le réalisateur James Watkins va porter un regard à la fois effrayant et réaliste sur la jeunesse de son pays. Sans forcément la juger, il va surtout s'interroger sur l'influence des réalités sociales sur l'éducation de la jeunesse. Quand les adultes ont perdu leurs repères, sont-ils encore capables d'éduquer les enfants ? Et comment pourront réagir ces adolescents face à un conflit avec des adultes qu'ils ne respectent pas ? Eden Lake réussi l'exploit d'être aussi effrayant graphiquement dans son contexte de film d'horreur que thématiquement face à ce conflit de génération qui prend une forme de plus en plus violente. Il prouve surtout que finalement peu importe la forme utilisée, le plus important restera l'impact du message que l'on veut faire transmettre !

Michael Fassbender en bien mauvaise posture dans Eden Lake

Michael Fassbender en bien mauvaise posture dans Eden Lake

Alors qu'aujourd'hui le Royaume-Uni s'apprête à vivre une nouvelle crise sans précédent avec le Brexit, on peut deviner facilement que le cinéma trouvera de l'inspiration dans cette nouvelle déconvenue politique. Alors que des vieux briscards comme Ken Loach n'ont toujours pas lâché le combat (voir sa palme d'or l'année dernière pour Moi, Daniel Blake), d'autres jeunes cinéastes rêvent certainement de brandir leurs caméras comme il brandirait une arme pour se lancer dans une révolution. La lutte, comme l'art, ne connaîtra jamais de fin...

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Top 10 des Films d'Animation que je ne veux Absolument pas voir en Version Live

Publié le par Leblanc M.

Toujours pour surfer sur les sorties de Ghost in the Shell et la Belle et la Bête (mes deux prochaines critiques, promis) et pour faire un parallèle au précédant top 10, voici les 10 films d'animation que je ne veux jamais voir en version live! Attention, il s'agit de très bons animés, mais justement, c'est parce qu'il s'agit de dessins animés qu'ils sont parfaits. Des versions en chair et en os n'auraient aucun sens... Bref, let's go (again) dans le monde de l'animation.

10) Le Roi Lion

Top 10 des Films d'Animation que je ne veux Absolument pas voir en Version Live

On commence très fort étant donné que le Roi Lion va bel et bien être adapté en live... Perso, je trouve que ça n'a aucun sens et je n'ai aucune envie de voir ça... Autant je pouvais comprendre pour Le Livre de la Jungle qui garde un point de vue "humain", aussi bien ici, ça n'a pour moi aucune raison d'être.

9) Fantastique Mr. Fox

Top 10 des Films d'Animation que je ne veux Absolument pas voir en Version Live

Un peu comme pour le Roi Lion, un scénario qui repose sur une logique "animale" n'a pas vraiment de sens à se retrouver en version live. D'autant plus que Wes Anderson a vraiment trouvé dans la stop motion la technique d'animation idéale pour le film.

8) Kuzco l'Empereur Mégalo

Top 10 des Films d'Animation que je ne veux Absolument pas voir en Version Live

Avec Lilo et Stitch, Kuzco est un de mes Disney "modernes" préférés. Une version live pourrait donner une comédie décalée hilarante (ce qu'est le film). Mais le concept du "Lama" est tellement casse gueule qu'il vaut mieux le laisser dans le monde de l'animation.

7) Monstres et Compagnie

Top 10 des Films d'Animation que je ne veux Absolument pas voir en Version Live

De manière générale, les films Pixar ne s'adapteraient pas du tout aux versions live. Vous imaginez Cars ou Le Monde de Nemo autrement qu'en films d'animation? Eh bien pour moi, il en va de même pour Monstres et Compagnie (et sa suite) qui ne trouverait pas beaucoup de sens dans un autre format.

6) Ma Vie de Courgette

Top 10 des Films d'Animation que je ne veux Absolument pas voir en Version Live

Un cas un peu plus particulier car on pourrait très bien imaginer Ma Vie de Courgette avec des acteurs. Cependant, ce qui donne justement toute sa force au film est de traiter des sujets extrêmement durs pour les rendre accessibles aux enfants. L'animation ayant un rôle essentiel dans ce travail, une version "réelle" du film lui ferait perdre énormément de son intérêt.

5) Les Simpsons, le film

Top 10 des Films d'Animation que je ne veux Absolument pas voir en Version Live

S'il y a bien des personnages d'animation cultes et indissociables du support papier, ce sont les Simpson! Vous pourriez avoir le meilleur casting du monde, aucun acteur ne saurait incarner Homer, Marge, Bart ou Lisa à l'écran! Un film des Simpson serait juste une hérésie.

4) Dark Crystal

Top 10 des Films d'Animation que je ne veux Absolument pas voir en Version Live

Et oui, c'est un film d'animation! Personnellement, l'idée de voir Jen ou Kira incarnés par des acteurs maquillés me fait frémir... Même si le concept pourrait plaire à la nouvelle génération (pour laquelle le film semble vieillot), on toucherait vraiment à ma madeleine de Proust...

3) L'Etrange Noël de Mr. Jack

Top 10 des Films d'Animation que je ne veux Absolument pas voir en Version Live

Une version live de Coraline aurait du sens, mais ce n'est pas le cas de l'autre chef-d'œuvre d'Henri Selick: l'Etrange Noël de Mr. Jack. L'univers très "creepy" du film trouve son inspiration au travers de la stop motion et une version réelle le rendrait plus édulcoré.

2) Le Voyage de Chihiro

Top 10 des Films d'Animation que je ne veux Absolument pas voir en Version Live

Adapté avec des acteurs, le travail de Myazaki n'aurait de sens qu'à de très rares exceptions comme Mononoke. Les visions de l'univers de Chihiro qui sont tellement poétiques en animation deviendraient probablement ridicules en live.

1) La Trilogie Toy Story

Top 10 des Films d'Animation que je ne veux Absolument pas voir en Version Live

À la 1ère, place je ne pouvais pas ne pas mettre une des trilogies les plus emblématiques du cinéma d'animation: Toy Story. Comment peut-on imaginer Woody et Buzz sous une autre forme? Les personnages font aujourd'hui tellement partie de notre quotidien qu'ils seront à jamais indissociables du cinéma d'animation.

Publié dans Top 10

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Baby Driver (Edgar Wright)

Publié le par Leblanc M.

Alors, vous trouvez ça super cool les Fast and Furious n'est ce pas! ET BIEN PAS MOI!!! Je trouve que c'est surement ce que le cinéma fait de plus gogol et stupide à l'heure actuelle! Pourtant je n'ai absolument rien contre les films d'action, les castings de gros bras et les courses de bagnoles. Le preuve, je crève d'envie de voir Baby Driver!

 

L'histoire est on ne peut plus classique, c'est celle de Baby, un chauffeur professionnel de braqueurs de banque, qui ne conduit qu'avec des écouteurs sur les oreilles. Malgré sa jeunesse, c'est lui le meilleur de la profession. Malheureusement, à la suite d'une opération ratée, il se retrouve poursuivi de toutes parts. OK, on a déjà vu ce scénario mille fois ailleurs, mais il suffit de regarder le trailer pour réaliser que ça semble assez atypique et surtout diablement excitant! Et pour ceux qui ont des doutes, jetez juste un œil à la fiche technique du bouzin!

 

A la réal, je demande... Edgar Wright! Euh... C'est qui Edgar Wright? Bon, pour ceux qui ne remettent pas ce nom, sachez qu'il s'agit du réalisateur de la trilogie cornetto! Euh... C'est quoi la trilogie cornetto? Bon ok, je sens que c'est difficile aujourd'hui... La trilogie cornetto est un ensemble de trois films ULTRA GEEK ayant terriblement marqué le cinéma de genre en reprenant scrupuleusement les codes pour les adapter à de la pure comédie anglaise. Le premier (Shaun of the Dead) s'attaquait au film de zombies, le second (Hot Fuzz) au buddy movie et  le troisième (Le Dernier Pub avant la fin du Monde) au film d'invasion extraterrestre. Entre les épisodes deux et trois il a également réalisé un pure délire de fan boy, Scott Pillgrim V.S. The World! Bref Wright est juste un des réalisateurs les plus tendances actuellement et certainement le préféré des geeks. Et vous l'aurez compris, je suis plus geek que tuning de voitures...

 

Mais Wright n'est pas la seule raison qui me pousse à attendre le film avec impatience, le casting semble également déchirer! Si dans le rôle titre Ansel Elgort est plutôt un novice (il est surtout connu pour la série des Divergente), il est entouré d'une brochette d'acteurs monstrueux! Jamie Foxx, Jon Hamm, Kevin Spacey et Jon Berthal, excusez du peu! Un casting de gueules et de gros bras mais surtout d'excellents comédiens que j'ai hâte de voir en action fin août dans un des films qui s'annonce comme une des grosses surprises de l'été.

Publié dans Preview

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The Lost City of Z

Publié le par Leblanc M.

The Lost City of Z

Critique: 4/5

 

Je reste toujours assez étonné que le cinéma ne s'inspire pas plus des histoires vrais des grandes explorations du début du 20ème siècle. Il y a dans ces récits tout ce que le cinéma peut rêver d'aventure, d'exotisme, de suspense et de rebondissement. Le projet de transcrire à l'écran la vie de Percy Fawcett n'est d'ailleurs pas nouveau. Cela fait des années que Brad Pitt se bat pour lui. Si à la base il se voyait interpréter le célèbre aventurier qui consacra sa vie à la recherche de la cité perdue de Z, il a finit par mener le projet à bien en le produisant. C'est à James Gray qu'est revenu la lourde de tache de mettre en scène cette histoire et à Charlie Hunnam d'interpréter le héros. Je ne comprend sincèrement pas comment un tel projet fut si difficile à monter ! Il y a tout ce qui fait les grands films d'aventures dans ce Lost City of Z. Une jungle mystérieuse, des tribus indigènes hostiles, des animaux sauvages (dont une scène bien stressante avec des piranhas), des fuites en radeaux dans des rapides,... Bref de l'aventure avec un grand A !

 

Le soucis viendrait-il du réalisme de l'histoire ? Probablement, les producteurs étant certainement plus rassuré à mettre en image un épisode d'Indiana Jones qu'un film d'aventure basé sur un fait réel rendant le récit extrêmement tendu. Pourtant on retrouve dans Lost City of Z tout le charme et tout l'exotisme des grandes aventures cinématographique. Certes le côté réaliste du film le rend moins léger mais on y gagne aussi clairement en suspense. Ici la jungle est un personnage à part entière et fait à la fois office d'antagoniste et de moteur aux héros. J'ai rarement ressenti à ce point cette impression de faiblesse de l'homme fasse à un nature hostile qui dispose de mille armes différentes pour nous tuer !

 

En ça la mise en scène de James Gray (qu'on attendait pas forcément dans un film d'aventure) est assez bluffante. J'ai souvent lu que le film était contemplatif et ramenait au cinéma de Terrence Mallick. Pour ma part ce n'est pas vraiment ce que j'ai ressentit. Certes le métrage est assez long et prend son temps pour s'attarder sur son environnement mais pour moi on est beaucoup plus proche de Werner Herzog que du réalisateur de La Ligne Rouge. Personnelle j'ai énormément pensé au duo Aguirre, la Colère de Dieu et Fitzcarraldo dans cette manière mettre les hommes fasses à des défis de la nature qui les dépasse.

 

Il est possible que certains trouvent le film trop lent à leur goût et que la dernière partie leur semble trop longue. C'est possible mais cette longueur est cependant nécessaire pour comprendre toute la quête et la vrai nature de Percy Fawcett. Dans le rôle de l'aventurier Charlie Hunnam est parfait ! Le héros de Sons of Anarchies, dont la carrière cinématographique n'arrive pas à décoller, tient enfin son premier grand rôle. A titre personnel j'ai suivit sa quête avec la même passion qu'il l'a vécu. Les grands récits d'aventure sont rare au cinéma et il est encore plus rare qu'il soit réussi. Voici donc la raison principale de célébrer ce Lost City of Z qui s'est clairement révélé à la hauteur de l'attente très haute que j'en avais !

 

En deux mots :

 

En plus d'être un récit historique, Lost City of Z est surtout un très grand film d'aventure ! Passionnant et rempli de suspense on suit les aventures de Percy Fawcett au travers d'une jungle à la fois éblouissante et terrifiante. Visuellement splendide, Lost City of Z offre deux heures d'exotisme et de suspense comme on en reçoit beaucoup trop rarement ces dernières années.

Publié dans Critiques

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Concours Mars 2017 (Paprika en Blu-Ray)

Publié le par Leblanc M.

Concours Mars 2017 (Paprika en Blu-Ray)
 

Bonjour à tous,

 

A l'occasion de mon Top 10 sur les films d'animation que je rêves de voir en version live, j'ai décidé de vous offrir le numéro 1 de la liste (Paprika) en Blu-Ray!

 

Comment faire pour remporter ce Blu-Ray? Rien de plus simple! Il vous suffit de partager un article, top 10 ou une critique du site sur votre page Facebook pour valider votre participation!

 

Comment procéder:

- Vous partagez l'article de votre choix sur votre page Facebook

- Vous m'envoyez un e-mail à l'adresse suivante: alaubergedescinephiles@gmail.com avec vos coordonnées postales (pour pouvoir vous envoyer le Blu-Ray si vous êtes l'heureux gagnant) et Facebook (afin que je puisse vérifier si vous avez bien partagé un article du site). Attention, les comptes Facebook bidons ne seront invalidés! 

- Une fois ces deux étapes réalisées votre participation sera validée et vous pourrez participer au tirage au sort qui déterminera le gagnant.

 

Les participations doivent être envoyées avant le 31/03/2017 minuit.

 

Le gagnant sera informé par mail le samedi 01 avril (et il ne s'agira pas d'un poisson...).

Publié dans Concours

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Top 10 des Films d'Animation que je Rêverais de voir en Version Live

Publié le par Leblanc M.

À l'occasion des sorties de La Belle et la Bête et de Ghost In The Shell, j'ai eu envie de revenir sur les films d'animation (pas uniquement Disney mais tous studios et genres confondus) que je rêverais de voir en live. Attention, je n'ai choisi que des films dont une adaptation me semblerait pertinente et justifiée, cela n'a aucun rapport avec un top 10 de mes dessins animés préférés! Ainsi, de nombreux films Pixar (la trilogie Toy Story ou Monstres et Compagnie) font partie de mes animés préférés, mais les voir adaptés en live n'aurait à mon sens quasiment aucun intérêt. Bon, c'est parti pour un petit Top 10 (une nouvelle fois tout à fait personnel) dans le monde des dessins animés.

10) Lilo et Stitch

Top 10 des Films d'Animation que je Rêverais de voir en Version Live

Déjà un choix assez surprenant pour commencer... Lilo et Stitch est pour moi un des Disney les plus novateurs de ces dernières années. Une adaptation en live ramènerait clairement aux productions Amblin des années 80 (E.T., les Goonies, Gremlins,...).

9) Coraline

Top 10 des Films d'Animation que je Rêverais de voir en Version Live

En soi, la version animée de Coraline est parfaite dans son concept de film d'horreur pour (grands) enfants. Cependant, une version live pourrait certainement se permettre d'aller encore plus loin dans le côté sombre et malaisant de l'histoire.

8) Jin Roh

Top 10 des Films d'Animation que je Rêverais de voir en Version Live

Jin Roh est probablement le film de la liste le plus facile à adapter en live tant il pourrait quasiment être transcrit à l'identique sans rien perdre de son impact.

7) Le Géant de Fer

Top 10 des Films d'Animation que je Rêverais de voir en Version Live

Une version live du Géant de Fer proposerait au public un film familial comme on n'en fait plus. À la fois très politisé par son contexte de guerre froide et son hommage aux vieux films de Science-Fiction, il pourrait faire l'effet d'une madeleine de Proust.

6) La Dernière Licorne

Top 10 des Films d'Animation que je Rêverais de voir en Version Live

Avant d'être un film d'animation, La Dernière Licorne est surtout un des plus grands livres de Fantasy jamais écrit. De par sa thématique très adulte, il pourrait facilement devenir un classique du genre.

5) Princesse Mononoke

Top 10 des Films d'Animation que je Rêverais de voir en Version Live

De tous les films de Myazaki, Princesse Mononoke est certainement le plus adulte et celui dont les codes visuels se rapprochent le plus du cinéma traditionnel.

4) Dragons

Top 10 des Films d'Animation que je Rêverais de voir en Version Live

J'ai peut-être un peu plus de doutes sur la pertinence d'une adaptation live de How to Train Your Dragon. Cependant, le film de base étant tellement épique, émouvant, entrainant et visuellement stupéfiant qu’on foncerait en salle pour pouvoir suivre les aventures d'Harold en chair et en os.

3) Mulan

Top 10 des Films d'Animation que je Rêverais de voir en Version Live

Mulan est certainement un des Disney qui a la plus édulcoré son histoire de base. Une adaptation live de ce récit promettrait de grandes batailles épiques, des réflexions plus profondes sur la sexualité des protagonistes ou encore une reconstruction visuel impressionnante.

2) Akira

Top 10 des Films d'Animation que je Rêverais de voir en Version Live

Beaucoup s'attendaient surement à la voir en première place tant Akira est le film que les fans d'animation veulent voir en live. Pourtant, à titre personnel, une autre adaptation me semblerait encore plus pertinente.

1) Paprika

Top 10 des Films d'Animation que je Rêverais de voir en Version Live

Paprika, c'est, outre un scénario génial, une idée visuelle complètement dingue à la minute! Rien que l'idée de voir un jour en live la scène de la parade est un pure fantasme de cinéphile!

Publié dans Top 10

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Traque à Boston

Publié le par Leblanc M.

Traque à Boston

Critique: 4/5

 

Eh bien ! C'était plutôt une bonne surprise, cette Traque à Boston! Bien sûr, le 4/5 est plutôt généreux car le film est quand même assez classique sur le fond et sur la forme, mais ça reste quand même extrêmement bien fait et prenant dans l'ensemble. Soyons honnêtes, l'idée d'un film sur l'enquête qui suivit les attentats de Boston ne me motivait pas plus que ça. Dans un premier temps, je me demandais comment il était possible de rendre passionnant un fait d'actualité très récent sur lequel tout avait déjà été dit. Ensuite, la vision de la bande-annonce était quand même assez effrayante tant elle puait les bons sentiments faciles et le patriotisme de base. Même s'il est vrai que ces défauts sont bien moins présents dans le film, le souci est quand même nettement moins important que ce qu'on pouvait craindre.

Sous son style de thriller très classique à l'américaine, Traque à Boston est un film assez moderne. Un peu comme Zodiac il y a quelques années, il utilise énormément les codes télévisuels et fait fort penser à une mini-série qu'on aurait résumée pour l'adapter au format cinématographique. Ce n'est pas pour rien que le réalisateur Peter Berk a beaucoup travaillé pour la télévision. La construction du récit est assez typique de ce genre d'œuvre. On a une présentation des nombreux personnages (sans forcément savoir le rôle qu'ils auront à jouer au cours du récit) ou une construction quasiment chapitrée avec de nombreux rebondissements qui renvoient aux cliffhangers de fin d'épisode. Si le personnage de Mark Wahlberg reste le héros principal, il ne tire pas non plus la couverture du reste du casting (Kevin Bacon, John Goodman, J.K. Simons,...). Chaque protagoniste est particulièrement bien introduit dans l'intrigue et on s’y attache très rapidement, sans forcément savoir quel sera leur destin au sein du métrage. Qui sont ce jeune flic amoureux d'une scientifique, cet asiatique trop pris par son travail, ce vieux sergent qui semble en fin de carrière, ce jeune couple entiché? Le film ne dévoile que progressivement leurs rôles au sein d'un récit qui tisse tout doucement sa toile entre eux.

Grâce à son traitement très serial et rythmé, le film arrive à nous surprendre avec une histoire connue de tous ceux qui ont suivi un peu les actualités ces dernières années. À ce niveau, il y a pas mal de bonnes surprises. Il y a d'abord le traitement des terroristes (surtout un des deux, à vrai dire) à qui le film arrive à donner un visage humain. Nous avons aussi droit à une gunfight très agressive et rythmée que je n'attendais pas forcément dans ce type de métrage. Mais le plus surprenant reste le traitement accordé aux victimes qui est assez étonnant. Le film s'attarde énormément sur une catégorie des accidentés, généralement passés sous silence dans les films catastrophes: les blessés! On a souvent les morts et les survivants, tout ce qui se situe entre les deux étant considéré comme quantité négligeable. Eh bien ce n'est absolument pas le cas ici! On a un réalisme assez terrifiant à ce niveau-là, ça fait mal! La détresse physique et morale des survivants est palpable.

Régulièrement captivant, Traque à Boston fonctionne tout du long. Malgré sa relative longueur (140 minutes quand même), il n'est à aucun moment parasité par des temps morts. Que du contraire même, je me suis laissé prendre au jeu et j'ai au final trouvé l'ensemble assez court. Certes, nous avons droit à un final un peu tire-larmes et surtout fortement boursouflé par des valeurs américaines, mais ce n'est pas forcément dérangeant. Après tout, le film se veut en hommage aux sentiments les plus nobles que la bannière étoilée peut produire. Devant des valeurs, certes naïves vues de l'extérieur, pouvant transcender une nation dans une quête commune de justice, nous ferions preuve de cynisme en ne les prenant pas au sérieux. Le patriotisme américain se retrouve souvent moqué par nous, européens, mais, plus les années passent, plus l'histoire semble nous dire que c'est un des plus gros manquements à notre culture.

 

En deux mots:

 

En abordant une histoire connue de tous, Traque à Boston arrive à être une bonne surprise. Conçu comme une mini-série résumée en 2h, le film est rythmé, bien écrit et souvent surprenant. Moins prévisible et manichéen qu'il n'y paraît, il arrive à nous faire comprendre certaines valeurs typiquement américaines que notre cynisme européen à tendance à régulièrement ridiculiser.

 

 

 

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Le Cinéma Social Anglais: Une Histoire Filmique et Politique (2ème Partie)

Publié le par Leblanc M.

En 1990, Miss Maggie quitte le pouvoir après 11 ans en tant que première ministre du Royaume-Uni. Outre son influence politique, elle a également donné naissance au genre cinématographique majeur en Angleterre depuis le début des années 80, les films sociaux ! Son plus féroce adversaire à également émergé en la personne de Ken Loach, et il va entraîner dans son sillage toute une nouvelle génération de jeunes engagés qui vont se servir du 7ème art comme arme de propagande !

La Nouvelle Génération Militante

Le Cinéma Social Anglais: Une Histoire Filmique et Politique (2ème Partie)

Pour Loach, Frears, Leigh et les autres, le départ de la dame de fer n'est absolument pas vu comme une victoire. Ils ont bien conscience que, comme toujours en politique, c'est uniquement avec les années qu'on découvre les vraies conséquences des décisions prises. Et force est de reconnaître qu'aujourd'hui encore, presque 30 ans plus tard, les conséquences du Thatchérisme sont toujours bien présentes au Royaume-Uni.

 

Dès le début des nineties, Loach et ses amis passent à l'offensive ! Même si les films anglais ont de moins en moins de succès, les films sociaux, de par le budget limité et leur reconnaissance critique, trouvent facilement des financements. Ken Loach va d'ailleurs profiter de cette décennie pour réaliser ses plus grands films ! Avec Secret Défense, il s'attaque au conflit entre l'Irlande et la Grande-Bretagne. Land and Freedom lui permet de prouver qu'il est un militant international en traitant du Franquisme. Carla's Song parle de la problématique des immigrés. Quant à Raining Stone, Ladybird et My Name is Joe, ce sont de véritables uppercuts en direction de la misère sociale. En 10 ans et 6 longs métrages, sa reconnaissance va exploser, 3 prix à Cannes, 1 Ours d'Argent à Berlin et 1 César du meilleur film étranger viendront récompenser cette incroyable décade. Mais sa plus grande victoire est incontestablement l'intérêt qu'il a suscité chez la nouvelle génération.

 

Toute une série de jeunes cinéastes vont débarquer. Adrian Edmondson (Hôtel Paradiso - comédie sur l'hôtel le plus miteux du Royaume-Uni), Justin Kerrigan (Human Traffic - qui suit le w.-e. un peu fou de 5 jeunes lâchés par le système) ou encore les acteurs Tim Roth et Gary Oldman ! Même si on a tendance à l'oublier, les célèbres comédiens sont passés à la réalisation via leurs très dures et en partie autobiographiques productions. Avec War Zone (Roth) et Ne Pas Avaler (Oldman), ils abordent les conséquences de la précarité sur la cellule familiale. Mais si la plupart de ces cinéastes ne perceront pas vraiment en tant que metteur en scène, un trio de réalisateurs va vraiment dynamiter le genre. Il s'agit d'Antonia Bird, Danny Boyle et Guy Ritchie.

War Zone, le film coup de poing de Tim Roth

War Zone, le film coup de poing de Tim Roth

Les trois jeunes cinéastes, s'ils vont avoir en commun d'aborder les réalités sociales du pays, vont traiter de sujets très différents et surtout dans des styles très opposés. Aux deux extrémités, nous avons la très posée Antonia Bird et le rock’n’roll Guy Ritchie. Danny Boyle se situant plutôt entre les deux, entre une réalisation souvent expérimentale mais un traitement assez classique de la narration.

 

Honneur aux femmes, abordons d'abord la carrière d'Antonia Bird. C'est en 1994 qu'elle va exploser en réalisant le film Priest. Très classique et assez touchante dans son approche « cinéma d'auteur » du travail de Ken Loach ou Mike Leigh, le film foisonne de thèmes. Au premier abord, on pourrait penser qu'il s'interroge principalement au chemin de croix de son héros (le poids de la confession, la relation homosexuelle qu'il entreprend de vivre,...), mais il aborde en seconde lecture les réalités économiques de son pays. Le personnage principal est un radical de gauche et c'est toute l'hypocrisie des mouvements de droite qu'il dénonce. En mettant en parallèle son discours très ouvert à celui très conservateur de l'évêque, c'est finalement un débat « gauche-droite » qui est mis en place. Un débat dans lequel Bird prend clairement son parti […]. Elle abordera de nouveau le contexte social dans le polar Face en 1997, mais je m'attarderai plus tard sur ce film. Malheureusement, Antonia Bird n'aura pas l'occasion de poursuivre sa carrière très longtemps, après avoir réalisé Vorace, son chef-d'œuvre en 1999, elle abandonne la réalisation cinéma pour principalement se consacrer au travail de productrice. Atteinte par un cancer qui finira par l'emporter en 2013 à seulement 54 ans, Antonia aura lutté toute son existence, à l'écran comme à la vie.

Bien qu'il parle du chemin de croix d'un prête, Priest est avant tout un grand film politique

Bien qu'il parle du chemin de croix d'un prête, Priest est avant tout un grand film politique

Le cas de Guy Ritchie est un peu plus particulier... Si beaucoup détestent ouvertement le style de metteur en scène et le considère même aujourd'hui comme un réalisateur médiocre, il faut reconnaître que dans une Angleterre très sérieuse, son style fit l'effet d'un véritable coup de poing ! Via Arnaques, Crimes et Botanique et Snatch, ses deux premiers films, il va exploser les codes très conventionnels du cinéma anglais. Si son style parait aujourd'hui has been et parfois un peu ringard, c'est surtout parce qu'il a été repris à outrance au point d'en devenir un cliché du cinéma britannique moderne. Il est pourtant très intéressant de s'attarder sur les deux premiers films qu'il a réalisés dans son pays avant de partir poursuivre sa carrière aux Etats-Unis. Mettant tous les deux en scènes les milieux de l'illégalité, ils abordent surtout toute cette autre société parallèle qui est née de la frustration et des privations des années Thatcher.

 

Le troisième larron est bien entendu le plus connu. Danny Boyle étant un des metteurs en scène Anglais les plus connus. On lui doit un paquet de films cultes parmi lesquels on pourrait citer La Plage, Sunshine, 28 Jours Plus Tard, Slumdog Millionaire ou encore 127 Heures. Mais c'est surtout sur son début de carrière que je voudrais m'attarder. Si son premier film, Petits Meurtres entre Ami, se fait déjà fortement remarquer, c'est surtout avec Trainspotting qu'il va entrer dans la légende. Ce film va devenir instantanément le film culte de toute cette génération de jeunes adultes ayant grandi en Angleterre dans les années 80. Il réussit mieux que n'importe quel autre métrage à retranscrire la perdition de cette jeunesse à qui on offre une société dans laquelle ils n'ont plus rien à prendre. Ce film culte sera un constat effrayant des conséquences de la politique ultra libérale menée pendant 10 ans au Royaume-Uni. Boyle semble hurler « Maintenant, vous faites quoi de votre jeunesse, espèce de connard ? ».

Spud, Begbie, Renton et Sick Boy, le quatuor culte de Trainspotting, le film de toute une génération

Spud, Begbie, Renton et Sick Boy, le quatuor culte de Trainspotting, le film de toute une génération

Poussé par cette jeune génération, de vieux briscards retrouvent eux aussi un second souffle. C'est le cas entre autre de Jim Sheridan. Alors qu'il s'était fait connaître au travers du biopic sur la vie de l'artiste Christy Brown, il va exploser à quasiment 50 ans grâce à deux films engagés. En tant qu'Irlandais, il va surtout s'intéresser à la situation de l'IRA. Pour ceux qui l'ignore, le groupe armé Irlandais luttait (avec énormément de violence) contre l'autorité britannique en Irlande du Nord avec pour volonté de créer une République Irlandaise sur l'ensemble de l'île. Avec Au Nom du Père et The Boxer Sheridan, il va poser un regard à la fois très dur et engagé sur cette situation. Tournant principalement autour des injustices judiciaires liées au procès contre les membres de l'Armée Républicaine Irlandaise, ces deux œuvres parviennent cependant à rester assez objectives dans leur traitement. D'autres monuments du cinéma s'intéresseront également au sujet. C'est le cas de John Boorman (Délivrance, Excalibur) qui, via Le Général, parlera lui aussi de la cause irlandaise. C'est un peu ça l'idée, les jeunes Anglais parlent des conséquences des années Thatcher tandis que les vieux Irlandais s'intéressent à l'IRA. Chacun utilise le cinéma et l'impulsion politique qu'il représente pour parler des ravages sociaux qui ont marqué leurs jeunesses.

 

À cette époque, les films sociaux sont généralement associés au cinéma d'auteur. Mais deux films vont débarquer et changer la donne. Les Virtuoses et The Full Monty, deux comédies aux forts relents sociaux vont exploser au Box-Office. Le climat social s'intègre au cinéma populaire ; ou alors c'est le cinéma populaire qui prend conscience des réalités sociales... Les années à venir se chargeront de trancher la question.

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Grave

Publié le par Leblanc M.

Grave

Critique: 2/5

 

La jeune Justine est végétarienne, comme l'ensemble de sa famille. Elle a tout juste 16 ans et se prépare à rejoindre sa sœur en fac vétérinaire comme leurs parents avant elles. Entre bizutages et découvertes de sensations inconnues, elle s'apprête à découvrir sa vraie nature... Soyons direct, je ne peux pas mettre objectivement 1/5 tant je trouve le film plastiquement réussi et bien joué, mais j'ai détesté Grave! Bien entendu cet avis n'engage que moi et je suis plutôt à contre courant pour le coup donc vous me trouverez peut-être complètement à côté de la plaque...  Oui, la thématique de l'ouverture à la sexualité par la chair et la bestialité est intéressante  mais c'est également une des plus éculées du cinéma d'horreur. Oui, le film aborde énormément de genre (le film d'horreur bien sur mais aussi le teen movie, la comédie ou le drame) mais il part généralement dans tout les sens sans prendre le temps d'exploiter quoique se soit. Oui, le film est esthétiquement travaillé au niveau de sa mise en scène mais il est surtout très prétentieux. Mais surtout, c'est le vide narratif de l'œuvre qui m'a dérangé... J'ai eu l'impression d'être devant la présentation d'une thèse qui citerait l'ensemble de ses chapitres sans en aborder aucun.

 

Je ne vais pas mentir, certaines scènes m'ont bien déstabilisé. J'ai énormément de mal avec l'horreur clinique donc forcément quelques morceaux de bravoures m'ont bien mit mal à l'aise et j'ai même détourné le regard. Mais quand un film comme Martyrs aborde ce type d'horreur viscéral c'est pour aborder une thématique et surtout servir une histoire basée sur une dramaturgie travaillée. Sans les retournements de situation, ruptures de ton ou le suspense du film de Pascal Laugier n'aurait pas fonctionné. C'est exactement ça, pour moi, le problème de Grave. Il y a des thèmes (voir beaucoup trop de thèmes...) mais aucune histoire... Le film ne raconte rien et le maigre récit qu'il propose est ultra prévisible. Il se termine d'ailleurs sur une scène qui se voudrait être une sorte de twist mais qui ne révèle qu'une situation que nous avons deviné depuis les 5 premières minutes du film. Le film ne fonctionne d'ailleurs que parce que Justine ne pose à aucun moment de questions sur ce qui lui arrive. Outre le fait qu'absolument personne ne réagirait de la sorte fasse à une telle situation (d'autant qu'elle peut interroger sa sœur à tout moment) cette facilité scénaristique n'est là que pour permettre au film d'exister. Il en résulte une œuvre ne présentent aucun suspense. A plusieurs moments je me suis dit qu'on allait partir sur quelques choses mais au final on reste toujours en surface.

 

En voulant parler de tout (l'intégration à fac, la découverte de l'amour, les relations entre sœurs, le poids des attentes, le mise à niveau de l'homme et de l'animal ou encore les prémisse de la sexualité) le film n'exploite aucune thématique. Elles sont bien présentes mais je n'ai jamais eu l'impression qu'elles étaient creusés. Ce type de problèmes est extrêmement récurant dans les premiers films et plus encore chez les étudiants sortant d'une école de cinéma. Je ne doute absolument pas de la bonne volonté de Julia Ducournau mais en l'état son film me semble creux. J'ai l'impression qu'après avoir rongé leurs freins pendant leurs études beaucoup d'étudiants arrivent en fin de cycle pétris de certitudes avec une énorme envie de faire leurs preuves. Il en résulte une incapacité à se limiter et à canaliser leurs envies, créativités et thématiques. Au final j'ai trouvé que le film avait un côté (probablement involontaire je le reconnais) ultra prétention.

 

Grave est très stylisé et souvent pour pas grand chose... Que se soit au niveau de sa bande original très moderne qui se la joue plus "cool" que véritablement ressort dramatique à l'intrigue ou via une esthétisation extrême de la perversité qui ne sert pas vraiment le propos, la mise en scène était à mes yeux aussi belle qu'hors sujet. Je trouve ça terriblement dommage car le cinéma de genre français à plus que jamais besoin d'un porte étendard et via sa forte couverture médiatique Grave aurait pu devenir celui-ci. Reste la prestation de Garance Marillier qui est tout simplement lumineuse dans une rôle extrêmement difficile pour lequel elle a du donner énormément de sa personne.  Par de nombreux points Grave ma fait penser à une sorte de version raté du Neon Demon de Nicolas Winding Refn. Même si les thématiques n'ont aucun rapport la démarche créative des deux films me semble très proche. Mais si The Neon Demon était une de mes œuvres préférés de l'année dernière, Grave restera certainement comme une de mes grosses déceptions de 2017.

 

En deux Mots:

 

Grave est plastiquement réussi et bien joué mais je l'ai clairement détesté! Très prétentieux dans sa démarche artistique, j'ai trouvé l'oeuvre vide, partant dans tout les sens pour ne rien dire, ne menant nul part, sans aucune dramaturgie et ultra prévisible. Déjà une de mes grosses déceptions de 2017... 

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Top 10 des Meilleurs Films d'Horreur Français

Publié le par Leblanc M.

Contrairement à de nombreuses idées reçues le cinéma d'horreur français est loin d'être anecdotique et ridicule. J'aurais même tendance à dire qu'il fait partie des plus originaux et créatifs. Jonglant souvent entre plusieurs genre il n'a pas peur de se démarquer et de laisser une place créative importante à ses auteurs. La sortie en salle de Grave est pour moi l'occasion idéal de revenir sur 10 films qui ont marqué l'histoire du genre dans l'hexagone.

10) Maléfique (Eric Valette)

Top 10 des Meilleurs Films d'Horreur Français

Au début des années 90 une série de 4 films d'épouvantes à petits budgets fut produite sous le nom des Bee Movie. Si 3 d'entre eux sont des daubes intégrales (Requiem, Un Jeu d'Enfants et Bloody Mallory) le 4ème est une vrai réussite. Entre enfer carcéral et grimoire maudit Maléfique est une vraie curiosité! Et puis rien que pour voir Clovis Cornillac avec des boobs il mérite qu'on le visionne!

9) Le Locataire (Roman Polanski)

Top 10 des Meilleurs Films d'Horreur Français

Sans être à proprement parler un film d'horreur, Le Locataire est un film dérangeant. En créant l'angoisse via une ambiance mystérieuse et étrange, Polansky à réussi à créer avec ce film une de ses œuvres les plus atypiques.

8) Calvaire (Fabrice Du Welz)

Top 10 des Meilleurs Films d'Horreur Français

Ok, pour celui-là j'ai un peu triché... Il n'est pas français mais belge. Mais bon, ces quelques kilomètres géographiques ne changent pas grand chose. Calvaire fait partie de ces films tellement fous qu'il ne faut absolument rien en connaître avant de le découvrir. Remplit de scènes absolument "What the fuck", cet OFNI ne peut laisser personne indifférent.

7) Rubber (Quentin Dupieux)

Top 10 des Meilleurs Films d'Horreur Français

OK, Rubber n'est pas vraiment un film d'horreur. D'ailleurs comme l'intégralité des films de Quentin Dupieux il n'appartient à aucun genre. Mais avec son histoire de pneu tueur il joue totalement sur les codes du genre. Ce chef d'œuvre se doit d'être découvert comme l'intégralité de la filmographie frappa dingue de son auteur.

6) Martyrs (Pascal Laugier)

Top 10 des Meilleurs Films d'Horreur Français

De toute la vague de films ultras extrêmes sortis en France dans la seconde partie des années 2000, Martyrs est probablement le plus dérangeant. En atteignant des sommets dans l'esthétisation du gore et le jusqu'au-boutisme de son propos, il dépasse des œuvres comme A l'Intérieur et Frontière(s) qui étaient pourtant déjà bien malsaines.

5) Baxter (Jérôme Boivin)

Top 10 des Meilleurs Films d'Horreur Français

Si les années 80 furent la décennie reine du cinéma d'horreur, la France est passé complètement à côté. Mais au milieu des quelques rares œuvres produites à l'époque une pépite réussi à se démarquer. Baxter est un peu comme Grave aujourd'hui le croisement parfait entre le cinéma d'auteur de le film d'horreur.

4) La Main du Diable (Maurice Tourneur)

Top 10 des Meilleurs Films d'Horreur Français

Même s'il est moins connu que son fils Jacques Tourneur (le réalisateur de Vaudou et la Féline), Maurice Tourneur est surtout le réalisateur d'un des premiers films d'horreur français avec La Main du Diable. Même s'il peut paraître vieillot aujourd'hui, le film a traumatisé toute une génération.  

3) Haute Tension (Alexandre Aja)

Top 10 des Meilleurs Films d'Horreur Français

Haute Tension est certainement le film d'horreur français le plus connu de la jeune génération. Très "américiain" dans sa mise en scène, il a permit de révéler Alexandre Aja qui réalisera par la suite le remake de La Colline à des Yeux.

2) Possession (Andrzej Żuławski)

Top 10 des Meilleurs Films d'Horreur Français

Il fallait vraiment s'appeler Żuławski pour convaincre Isabelle Adjani et Sam Neil de jouer dans un film d'épouvante français! Quand on sait que le film à réussi à convaincre le Festival de Cannes et l'académie des Césars on réalise à quel point c'est une œuvre majeure.

1) Les Yeux Sans Visage (Georges Franju)

Top 10 des Meilleurs Films d'Horreur Français

S'il y a bien un film d'horreur français qui a marqué l'histoire du cinéma c'est Les Yeux Sans Visage de Georges Franju! Malsain, étrange, dérangeant, terrifiant, cette œuvre reste une des plus importantes de l'histoire du cinéma.

Publié dans Top 10

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