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I Don't Feel at Home in This World Anymore

Publié le par Leblanc M.

I Don't Feel at Home in This World Anymore

Critique: 3/5

 

J'ai déjà abordé certaines sorties VOD en janvier avec 31 et Clinical. Dans les deux cas j'avais été assez sévère et posé un constat amère sur l'hypocrisie et le nivellement par le bas de ce marché. Aujourd'hui, en abordant I Don't Feel at Home in this World Anymore (titre à rallonge qui résume bien l'intrigue), je peux légèrement remettre en question ce que j'ai affirmé il y a un mois. Ici, nous sommes face à un film relativement sympathique. Le postulat de base est ultra classique, on pourrait même dire simpliste. Ruth est une sorte de bonne poire, la fille gentille, la madame tout le monde, celle qui s'indigne de l'égoïsme des hommes sans pour autant savoir agir contre... Bref, Ruth ne se sent plus chez elle dans le monde qui l'entoure... D'autant plus qu'elle vient de subir un cambriolage! C'est décidé Ruth va agir!

 

Ok, vu comme ça on dirait presque Vilaine avec Marylou Berry... Mais rassurez vous, ce n'est pas forcément du côté de la comédie franchouillarde qu'il faut chercher les influences de Macon Blair (le réalisateur). Le terrain qu'il emprunte est bien plus celui du polar ironique assez typique de cinéma indépendant américain. En mettant en scène un humour basé sur des situations réalistes et des loseurs qui nous ressemblent poussés dans des situations qui les dépassent, le film fait clairement penser au cinéma des Frères Coen, à Fargo en particulier. Evidement le résultat final est sans commune mesure principalement à cause d'un scénario trop simpliste et prévisible, mais l'ensemble est relativement plaisant. J'ai quand même pas mal ri au début de film à certaines situations comme le décès de la vieille femme à l'hôpital ou la révélation de la personne à qui Ruth confie son trauma. La récupération du PC portable est en soit un grand moment également. Mais petit à petit, le film change de ton : de clairement humoristique il va virer vers le thriller. Le film se termine même sur 20 dernières minutes d'une grande violence graphique assez inattendue et surprenante.

 

Sans véritablement parler de rupture de ton, il faut reconnaître que cette construction fonctionne assez bien. Maintenant soyons honnête, on reste dans de la VOD et le film comporte quand même pas mal de gros soucis d'écriture et d'ambition. Le scénario est quand même très faible et prévisible. Quand à la réflexion posée par le thème du film, elle ne va pas vraiment plus loin que son titre... Si on ajoute à cela un manque d'écriture et de charisme des personnages secondaires (principalement les méchants), on se retrouve avec un divertissement correct mais au final très classique. N'est pas Kiss Kiss Bang Bang qui veut...

 

Par contre, je voudrais quand même souligner le plaisir de retrouver Melanie Lynskey dans le rôle principal et Elijah Wood dans un rôle assez hilarant. Si la capacité de Frodon à se glisser dans ce type de personnage n'est plus à prouver, retrouver celle qui fut révélée par Peter Jackson dans Heavenly Creatures est un vrai plaisir. Elle est franchement hyper crédible dans son rôle de madame tout le monde dépassée par les évènements et je ne peux que regretter qu'on ne la voit pas plus souvent à l'écran. Finalement, I Don't Feel at Home in this World Anymore propose exactement ce qu'on peut attendre de la VOD. Soyons franc, nous ne pouvons pas espérer du genre qu'il nous livre de véritables chefs d'œuvre, mais il est légitime de pouvoir y trouver de bons divertissements sympathiques et c'est exactement ce qui nous est livré ici!

 

P.S.: Une dernière petite remarque, ça n'a pas grand chose à voir avec la qualité du film mais à titre perso j'aime beaucoup l'affiche du film et son style très SF post Apocalyptique!

 

En deux Mots:

 

Sympathique production VOD, I don't Feel at Home in this World Anymore fait parfois penser au cinéma des frères Coen. Mélange de comédie et de polar basé sur des situations du quotidien, le film commence sur des airs très légers avant de devenir assez violent dans sa dernière partie. Même si le scénario est très simpliste et prévisible, le duo d'acteur formé par Elijah Wood et Melanie Lynskey présente un vrai plus à l'ensemble.

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Lego Batman

Publié le par Leblanc M.

Lego Batman

Critique: 3/5

 

Soyons clair dés le départ, le fait que vous ayez apprécié La Grande Aventure Lego n'est absolument pas une assurance que vous aimerez Lego Batman. En soit, les deux films sont assez différents et ce spin off (qui n'en est pas vraiment un) est nettement moins profond et méta que la petite pépite de Chris Miller et Phil Lord. Fondamentalement, Lego Batman est bien plus lié à l'univers du Dark Knight qu'à celui de la célèbre marque de jouets. D'ailleurs, étrangement, le métrage fait bien plus référence et s'intègre mieux au passif cinématographique du super héros qu'à celui du premier film.

 

Par contre soyons honnête, j'ai énormément ri! La mise en abime va quand même souvent très loin et l'humour va souvent chercher assez loin dans la geekitude de son audience. Il a toutes les références à l'univers de Batman dont toutes une série de gags en rapport à la série des années 60 franchement hilarants (le coup du spray anti requin était mortel) mais ce n'est pas tout. Le film pousse quand même son univers à son paroxysme. Par exemple lors d'une scène nous avons droit aux Gremlins qui attaquent le Bat Wing. Il s'agit clairement d'une référence à un des épisodes les plus mythiques de la série Twilling Zone. Mais la question que je me pose est quand même la suivante, qui va repérer la référence et à qui s'adresse t'elle? Est-il normal qu'un film ne livre ses plus grandes qualités qu'à une toute petite partie de son public?

 

Pour l'anecdote j'ai été voir le film avec mon fils de 7 ans et sa meilleure amie, à plusieurs reprises ils m'ont demandé "pourquoi tu ris?". C'est un peu ça le problème, si pour les papas geeks le film est un pur moment de fou rire, les mamans risquent elles de le détester et les enfants de l'oublier dès le lendemain de séance. Car si on retire du film ces multiples clins d'œil, il ne reste quand même pas grand chose. Le rythme et la technique font clairement l'affaire et permettent au film de garder son audience la plus jeune accrochée mais il ne se démarquera pas pour eux d'un nouvelle épisode de l'Age de Glace. Il y a quand même un côté dérangeant quand un film demande un bac+2 en culture geek pour être apprécié à son juste niveau.

 

Là où La Grande Aventure Lego nous amenait dans des terrains assez novateurs en poussant son idée dans des retranchements assez surprenants et au final assez profonds, Lego Batman reste nettement plus superficiel. Le film ne prend pas beaucoup de risques et ne va pas plus loin qu'un bon gros délire pour fans de cinéma. En soit, on a un peu l'impression de voir un Deadpool édulcoré... Au final, on y retrouve un peu les mêmes qualités et les mêmes défauts. Le soucis c'est que je trouve que Lego Batman est souvent encore plus référentiel. Si la technique reste stupéfiante au final, le métrage ne se démarque pas forcément au niveau du tout venant dans le monde de l'animation. En choisissant de s'adresser principalement aux papas, Lego Batman s'écarte clairement des meilleurs Pixar ou Dreamworks qui offrent une qualité équivalente à tous les membres de la famille.

 

En deux Mots:

 

Film de geek par excellence, Lego Batman est très drôle et techniquement bluffant. Par contre, ne vous attendez pas à trouver un film aussi intelligent et subtil que La Grande Aventure Lego, il est beaucoup moins profond. S'adressant beaucoup plus aux papas qu'aux enfants, le film ne se démarque pas vraiment parmi les nombreux films d'animation qui envahissent les écrans.

 

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Les Proies (Sofia Copola)

Publié le par Leblanc M.

Cela fait un moment que Sofia Coppola n'a plus trop fait parler d'elle. Il est vrai qu'après avoir réalisé le trio de choc Virgin Suicide, Lost in Translation et Marie-Antoinette, ses films suivants ont moins marqué la presse et le public. Étrangement, la sortie de son nouveau film, Les Proies, reste pour l'instant assez confidentielle alors qu'il est prévu en salle pour cet été.

 

Pourtant, ce projet est quand même extrêmement intéressant. Outre le plaisir de retrouver une très grande réalisatrice derrière la caméra, Les Proies propose un casting du tonnerre: Colin Farrell, Nicole Kidman, Elle Fanning et Kirsten Dunst! De superbes acteurs au service d'une histoire vénéneuse et assez politiquement incorrecte. Adapté d'un roman de Thomas P. Cullinan, le film risque faire de grand bruit avec son récit mettant en avant les parcelles les plus noires de l'âme masculine et féminine.

 

Car de quoi parle le film exactement? Déjà adapté en 1971 avec Clint Eastwood, l'histoire est celle d'un soldat blessé qui trouve refuge dans un pensionnat de jeune fille durant la guerre de Sécession. Sans forcément en raconter plus sur le synopsis, il faut savoir que toute l'intrigue, extrêmement riche en rebondissements, joue sur la manipulation et la fourberie des êtres humains. Aucun personnages n'est vraiment blanc ou noir et tous tentent de se servir des atouts liés à leurs sexes pour obtenir ce qu'ils veulent.

 

A titre personnel je suis très curieux de savoir où Sofia Coppola conduira ce récit sulfureux. A la vue du trailer les images semblent en tout cas très belles et travaillés. Mélange de drame, de thriller, de western et d'érotisme, Les Proies, s'il est réussi, risque de s'imposer comme une des belles surprises de l'été 2017. En tout cas nous en reparlerons d'ici quelques mois lors de sa sortie.

 

 

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Split

Publié le par Leblanc M.

Split

Critique: 4/5

 

Avant de commencer cette critique j'aimerais vous encourager à aller voir Split le plus vierge possible. Ne regardez pas la bande annonce (qui en dévoile beaucoup trop), ne faites pas de recherche sur le film, évitez de vous faire spoiler... A vrai dire, savoir qu'il s'agit de l'histoire de trois jeunes filles qui se font kidnapper par une jeune homme du nom de Kevin à la sortie d'un anniversaire est totalement suffisant avant de se rendre dans la salle... Je vous promet d'ailleurs une critique sans spoiler, ce qui n'est clairement pas évidant avec ce genre de film... Comme beaucoup de films de M. Night Shyamalan, Split est clairement une oeuvre qui repose énormément sur sa narration et qui, pour peut qu'on se laisse prendre au jeu, nous embarque facilement dans son histoire. J'ai un rapport très difficile avec le cinéma de Shyamalan mais s'il y a bien une qualité que je lui ai toujours reconnue c'est une grande capacité de conteur. Je voudrais d'ailleurs directement rassurer ceux qui déteste son cinéma, Split risque de vous réconcilier avec lui. A titre personnel je l'avais découvert, comme quasiment tout le monde, avec le buzz autour de Sixième Sens. Un film que je n'avais vraiment pas aimé! Je trouvais qu'il ne reposait que sur son twist et était désespérément vide d'enjeux et de sens. Je m'étais ensuite rendu en dilettante en salle pour découvrir Incassable qui m'avait totalement scotché! C'était l'exacte opposé de son film précédant et je l'avais trouvé tellement dense que je le considère encore aujourd'hui comme le film de super héros le plus intelligent jamais réalisé. Dans la même ligné Signes m'avait également beaucoup plus. Par contre j'ai commencé à complètement décrocher avec The Village. Si ce dernier arrivait encore à faire illusion, principalement pour ces qualités formelles, la suite de sa filmographie m'est apparue franchement assez médiocre. Même le récent The Visit ne m'avait pas vraiment convaincu... Mais avec Split j'ai retrouvé, dans une moindre mesure, le plaisir que j'avais ressenti devant Incassable et Signes.

 

Après cette très longue introduction il est temps d'y aller, alors Split pourquoi c'est bien? Comme je l'ai évoqué le film est, comme souvent chez son auteur, un modèle de narration. Dés les 5 premières minutes les bases sont posés et nous sommes embarqué dans l'intrigue. Nous n'avons plus qu'a nous laisser conduire au travers d'un récit direct et solide. Alors que beaucoup d'auteur se serait servi de cette histoire pour nous offrir un récit faussement complexe et manipulateur ne nous conduisant absolument nulle part (comme dans le récent A Cure For Life), Shyamalan est très honnête. Son histoire est très simple mais diablement efficace et surtout cohérente. C'est une des grandes surprises du film pour moi, car avec un tel sujet le tout aurait franchement pu prendre des tournures ridicules et stupides mais non pas du tout. J'avais par exemple peur d'avoir droit à un twist pourri basé sur le personnage Casey, une des trois jeunes filles prises au piège par Kevin, mais Dieu merci le film est assez malin pour nous épargner ce genre de pirouette. En se focalisant principalement sur son anti-héros, le métrage arrive à rendre le "cas" de Kevin crédible et toute l'approche, à la fois médicale et philosophique, de sa pathologie est passionnante. D'ailleurs c'est clairement cette double lecture, un peu en forme d'origine story, qui intéresse Shyamalan. Nous suivons le cheminement d'un homme dans sa quête pour devenir ce qu'il est véritablement. En ce sens les dernières minutes du film sont très cohérentes et sont loins d'être une simple pirouette.

 

Biensur tout n'est pas parfait, certains passages sont un peu redondant. Par exemple les flash back concernant le personnage de Casey sont bien trop nombreux pour le peu qu'ils ont a révéler. La mise en scène reste très classique et on sent encore que Shyamalan formate un peu son film pour éviter de se faire une nouvelle fois rejeter par la critique et le public. Il y a également un léger sentiment de frustration dans cette impression que le film aurait pu être plus généreux sur certains points (on voudrait en voir "plus" de Kevin). Mais c'est au final cohérant aussi bien avec l'intrigue et avec le style Shyamalan. Il a toujours été un narrateur anti spectaculaire. Il suffit de se souvenir de la scène d'ouverture d'Incassable qui se focalisait sur les personnages sans rien montrer de l'accident de train. En se sens Split, malgré un aspect très classique, s'inscrit réellement dans la logique cinématographique de son auteur.

 

A titre personnel j'ai vraiment pris du plaisir devant Split qui m'a offert une promesse très intéressante concernant l'avenir de son metteur en scène. Avant de terminer cette critique je dois quand même souligner les performances des deux acteurs principaux. Si James McAvoy sort évidement une grande prestation dans un rôle extrêmement porteur, c'est encore plus Anya Taylor-Joy qui m'a marqué. Remarqué l'année dernière dans The Witch, elle possède une présence vraiment étrange à l'écran. Un physique doté d'une beauté particulière qui lui permet de faire transparaître toute un palette d'émotions sans forcément devoir beaucoup jouer. La confrontation des deux personnages n'en devient que plus ambigües et passionnantes. On peut retrouver dans leur affrontement un jeu de miroir qui, comme nous le découvrons à la fin, en cache un autre...

 

En deux Mots:

 

Split marque le retour en grâce de M. Night Shyamalan au travers d'un thriller assez classique mais d'une redoutable efficacité et d'une grande finesse d'écriture. A la fois angoissant et fascinant, il offre également une lecture intéressante sur l'accomplissement humain et la quête d'identité. Porté par un très bon duo d'acteurs, le film doit se découvrir le plus vierge possible pour pouvoir pleinement profiter.
 

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Top 10 des Acteurs qui se Ressemblent Etrangement

Publié le par Leblanc M.

Beaucoup se sont dit avec la sortie de A Cure for Life, la vache, cet acteur ressemble terriblement à Leonardo DiCaprio. Voici donc pour moi l'occasion idéale de faire un petit top 10 sur des acteurs aux ressemblances physiques particulièrement troublantes.

10) Leonardo DiCaprio et Dane Dehaan

Top 10 des Acteurs qui se Ressemblent Etrangement

9) Michael Keaton et Julien Lepers (ok je sais... Lepers est pas un acteur mais bon, cette ressemblance est tellement connue que je pouvais pas passer à côté...)

Top 10 des Acteurs qui se Ressemblent Etrangement

8) Brad Pitt et Robert Redford

Top 10 des Acteurs qui se Ressemblent Etrangement

7) Jack Nicholson et Michael Ironside

Top 10 des Acteurs qui se Ressemblent Etrangement

6) Skeet Ulrich et Johnny Depp

Top 10 des Acteurs qui se Ressemblent Etrangement

5) Amy Addams et Nicole Kidman

Top 10 des Acteurs qui se Ressemblent Etrangement

4) Javier Bardem et Jeffrey Dean Morgan

Top 10 des Acteurs qui se Ressemblent Etrangement

3) Joseph Gordon Lewis et Heath Ledger

Top 10 des Acteurs qui se Ressemblent Etrangement

2) Kristen Stewart et Riley Keough

Top 10 des Acteurs qui se Ressemblent Etrangement

1) Logan Marshal-Green et Tom Hardy (alors pour moi ceux là c'est quasiment des jumeaux...) 

Top 10 des Acteurs qui se Ressemblent Etrangement

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Les Adaptations de Jeux Vidéo au Cinéma, un Amour Impossible ? (3ème Partie)

Publié le par Leblanc M.

Nous sommes en 2005, le début des années 2000 fut catastrophique pour l'union des jeux vidéo et du cinéma. L'échec de Final Fantasy a marqué l'industrie au fer rouge. Plus personne n'y croit et les adaptations n'ont plus d'autre objectif que de devenir des séries B de bas étage. C'est dans ce contexte que débarque Silent Hill...

Silent Hill : La Vision d'un Auteur

Les Adaptations de Jeux Vidéo au Cinéma, un Amour Impossible ? (3ème Partie)

Pour contextualiser la sortie du film, je me dois de revenir sur deux points importants : l'état du cinéma de genre en France au début des années 2000 et qui est Christophe Gans, le réalisateur de Silent Hill. Au début du 21ème siècle, toute une tripotée de jeunes réalisateurs français décident de se lancer dans le cinéma de genre. Jusqu'à là, le cinéma fantastique et horrifique étaient quasiment inexistants dans l'hexagone. Pour cette génération qui a grandi dans les années 80 et s'est créé sa propre culture cinématographique dans les vidéoclubs, il est temps que ça change ! Ayant parfaitement digéré leurs classiques, c'est ainsi que des réalisateurs comme Alexandre Aja ou Pascal Laugier vont sortir des films comme Haute Tension, À l'Intérieur, Calvaire ou Saint Ange. Des films franchement très réussis qui, malgré leurs échecs systématiques en salle (dus principalement à des sorties anecdotiques), vont faire parler d'eux et ouvrir les portes d'Hollywood à cette génération. C'est ainsi qu'Alexandre Aja se retrouve au commande du remake de La Colline a des Yeux, que Pascal Laugier réalise The Secret ou que Xavier Gens... s’occupe d’Hitman, une autre adaptation de jeu vidéo sur laquelle nous reviendrons plus tard dans l'article.

 

Quel est le rôle de Christophe Gans dans tout ça ? Eh bien on pourrait le qualifier de mentor ou de parrain pour toute cette génération. Il faut savoir qu'avant de devenir cinéaste, Gans était à la tête du légendaire magazine Starfix. Dans les années 80, c'est principalement grâce à cette revue et à Mad Movies que la France s'est ouverte au cinéma de genre. C'est grâce à Gans et ses collègues que des cinéastes comme John Carpenter ou Wes Craven furent reconnus comme des auteurs à part entière. En passant derrière la caméra, il avait pour ambition de démontrer qu'on pouvait également proposer un autre cinéma en Europe. Après avoir fait ses armes sur le film à sketchs Necronomicon, il réalise Crying Freeman, une adaptation d'un manga japonais, et surtout le Pacte des Loups. Cette énorme production est probablement, à sa sortie, le film de genre le plus important (en terme d'ampleur, budget et ambition) jamais produit en France. Si les qualités du film peuvent être discutables, son impact est lui évident. Le film cartonne, il remporte même un grand succès aux Etats-Unis. Gans devient une sorte de libérateur pour les cinéastes voulant faire des films de genre en France et est, logiquement, le premier à travailler sur une grosse production Américain.

 

Voilà, toute cette longue introduction pour vous expliquer où en est Christophe Gans quand il débarque sur le projet Silent Hill. Mais il faut également savoir que son choix de réaliser Silent Hill ne vient pas d'un désir de travailler sur une grosse production mais d'un vrai amour pour le jeu. Il n'a en effet pas hésité à écrire à Konami pour présenter son projet et obtenir les droits. Si je vous explique tout ça, c'est vraiment pour vous montrer qu'à la différence des autres adaptations sorties à l'époque, Silent Hill le film avait à sa tête un vrai passionné. Un homme dont l'amour pour le cinéma de genre l'a poussé dans sa créativité et dans tous ses choix de carrière. Un homme qui n'a jamais travaillé sur un projet pour l'argent mais uniquement car il voulait en tirer une œuvre importante. En d'autres termes, pour la première fois, c'est un auteur qui est derrière la caméra.

Avec ses plans horrifique composé comme des tableaux on sent bien que Silent Hill n'est pas une production horrifique classique

Avec ses plans horrifique composé comme des tableaux on sent bien que Silent Hill n'est pas une production horrifique classique

Bien qu'il soit imparfait, on sent très bien en regardant Silent Hill que le film est très différent de ce qui fut proposé jusque-là. Gans n'acceptera quasiment aucun compromis (si ce n'est celui de développer le personnage de Sean Bean car les studios ne voulait pas d'un film 100% féminin) et offre des visions infernales assez dantesque. Certes la narration est parfois un peu foutraque et le dernier acte limite grand guignolesque, mais à côté de ça, Gans arrive à transposer parfaitement l'univers du jeu à l'écran. Alors que dans les mains d'un autre, le film aurait pu devenir une œuvre horrifique classique jouant sur les jumps scares et les effets gores ; le film repose sur son atmosphère dérangeante et une esthétisation du « grotesque » (qui ne doit absolument pas être pris au sens péjoratif du terme). Comme dans le jeu, certaines visions mettent le spectateur clairement mal à l'aise. Les apparitions de Pyramid Head, des Infirmières ou du Concierge se révèlent être de grands moments de terreurs en ne jouant que sur l'esthétique et en ne succombant pas à la facilité.

 

À sa sortie, Silent Hill n'a aucun problème à se présenter comme la meilleure adaptation de jeu vidéo jamais réalisée et c'est d'ailleurs toujours le cas aujourd'hui. Si certains gros défauts comme le climax final empêchent clairement au film d'être un chef-d’œuvre, le tout est vraiment très solide et intéressant. Mais si le film est si réussi, c'est principalement grâce à Christophe Gans qui a vraiment mis toute sa passion et toute sa volonté dans le projet. S'il n'avait pas pu transmettre à l'écran « sa » vision de Silent Hill, il n'aurait tout simplement pas réalisé le film.

 

Pyramide Head, probablement le monstre le plus iconique de l'univers de Silent Hill

Pyramide Head, probablement le monstre le plus iconique de l'univers de Silent Hill

Malheureusement, cette réussite reste une anomalie dans le système... Elle est due au fait que, malgré son budget important, le film s'est réalisé quasiment en dehors du système. Coproduit par les Etats-Unis et le Canada, il a été produit en dehors des gros studios et cela explique en grande partie la relative liberté artistique dont Gans a pu bénéficier. Si le bon accueil à la fois critique et public du film aurait dû mettre la puce à l'oreille des studios, ce ne sera malheureusement pas le cas... Ils auront une fois de plus une vision totalement déformée du succès de l'œuvre...

 

C'est ainsi que lorsque fut lancée la production de Hitman, une autre grosse production adaptée d'un jeu, la 20th Century Fox trouva judicieux d'engager un de ces petits « frenchy » qui montent. Voilà comment Xavier Gens se trouva à la tête du projet. Voilà tout ce que le studio avait retenu du succès de Silent Hill : c'est un français qui fait du cinéma de genre qui l'a réalisé... Tout le côté concernant la vision de l'auteur ou la liberté artistique, ils n'y accordent aucune importance. Gens se retrouve donc complètement emprisonné d'un projet sur lequel il n'a aucun contrôle. Le résultat final n'aura d'ailleurs rien de surprenant, Hitman est une grosse daubasse et se mange un bide retentissant !

Hitman ou comment détruire l'héritage de Silent Hill en un film

Hitman ou comment détruire l'héritage de Silent Hill en un film

Et voilà... En l'espace d'un film, tout l'héritage de Silent Hill et tout ce qu'il aurait pu apporter tombe à l'eau... Nous replongeons dans la même logique avec la production de séries B de piètres qualités (les suites de Resident Evil, Max Payne,...), des séries Z destinées au marché vidéo (Dead or Alive, King Rising,...) ou des blockbusters assez débiles (Prince of Persia,...). Le cas de la suite de Silent Hill, de par sa nullité, est assez révélateur de la logique créatrice que l'on impose aux adaptations de jeux vidéo.

 

Pourtant, je pense qu'aujourd'hui nous sommes plus proches que jamais d'atteindre la réussite... L'année dernière deux films, pas forcément très réussis, sont sortis en salle. Un des deux avait parfaitement digéré les trois premières clés que je vous ai présentées mais son échec artistique vient justement du fait qu'il ne possédait pas la quatrième et dernière clé nécessaire. Quant au second, il possédait justement cette quatrième clé mais n'avait pas les trois premières...

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A Cure for Life

Publié le par Leblanc M.

A Cure for Life

Critique: 2/5

 

Et bien voilà, finalement les 3 films que j'attendais le plus en février m'ont tous déçu (enfin c'est plus subtil pour Silence...). Pour ce qui est de A Cure For Life c'est probablement le cas le plus frustrant. Le film avait un potentiel énorme mais pour moi il ne fonctionne pas... Il part dans deux directions thématiques qui ne s'accordent au final pas ensemble et rendent le film soit trop prétentieux, soit trop stupide pour convaincre. Avant de revenir sur cet aspect bicéphale de l'œuvre, commençons par l'essentiel: de quoi parle A Cure for Life? L'histoire est celle de Lockhart, un jeune cadre dont l'ambition professionnel flirte avec l'illégalité. Pour lui éviter de sombrer sa société lui propose un deal. Il doit se rendre en Suisse récupérer un businessman parti en cure de thalasso et dont les seules nouvelles sont une lettre informant qu'il ne veut plus jamais revenir.

 

Ok, le point de départ fait furieusement penser à Shutter Island et la ressemblance physique entre Dane DeHaan (le révélation de Chronicle) et Leonardo DiCaprio renforce cette impression. Cependant soyons clair d'entrée de jeu, les deux films n'entretiennent quasiment aucunes similitudes. Le film de Scorsese étant plutôt un thriller psychologique alors que celui de Verbinski joue clairement avec les codes du cinéma d'horreur. Et c'est justement en jouant sur ces codes qu'il ne fonctionne pas pour moi. Il y a deux films en un dans A Cure For Life. Côté pile, nous avons une œuvre ultra sensorielle et mystérieuse jouant sur un fantastique léché, subtil et hautement métaphorique. Côté face, nous nous retrouvons avec un film rendant hommage à tout un pan du cinéma d'épouvante particulièrement graphique et excessif. Il fait clairement penser aux productions de la Hammer mais également à Mario Bava ou même à Jean Rollin. Et c'est là que le film ne fonctionne pas car il ne choisi pas son chemin. En soit, le fait que le scénario soit relativement débile et que le film se termine sur 30 minutes totalement granguignolesques et graphiquement excessives ne n'aurait posé aucun problème si le film avait joué cette carte tout du long. Mais le soucis c'est qu'en nous baladant pendant quasiment 2 heures dans une ambiance de mystères et une intellectualisation de genre ce final donne au film un côté risible... C'est d'autant plus dommage qu'on le voit venir à des années lumières... Pendant quasiment toute la projection je me suis dit: "J'espère que ce n'est pas "ça" qui va se passer et que le film m'a manipulé pour me sortir une fin dans la logique de la thématique". Mais malheureusement non... Le film m'a conduit exactement là où je redoutais qu'il m'emmène, mais de façon encore plus grotesque que je ne le craignais...

 

C'est vraiment dommage car plastiquement A Cure for Life est une vraie merveille! C'est d'une beauté à couper le souffle et la mise en scène est ultra travaillé. Que se soit dans son approche d'un fantastique "clinique" et mystérieux ou dans les excès "grotesques" (en sens noble du terme) visuellement, tout fonctionne. C'est l'accord des thématiques qui pose problème. Nous aurions eu tout un film hommage au fantastique "gothique" jouant à fond sur les excès du genre le côté "idiot" du scénario n'aurait posé aucun problème. En l'état j'ai juste trouvé que le film n'avait absolument aucun sens... J'ai vraiment l'impression que le scénario a été travaillé et retravaillé et qu'au final il n'a plus aucune logique... Je ne vais pas spoiler mais sincèrement quel est l'intérêt et le sens de la scène d'ouverture dans le récit? Ok elle symbolise cette "fameuse" maladie de l'homme et on a déjà tout ce rapport à l'eau, mais vu que toute cette thématique ne même finalement à rien et qu'elle est désamorcé dans les 30 dernières minutes je ne comprend pas le pourquoi du comment... C'est pareil pour toutes les scènes avec la maman du héros, je ne comprend pas leurs sens et leurs utilités vu la direction que choisi de prendre le film...

 

Je ne vais pas pousser plus en avant l'analyse car je ne veux pas spoiler mais je comprend bien pourquoi le film va faire débat. A mes yeux si le film est un régale visuel et que je ne me suis pas ennuyé une minute pendant les 2h30 de projection, je ne peux quand pas le qualifier de réussi. Les errances scénaristiques et thématiques sont, pour moi, vraiment trop importantes et font de cette cure un traitement assez farfelu...

 

En deux Mots:

 

Visuellement bluffant et parfois angoissant, A Cure for Life se gâche complètement lors de son final granguignolesque et totalement stupide. En 30 minutes il désamorce complètement tout ce qui avait précédé pour plonger le film dans un autre genre. Il y avait certainement deux très bon films dans A Cure for Life mais leur fusion aboutit à un résultat qui ne fonctionne malheureusement pas.

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Silence

Publié le par Leblanc M.

Silence

Critique: 3/5

 

Je vais commencer cette critique assez durement. Silence est certainement le film le plus difficile d'accès de Martin Scorsese. Il est long, austère, quasiment absent de musique, essentiellement contemplatif et l'histoire (pas les enjeux) tient sur un timbre-poste. Il est évident qu'une bonne partie du public sortira de la salle en détestant copieusement le film. À titre personnel, je n'ai d'ailleurs pas peur de dire que je n'ai ressenti aucun plaisir durant les 2h45 de projection. Cependant, loin de moi l'idée de dire que Silence est un mauvais film ! C'est au contraire un film très intéressant et passionnant par bien des aspects.

 

Oui, j'ai ressenti de l'ennui devant Silence. Oui, la première partie est assez redondante et prend beaucoup trop de temps à se mettre en place. Oui, le film ne dégage quasiment aucune émotion positive. Mais je pense qu'avec Silence, Martin Scorsese a voulu boucler une trilogie entamée avec La Dernière Tentation du Christ et Kundum. À savoir : livrer une vision très pédagogique des mouvements religieux. Le réalisateur de Taxi Driver n'a jamais caché sa foi et sa dévotion catholique. Tout comme Mel Gibson, toute sa filmographie transpire de ses croyances. Mais à la différence de Gibson qui a tendance à sublimer la foi, Scorsese l'intellectualise. C'est ainsi que Silence ressemble énormément à un cours de théologie de deux heures trente. Il s'agit d'un point essentiel à savoir avant d'aborder le film pour éviter d'être trop désarçonné par celui-ci.

 

Maintenant, si les échanges de point de vue et les débats sur les croyances vous passionnent, il y a fort à parier que Silence vous interpelle. Le film ouvre le débat et disserte sur un nombre incalculable de points. En quoi notre enracinement géographique défini notre foi, quels sont les dangers de celle-ci, quel est le sens de la transmission, quelles sont les valeurs des actes par rapport aux convictions... Mais la question principale abordée par le film est celle que les athées se posent le plus régulièrement, quel est le sens du silence de Dieu vis-à-vis de la souffrance humaine ? Le film ne répond pas clairement à ces questions mais livre des pistes et propose des points de vue passionnants. Il démontre à quel point la foi est une chose complexe et qu'on ne peut y trouver de réponse universelle. En ce sens, tous les échanges entre le personnage d'Andrew Garfield et de l'inquisiteur sont des modèles de dialogues. Certains ont qualifié le personnage de raciste mais ce n'est pas forcément mon point de vue. Certes, il ressemble souvent à une caricature de japonais, mais il est plus subtil qu'il n'y paraît et ses paroles sont pleines de sens.

 

Pour en revenir à Andrew Garfield, je me dois de souligner sa prestation qui est une nouvelle fois impressionnante. Après Tu ne Tueras Point il y a quelques mois, il nous livre une nouvelle performance basée sur la foi. Mais à la place d'un héros aux convictions inébranlables, nous avons ici un prêtre en doute face au silence de son seigneur. Une fois de plus, Scorsese prouve qu'il dirige à merveille ses acteurs. Tout comme il offre une superbe mise en scène en filmant le japon médiéval dans ce qu'il a de plus beau mais aussi de plus sale. En se révélant être plus un film à débat qu'une œuvre sensorielle, Silence a de quoi interpeller ; mais finalement, le cinéma, c'est un peu comme la religion. Nous pouvons trouver un sens et une logique dans quelque chose qui nous déplait. En ce sens, aller voir Silence, c'est un peu faire un acte de foi cinématographique.

 

En deux mots :

 

Silence est un film déplaisant. Il est long, austère et terriblement froid. Il s'agit bien plus d'un film pédagogique nous invitant à débattre sur des thèmes liés à la foi qu'une œuvre narrative. Si certains trouveront probablement les dialogues passionnants et les réflexions pertinentes, la majorité risque d'être déstabilisée par le film et ne ressentir qu'un profond ennui.

 

Publié dans Critiques

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Grave (Julia Ducournau)

Publié le par Leblanc M.

J'entends déjà les réactions des amateurs de films d'horreur: "Olala, un film d'horreur français? Pfffttt ça doit-être tout pourri!". J'aurais envie de répondre avez-vous vu : A l'Intérieur, Martyr, Haute Tension? Maléfique? La réponse est probablement non... Car le vrai soucis du cinéma d'épouvante français n'est pas tant sa qualité (objectivement très bonne) que sa distribution! La majorité des distributeurs français détestent le genre, ils ont bien plus de respect pour un film comme les Visiteurs 3 que pour une œuvre comme Calvaire. Parfois, on pourrait se dire qu'il y a une vrai recherche de la médiocrité car seules les productions les plus mauvaises (mais aussi les plus "françaises") sont bien distribuées en salle. Des merdes comme Promenons Nous dans les Bois, Bloody Malory ou Humains représentent ainsi pour la majorité le cinéma horrifique français... Il en va d'ailleurs de même pour le cinéma d'action made in Paris, tout le monde connaît la "saga" Taxi mais quasiment personne n'a vu le démentiel Nid de Guêpes! Bref, mon but n'est pas ici de faire un article sur les films de trouilles français mais de vous parler de Grave! Cependant je vous invite quand même à jeter un œil aux films précités ainsi qu'à Baxter, les Yeux sans Visage, la Main du Diable, Baby Blood ou La Féline pour les films un peu plus anciens.

 

Bon, tout ça c'est bien mais en quoi Grave risque-t-il de faire grand bruit lors de sa sortie le mois prochain et de marquer méchamment son public? Comme beaucoup de films d'horreur, il se balade de festival en festival depuis plusieurs mois et lors de chaque projection, c'est le choc! Mieux encore, le film est déjà culte aux USA alors qu'il n'est même pas encore sorti! Shyamalan a invité tout le monde à découvrir le film et le très sérieux magazine Variety a placé sa réalisatrice, Julia Ducournau, parmi les 10 réalisateurs à suivre en 2017. Plus récemment, le film vient de remporter le grand prix au festival Gérardmer et même obtenu la meilleure note du public depuis la création du festival. Bref, c'est un mega buzz!

 

Mais de quoi parle exactement le film? L'histoire est celle de Justine, une étudiante surdouée qui à l'âge de 16 ans est admise dans une école de vétérinaire. Mais dés son arrivée à la fac, la pauvre fille est confrontée au bizutage. Elle est entre autre obligée de manger de la viande, une première pour elle qui est végétarienne comme tous les membres de sa famille. Voilà pour le pitch de départ et de l'avis général, il ne faut pas en savoir d'avantage avant de découvrir le film en salle. Sachez juste que le film est semble-t-il esthétiquement très beau (ça se voit déjà dans le trailer), assez gore et dérangeant et surtout, et là c'est surprenant, très drôle!

 

Je n'en dirai pas plus et je vous invite donc à vous rendre en salle le 15 mars pour vous faire votre propre opinion. Pour ma part j'y serai et je vous livrerai ma critique dans les heures qui suivront! Sur ce, bonne Saint Valentin, je viens de me rendre compte que j'avais surement fait la preview la moins adaptée possible en fonction de la date...

 

Publié dans Preview

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Les 10 Meilleurs Films de Martin Scorsese

Publié le par Leblanc M.

Pour patienter jusqu'à mercredi et la sortie de Silence, son nouveau film, je vous propose un top 10 de mes films préférés de Martin Scorsese. Bien entendu, ce top 10 est totalement subjectif. Choisir 10 films dans une filmographie aussi riche est déjà un défi en soi! Il s'agit surtout de jeter un petit coup d'œil dans le rétro pour évaluer la filmographie d'un des plus grands cinéastes en activité.

10) Mean Street

Les 10 Meilleurs Films de Martin Scorsese

9) Les Affranchis

Les 10 Meilleurs Films de Martin Scorsese

8) A Tombeau Ouvert

Les 10 Meilleurs Films de Martin Scorsese

7) Les Infiltrés

Les 10 Meilleurs Films de Martin Scorsese

6) Raging Bull

Les 10 Meilleurs Films de Martin Scorsese

5) La Dernière Tentation du Christ

Les 10 Meilleurs Films de Martin Scorsese

4) Casino

Les 10 Meilleurs Films de Martin Scorsese

3) Hugo Cabret

Les 10 Meilleurs Films de Martin Scorsese

2) Gangs of New York

Les 10 Meilleurs Films de Martin Scorsese

1) Taxi Driver

Les 10 Meilleurs Films de Martin Scorsese

Publié dans Top 10

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