Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Newsletter Février 2017

Publié le par Leblanc M.

Bonjour à tous,

 

Tout d'abord, je voulais vous remercier d'avoir été si nombreux à consulter mon site lors de son mois d'ouverture! Les statistiques sont très bonnes et franchement ça fait plaisir! J'espère que dans l'ensemble vous avez apprécié le contenu que je vous ai proposé. Si vous avez la moindre remarque n'hésitez pas à m'en faire part, je suis tout à fait ouvert à la critique! De la même façon, si vous avez des désidératas, faites m'en part (un film que vous voulez absolument que je critique, une idée d'article, un top 10 qui vous amuserait,...). L'idée est vraiment de faire évoluer le site en fonction de vos envies (et un peu des miennes aussi faut pas non plus exagérer...).

 

Avant de vous annoncer le programme du mois de février, je souhaitais revenir un peu sur le mois de Janvier. On peut dire que l'année cinématographique a très bien commencé! Nocturnal Animal, A Monster Calls et surtout La La Land se sont révélés être d'excellent films! Au vu des statistiques, j'aurais tendance à dire que vous avez apprécié l'article en plusieurs parties sur le cinéma de Fantasy et également les Top 10. D'ailleurs, celui consacré aux Razzies est l'article le plus lu du mois.

 

Pour février, je peux déjà vous annoncer le thème de l'article du mois. Il sera en 4 parties et s'intitulera: Le Cinéma et les Jeux Vidéos, un Amour Réellement Impossible? J'espère en surprendre quelques uns et vous démontrer (via 4 films) que les choses sont bien plus subtiles qu'il n'y paraît. Au niveau des tops 10, j'alternerais toujours entre des sujets plus sérieux et d'autres plus amusants. Pour ce qui est des critiques, j'ai 7 ou 8 films de planifiés au cinéma, je vous laisse la surprise des films qui seront traités. Par contre vous découvrirez dés demain, avec les résultats du concours, le top 3 de mes attentes pour février. A propos de concours justement, que les perdants se rassurent, à la fin du mois vous aurez de nouveau votre chance de gagner un prix!

 

Voilà, je pense avoir fait le tour des différents sujets dont je voulais parler avec vous. Encore une fois, merci à tous et je vous souhaite une bonne lecture pour le mois de février!

 

Votre Aubergiste.

Partager cet article

Repost 0

Les 10 Rôles les plus Marquant de John Hurt

Publié le par Leblanc M.

Comme l'année dernière, le mois de Janvier 2017 se révèle assez cruel au niveau du monde du cinéma... John Hurt, un des visages les plus emblématique du 7ème Art, vient de nous quitter. En hommage à sa très grande carrière je vous propose un top 10, forcément in exhaustif, de ses plus grands rôles.

Mention Spéciale: The Storyteller dans la série télé The Storyteller

Les 10 Rôles les plus Marquant de John Hurt

10) Ollivander dans Harry Potter à l'Ecole des Sorciers, Harry Potter et les Reliques de la Mort 1er et 2ème partie

Les 10 Rôles les plus Marquant de John Hurt

9) Billy Irvine dans La Porte du Paradis

Les 10 Rôles les plus Marquant de John Hurt

8) Dexter dans Melancholia

Les 10 Rôles les plus Marquant de John Hurt

7) Adam Sutler dans V pour Vendetta

Les 10 Rôles les plus Marquant de John Hurt

6) Professeur Trevor Bruttenholm dans Hellboy et Hellboy 2

Les 10 Rôles les plus Marquant de John Hurt

5) Gilliam dans le Transperceneige

Les 10 Rôles les plus Marquant de John Hurt

4) Marlowe dans Only Lovers Leff Alive

Les 10 Rôles les plus Marquant de John Hurt

3) Kane dans Alien le Huitième Passager

Les 10 Rôles les plus Marquant de John Hurt

2) Max dans Midnight Express

Les 10 Rôles les plus Marquant de John Hurt

1) John Merrick dans Elephant Man

Les 10 Rôles les plus Marquant de John Hurt

Publié dans Top 10

Partager cet article

Repost 0

La La Land

Publié le par Leblanc M.

La La Land

Critique: 5/5

 

Avant de débuter ma critique de La La Land, il me semble très important de préciser un point : Je n’aime pas les comédies musicales ! Je trouve que le genre est daté et que les classiques vieillissent assez mal. Pour ce qui est des films les plus récents, à quelques exceptions près (Hedwig and the Angry Inch), je les trouve trop académiques et qu’ils manquent désespérément de créativités (Chicago, les Misérables,…). Tout ça pour vous démontrer que je n’abordais pas La La Land en tant que fan du genre mais uniquement en amateur de cinéma. A ce niveau, mon constat est simple : en l’état, le film est à mes yeux irréprochable. Que ce soit sur le plan technique ou thématique, je suis tout simplement incapable de lui faire le moindre reproche. Dans son style, La La Land est tout simplement un film parfait.

 

Je vais commencer par évoquer rapidement l’aspect technique qui, bien qu’impeccable, me passionne moins que la finesse d’écriture du film. Dès la première scène, le ton est donné. Nous avons droit à un plan séquence de 6 minutes tout simplement stupéfiant de maitrise ! Eblouissante, cette scène servira de maître étalon pour les numéros chantés qui réutiliseront généralement les mêmes techniques de mise en scène. A cet exercice et que ce soit au travers de l’utilisation des codes couleurs, des chorégraphies ou de la lumière, le film mérite d’être montré à tous les étudiants en école de cinéma tant il est remarquable. A la fois très respectueuse des grands classiques du genre (il y a beaucoup de Jacques Demy dans le film) mais en ne rejetant absolument pas la modernité, la réalisation de Damien Chazelle est totalement en adéquation avec son sujet.

 

Et justement, quel est le sujet du film ? Le pitch de base est la rencontre amoureuse entre une actrice en devenir et un musicien de jazz et le parcours créatif qui en découlera. Le parallèle est assez clair, La La Land nous raconte au travers de cette romance l’histoire des comédies musicales, la magie qui s’opère lorsque le 4ème et le 7ème art se rencontrent. Des débuts hésitants à l’harmonie parfaite de deux courants artistiques qui fusionnent, le film nous fait revivre les années d’or d’un genre qui vit aujourd’hui principalement dans la nostalgie. Et justement, ATTENTION SPOILER, c’est exactement là que nous conduit le film… Nos deux amoureux modernisent leurs talents et s’écartent artistiquement l’un de l’autre. S’ils continuent de s’aimer, leurs arts les conduisent dans des directions bien différentes. La fin du film, totalement bouleversante, fait se rencontrer une nouvelle fois nos amoureux pour partager le souvenir du passé ! S’étant toujours aimés, Mia (le cinéma) et Sébastian (la musique) partagent une explosion de joie, de dynamisme et revivent un amour idéalisé. Pendant une courte parenthèse, ils s’évadent dans leur nostalgie et se souviennent pourquoi ils se sont tant aimé et puis, d’un simple petit mouvement de tête, se saluent et retournent vivre leurs carrières chacun de leur côté… Magnifique, tout simplement… Fin du SPOILER.

 

Cette parenthèse est exactement ce qu’est La La Land par rapport aux comédies musicales : une rencontre qui idéalise et transcende ce que le genre nous offre de plus beau, un instant enchanté que nous savons éphémère mais qui ranime une flamme tellement forte qu’elle ne pourra jamais s’éteindre. La La Land est un film puissant sur l’amour, le cinéma, la musique, les rêveurs et la magie de ces rencontres… D’un optimisme sans limite, le film est la meilleure alternative à proposer au quotidien bien sombre que nous vivons actuellement. Même si c’est juste pour un court moment, La La Land vous emportera dans son sillage rayonnant et je vous garantis que vous sortirez de la salle avec un immense sourire aux lèvres.

 

En deux mots:

L'histoire de la comédie musicale racontée comme une rencontre d'amour entre deux rêveurs... Voilà le magnifique point de départ de La La Land. A la fois respectueux des traditions et très moderne dans son écriture, il s'agit surtout d'une claque sur de la plan technique! Mais s'il fallait une seule raison pour se précipiter dans les salles je dirais juste que La La Land rend heureux...

Publié dans Critiques

Partager cet article

Repost 0

20 Films pour Comprendre un Genre: La Fantasy (6ème et dernière partie)

Publié le par Leblanc M.

Le Seigneur des Anneaux : La Communauté de l'Anneau (2001) Peter Jackson :
 

La légende raconte qu'il y a bien longtemps le seigneur des ténèbres Sauron, a tenté de gouverner tous les peuples libres par l'intermédiaire d'un anneau de magique. Seule l'alliance des hommes et des elfes fut assez puissante pour le repousser. Mais l'anneau de pouvoir, dont uniquement la destruction est capable de vaincre définitivement Sauron, fut perdu... Bien des années ont passé et la légende de l'anneau fut oubliée... Jusqu'au jour où l'anneau fut retrouvé par la créature le plus improbable qui soit : un hobbit, une race semi-homme douce et pacifique, qui s'intéresse bien plus à la douceur de vivre qu'à la guerre. Mais c'est de ces êtres pacifiques que dépendra le destin des hommes, des elfes et des nains.
 

20 Films pour Comprendre un Genre: La Fantasy (6ème et dernière partie)

Nous sommes en 2001, à la vieille des fêtes de fin d’années et la fantasy va changer à tout jamais… En effet, la sortie de deux films va complètement modifier l’impact du genre dans l’industrie du cinéma. Le premier volet de la trilogie du Seigneur des Anneaux et le début des aventures d’Harry Potter débarquent dans les salles. A l’époque, le genre est à l’agonie depuis presque 15 ans. Il ne survit qu’au travers des navets honteux (Donjons et Dragons), des suites navrantes de franchises (l’Histoire Sans Fin 3) ou de blockbusters à côté de la plaque (Cœur e Dragon) toujours synonymes d’échecs au box-office. Mais durant le mois de décembre 2001 , tout va changer…

On dit souvent que Le Seigneur des Anneaux est le livre le plus lu au monde après La Bible. Il peut donc sembler surprenant qu’Hollywood n’ai pas tenté plus tôt d’adapter au cinéma les aventures de Frodon, Gandalf et Aragorn. En effet, hormis un dessin animé réalisé par Ralph Bakshi en 1978, le livre de Tolkien n’avait jamais été transposé sur grand écran. Même si Star Wars ou Willow s’en inspiraient fortement, les studios semblaient juger l’œuvre inadaptable. Et pour cause… Le roman étant particulièrement vaste, mettant en œuvre un univers demandant une mise en place très importante et des scènes de bataille dantesques, le travail semblait tout simplement colossal.

C’est finalement de la volonté d’un seul homme que le miracle va se produire. Peter Jackson, fan de la première heure, n’est à l’époque qu’un jeune réalisateur s’étant fait connaître au travers de films gores (Braindead, Bad Taste) et commençant tout juste à toucher au système des grands studios avec Fantômes contre Fantômes. Quand il commence à démarcher avec son projet d’adapter le roman de Tolkien en deux films de trois heures, il n’est de la sorte pas forcément pris au sérieux. Miramax s’engage dans un premier temps mais, effrayé par l’ambition de Jackson, décide de freiner ses ardeurs et demande une adaptation en un seul film. Le réalisateur Néo-Zélandais quittera le navire et trouvera son salut chez New Line Cinéma. Le petit studio qui monte après avoir fait fortune grâce, entre autre, à la série des Freddy. Totalement en confiance, ils vont même jusqu’à proposer à Jackson de réalisé trois films et de lui donner carte blanche pour se lancer dans ce qui sera probablement, à l'époque, le projet le plus ambitieux de l’histoire du cinéma. Une telle folie financière n’aurait jamais pu venir d’un studio déjà bien implanté, mais New Line, qui a rencontré le succès avec un pur film anti hollywoodien comme Se7en, croit en sa bonne étoile.

L’histoire de ce tournage fleuve de presque un an pourrait à elle seule remplir un livre : un budget de 300 millions de dollars, la création du studio d’effets spéciaux Weta, des plans mettant en scènes jusqu’à 700 comédiens,… pour arriver à une trilogie d’une durée totale de quasiment 12 heures dans sa version longue ! Le pari était aussi fou que le succès fut immense ! La sortie de la Communauté de l’Anneau est un succès planétaire. Le film devient un des plus gros succès de l’histoire du cinéma, récolte des éloges de la critique et créé la communauté de fans la plus importante depuis Star Wars ! Le succès ne fera que grandir avec les sorties des épisodes 2 et 3. Au final, la trilogie remporte 17 Oscars (pour 30 nominations) et devient, à l’époque avec Harry Potter, la franchise la plus rentable de l’histoire du cinéma.

Véritable miracle de cinéma, l’aura du Seigneur des Anneaux n’a jamais diminué depuis et restera certainement un des mythes les plus puissants du cinéma avec la saga de la Guerre des Etoiles. Même si, pour beaucoup, le premier volet reste le plus réussi, les trois films forment en réalité une seule saga de près de 12h absolument dantesque. Le retour en terre du milieu de Peter Jackson avec son adaptation du Hobbit ne fédérera pas autant la critique, qui ne retrouvera pas la même ampleur que dans la trilogie de l’Anneau. Par contre le public se rendra de nouveau massivement en salle, prouvant que les spectateurs n’en n’ont pas fini avec l’univers de Tolkien. S’il devait y avoir qu’un film définitif en matière de fantasy, il ne fait aucun doute que Le Seigneur des Anneaux serait celui-là.
 

Harry Potter à l'Ecole des Sorciers (2001) Chris Colombus :
 

Orphelin depuis sa plus tendre enfance Harry ne connaît rien de ses origines et de ses parents. Elevé par son oncle et sa tante qui se montrent très dur envers lui, il se rend bien compte qu'il est différent. Il semble capable de réaliser des prodiges que seul un magicien pourrait produire. Peu avant son 11ème anniversaire, il reçoit une étrange lettre l'invitant à rejoindre l'école de magie de Poudlard où sa formation de sorcier va pouvoir commencer. C'est le début d'un grande aventure pour Harry qui va partir à la découverte de son passé et découvrir, en compagnie de ses nouveaux amis Ron et Hermione, un monde fabuleux où la seule limite semble être celle de notre imagination.
 

20 Films pour Comprendre un Genre: La Fantasy (6ème et dernière partie)

Commençons par couper court au débat : Harry Potter est-il un film de fantasy ? Le couplet des non se fait directement entendre avec comme argument que le film se passe à notre époque contemporaine. Certes oui, mais n’es ce pas le cas également de l’Histoire Sans Fin ou du Magicien d’Oz ? Alors l’on pourra me dire que l’introduction de ces deux films se passe bien à notre époque mais que les mondes d’Oz et de Fantasia sont des univers indéfinis non reliés à notre propre univers. Mais n’en est-il pas de même pour l’univers du petit sorcier à lunette ? Hormis l’introduction se passant généralement chez la famille Dursley, les films se déroulent exclusivement dans l’univers des sorciers qui est sans lien réel avec le modernisme de notre société. Que ce soit l’école de magie de Poudlard, le village de Pré au Lard ou encore le Chemin de Traverse, tous les lieux fréquentés par Harry et ses amis peuvent-être reliés à une époque médiévale et n’ont aucune attache au réalisme de notre société. Alors, certes, l’interaction entre les deux mondes existe mais elle reste, du moins durant les 6 premiers films, tellement légère quelle ne justifie pas de ne pas inclure la saga dans le genre.

Le succès de Harry Potter vient de l'intelligence de l'écrivaine J.K. Rowling qui, si elle n'a rien inventé, a réussi à ingérer, digérer et régurgiter un énorme pan de la mythologie. La série de romans réussi à moderniser la fantasy et à la faire découvrir au jeune lecteur. Plus fort encore, les romans grandissent en même tant que le public. Si les 2 premiers ouvrages sont très enfantins, les volumes 3, 4 et 5 deviennent de plus en plus sombres. Les 2 derniers romans étant devenus clairement orientés public jeunes adultes. Bien avant la fin de publication du cycle littéraire, Hollywood s'intéresse à une adaptation. Spielberg veut dans un premier temps s'emparer du personnage et le faire jouer par Haley Joël Osment. Rowling refuse catégoriquement ! Même si elle accepte de vendre son travail au studio américain, l'empreinte purement britannique du roman doit être respectée.

Finalement les producteurs comprennent bien que le succès du roman est dû au talent de Rowling et ils décident de lui laisser un champ libre particulièrement large pour un auteur. Chris Columbus, un réalisateur qui s'est illustré dans le cinéma familial avec Home Alone ou Mrs Doubtfire, est engagé. A la fois rompu au gros budget et assez transparent dans ses ambitions artistiques, Columbus semble un choix cohérent. Le casting, pour sa part, est composé du gratin du cinéma anglais : Richard Harris, Alan Rickman, John Cleese ou encore Maggie Smith. Pour les rôles d’Harry, Hermione et Ron, les jeunes débutants Daniel Radcliffe, Emma Watson et Rupert Grint sont castés. Doté d'un très gros budget de 125 millions de dollars, la production est ambitieuse et le film se veut être un événement.

Et c'est ce qu'il sera ! Même si les critiques sont parfois mitigées, le public se rue en salle. Si l'on critique le jeu des jeunes acteurs, certains effets-spéciaux et le manque d'ambition par rapport au Seigneur des Anneaux, le public n'en a cure. Les enfants sont fascinés par le film et le succès est fracassant. Le premier volet de la franchise rapporte pas moins de 975 millions de dollars ! Un score faramineux que seul Titanic avait réussi à atteindre à l'époque.

La suite, on la connaît : 8 films et 8 cartons au Box-office ! Même si le 3ème épisode (Le Prisonnier d'Askaban) sera le seul à être une véritable réussite artistique, la saga va marquer le genre de façon indélébile. Pendant plus de 10 ans, le public va suivre Harry, Ron et Hermione dans leurs aventures et découvrir en leur compagnie une mythologie qu'ils avaient oubliée. Véritable symbole du divertissement familial, les films vont relancer, avec le Seigneur des Anneaux, le genre et en faire le fer de lance des blockbusters Hollywoodiens.

Stardust (2007) Matthew Vaughn :
 

Tristan est un jeune et fougueux jeune homme habitant le village de Mur, un village nommé de la sorte en raison de la gigantesque muraille l'entourant que personne n'a le droit de franchir. Fou d'amour pour la jeune Victoria, une jeune fille ne voyant en lui qu'un ami, Tristan est prêt à tout pour la séduire. Un soir, il aperçoit une étoile filante s'écrasant juste de l'autre côté du mur. Bravant tous les interdits, Tristan décide de passer au-delà de celui-ci pour ramener l'étoile à Victoria en gage d'amour. Il pénètre donc dans le royaume magique de Stormhold et découvre que l'étoile est en réalité une jeune fille qui se révèle être la quête de bien des convoitises au sein de ce royaume fantastique.
 

20 Films pour Comprendre un Genre: La Fantasy (6ème et dernière partie)

Les conséquences du succès de la trilogie de l’anneau et des aventures du petit sorcier sur le cinéma de fantasy furent tout simplement sans précédent. Du jour au lendemain, le genre est devenu rentable et c’est des dizaines de projets qui voient le jour. L’on passe ainsi à des productions démesurées mais sans âme tentant de rééditer le succès des deux franchisses précitées (la trilogie Narnia ou La Croisée des Mondes) au blockbuster nanardesque (Eragon). Finalement, peu de films tirent véritablement leur épingle du jeu. Si Les Chroniques de Spiderwick et La Légende de Beowulf comportent de nombreuses qualités, les 2 films les plus réussis (Bridge to Terabithia et Le Règne du Feu) n’appartiennent pas vraiment au genre, le premier étant un mélodrame déguisé en fantasy familiale pour surfer sur le succès du genre et le second étant un film de science-fiction post apocalyptique incorporant des dragons. Il faudra véritablement attendre la sortie de Stardust pour accoucher d’un vrai chef d’œuvre.

Sorti en 1999 le roman graphique à l’origine du film est directement acheté en vue d’être adapté au cinéma. Ecrit de la main de Neil Gaiman, auteur entre autre des comics cultes Sandman, le roman mettra presque 10 ans avant d’être transposé à l’écran. En cause : des désaccords entre Gaiman, très attentif au devenir de son œuvre, et les producteurs. Bien qu’il ne soit pas braqué sur l’idée d’une adaptation fidèle, il souhaite cependant avoir un droit de regard sur le traitement de son œuvre. L’arrivée du cinéaste et producteur Matthew Vaughn sur le projet va grandement accélérer les choses. L’entente entre l’écrivain et le cinéaste est très bonne et ils conviennent rapidement d’un traitement plus léger que celui du livre, incluant plus d’humour et moins de violence. Si, à l’accoutumée, ce genre du choix artistique est peu payant, il fonctionne à merveille pour Stardust.

Pour interpréter chacun des personnages, un acteur de grand renom est engagé. Le film se retrouve donc avec un casting d’enfer incluant Claire Danes, Robert De Niro, Michelle Pfeiffer, Rupert Everett, Mark Strong ou encore Peter O’Toole. Seul le rôle principal est confié à un comédien inconnu, le débutant Charlie Cox (future Daredevil). Ce choix est assez cohérant dans la mesure où le personnage de Tristan représente une certaine innocence et est, comme le spectateur, vierge à l’univers fantastique dans lequel il est plongé. De plus, l’alchimie entre Cox et Danes est réelle et renforce la crédibilité de leur histoire d’amour. Même si une bonne partie du confortable budget de 75 millions de dollars est engloutie par ce casting de rêve, le film se distingue par ses superbes décors et des fantaisies visuelles tels qu'un impressionnant bateau volant.

Sorti à la fin de l’été 2007 au cinéma, le film, malgré des critiques assez enthousiastes, sera un demi-échec, principalement dû à une date de sortie totalement incompréhensible. Alors que le film aurait idéalement trouvé son public durant les fêtes de fin d’années, il débarque à la fin d’un  été chargé en termes de blockbusters. En effet, viennent de se succéder en quelques semaines les 3èmes épisodes de Shrek, Spider-Man, Jason Bourne et Pirates des Caraïbes, le 4ème Die Hard, le 5ème Harry Potter, Ratatouille, Les Simpsons et le 1er volet de Transformers ! Cerise sur le gâteau, le film sort le même jour que Rush Hour 3 pour couronner ce qui restera comme le plus gros été de l’histoire en termes de blockbuster. Face à de telles franchises il est très difficile de trouver son public. Quand on sait que l’hiver 2007 était pour sa part très pauvre en sortie (d’où le triomphe d’un film aussi anodin que I Am Legend) et que le genre se prête nettement mieux à cette période de l’année, la date de sortie de Stardust restera comme un choix particulièrement étrange. Preuve que les producteurs ne croyaient probablement pas à ce film qu’ils jugeaient trop « bizarre ». Aujourd’hui encore, il est difficilement compréhensible que le meilleur des nombreux films surfant sur la vague du Seigneur des Anneaux soit également le premier à rencontrer un échec public.

Même si les termes « frais, drôle et romantique » restent les plus  adaptés pour décrire ce merveilleux film qu’est Stardust, il va marquer le début de la fin de la fantasy post Frodon et Potter. Le bide monumental d’A la Croisée des Mondes et les grosses déceptions financières des épisodes 2 et 3 de Narnia vont définitivement finir de refroidir les studios. Même si le genre sera de nouveau couronné de succès via les adaptations à grand spectacle des contes de fées (voir les triomphes de Maléfique, Blanche-Neige et le Chasseur ou Alice au Pays des Merveilles) et les aventures du Hobbit, il semble aujourd'hui de nouveau dans le creux de la vague. Si il reste très vivant à la télévision via la succès de la série Game of Thrones, il n'a plus rencontré de le succès dans les salles obscures depuis trop longtemps. Et même s'il est sorti en 2007, c’est à Stardust que revient le titre de meilleur film de fantasy de ces 10 dernières années.

Publié dans Articles

Partager cet article

Repost 0

Clinical

Publié le par Leblanc M.

Clinical

Critique: 1/5

 

Y a-t-il un réel intérêt à faire une critique d'un film comme Clinical ? Honnêtement non, car il s'agit en l'état d'un des plus mauvais films que j'aie vu depuis longtemps et qu'il finira incontestablement dans mon top 5 des plus mauvais films de l'année. De plus, je serais incapable de lui trouver la moindre qualité... D'habitude, je mets extrêmement peu de 1/5 ; par exemple, je n'en ai accordé que 5 sur les quasiment 100 films que j'ai vus en 2016 mais cette année, j'en suis déjà à 3 sur 7 films... Si je reviens là-dessus, c'est pour vous dire que même dans la médiocrité, tous les films n'ont pas la même valeur. Par exemple, un « 31 » est intéressant par rapport au travail passé de son auteur ou « La Grande Muraille » propose quand même quelques plans bien travaillés et un joli travail de l'image, mais ici, rien... J'aurai bon chercher, je n'arriverai pas à trouver la moindre qualité à ce pathétique Clinical.

 

Alors, pourquoi en faire une critique ? Quel est l'intérêt ? Eh bien je fais celle-ci car ce film m'a amené à me poser une question : à qui peut bien s'adresser le film ? J'ai regardé pas mal de sortie VOD dernièrement et derrière chaque film, aussi médiocre soit-il, il y a un minimum de logique créative. Quand on produit un navet avec Steven Seagal ou une série Z horrifique comme Massacre au Palais du Rire, il y a un sens. On offre au public un défouloir crétin et je peux comprendre qu'il y ait un public pour ça. De même, quand un film me semble totalement raté comme The Invitation l'année dernière, je devine clairement ce qu'avait en tête le réalisateur et ce qu'il voulait faire du projet. Mais par contre, je ne trouve aucune légitimité dans la création d'un film comme Clinical…

 

Quel producteur a pu un jour se dire que ce film pourrait potentiellement satisfaire quelqu'un ? Le film est chiant comme un dimanche de Toussaint ! Le scénario est d'une stupidité abyssale et présente un « twist » qui sera désamorcé par chaque spectateur ayant un Q.I. supérieur à 90 après 15 minutes (de toute façon, ce twist en lui-même n'a ni sens ni intérêt)... La mise en scène est en mode « Seigneur, pardonne-moi pour ce film » avec ses plans systématiquement cadrés de travers pour « subtilement » représenter la perte de repères mentaux des protagonistes. Les acteurs ont totalement renoncé... D'ailleurs, à propos des acteurs, on retrouve deux principaux protagonistes de La Colline a des Yeux d'Alexandre Aja. S'il est assez triste de voir le prometteur Aaron Stanford tomber si bas, il y a quelque chose de réjouissant en la présence de Vinessa Shaw. À l'époque de la sortie de La Colline a des Yeux, elle n'avait pas caché son mépris pour le cinéma de genre et le peu d'amour qu'elle portait au film. La retrouver quelques années plus tard à cachetonner dans les productions les plus misérables du genre doit probablement la faire relativiser...

 

Donc voilà, cette critique n'en est pas vraiment une... Ce film est juste médiocre et symptomatique de ce que devient une certaine tranche de la VOD... Trop de films sont produits et il y a beaucoup trop de mépris... Pas uniquement de la part des producteurs, mais également des réalisateurs, acteurs ou équipes techniques qui n'en ont tout simplement rien à foutre du projet sur lequel ils travaillent... Car c'est vraiment ça, le problème ; personne n'y croit car la création même de ce film n'a pas de sens ! À qui s'adresse-t-il ? Au fan de série B ? Ils vont le trouver (à juste titre) d'un ennui sans nom... Au fan de thriller psychologique ? Le film est cousu de fils blancs et d'une idiotie sans limite... Ainsi, on pourrait le comparer à une sorte de thriller version Hollywood Night, dans lequel on aurait retiré toute l'action décérébrée et les filles en bikinis... Quand je regarde des films comme Clinical, je me sens tout simplement insulté par une œuvre qui semble me cracher au visage et me dire : « en tant que dégénéré qui aime le cinéma de genre, tu te contenteras bien de cette merde ! ».

 

En deux mots :

Difficile de faire une critique d'un film qui ne mérite même pas cette qualification. Clinical est ce qui se fait de pire en matière de VOD. Mal réalisé, mal écrit, mal interprété et d'un ennui mortel, le film est juste une insulte pour les amateurs du genre. Il n'est même pas assez stupide pour être amusant, il ne représente que de l'ennui filmé pendant 1h40...

 

 

 

Publié dans Critiques

Partager cet article

Repost 0

Concours Janvier 2017 (Trilogie du Hobbit en DVD)

Publié le par Leblanc M.

Hello à tous,

Vous trouverez régulièrement des concours sur le site. Pour fêter son ouverture et en accord avec la thématique du mois qui était la fantasy, j'ai à vous faire gagner une intégrale en DVD de la trilogie du Hobbit.

 

Concours Janvier 2017 (Trilogie du Hobbit en DVD)

Comment faire pour remporter ce coffret DVD? Rien de plus simple.

Il vous suffit de répondre à la question :

Parmi toutes les sorties cinéma du mois de février, il y a 3 films que je veux absolument voir. De quels films s'agit -il? Petit indice: un sort le 08/02 et deux sortent le 15/02.

Celui qui saura deviner le titre des 3 films (ou qui en sera le plus proche) remportera le coffret DVD. Si plusieurs personnes donnent la bonne réponse, un tirage au sort sera organisé.

Les réponses doivent être envoyées par mail à l'adresse suivante avant le 31/01/2017 minuit.

alaubergedescinephiles@gmail.com

Le gagnant sera informé par mail.

A noter qu'en participant au concours, vous serez inscrit à la newsletter mensuelle du site qui vous informera des futurs concours, critiques ou articles du site.

 

Publié dans Concours

Partager cet article

Repost 0

Top 10 des Films Ultras Humiliants de Grandes Stars

Publié le par Leblanc M.

Saviez-vous que Jim Carrey avait commencé sa carrière en jouant un extra-terrestre en peluche? Que Leonardo DiCaprio avait combattu de petits monstres dans une série B inspiré de Gremlins? Que Matthew McConaughey et Renee Zellweger s'étaient affrontés à coups de tronçonneuses? Non? Et bien alors bien venu dans le royaume de la série Z et des cadavres que les stars aimeraient voir cachés dans des placards...

10) Jim Carrey: Objectif Terrienne

Top 10 des Films Ultras Humiliants de Grandes Stars

On commence avec du lourd... Jim Carrey a commencé sa carrière dans un nanar de grande classe: Objectif Terrienne. Caché sous un déguisement d'extra-terrestre en peluche rouge il partage la vedette avec d'autres débutants qui feront également une très belle carrière, à savoir Geena Davis, Jeff Goldblum et Damon Wayans. Comme quoi, on a toujours droit à une seconde chance à Hollywood.

Top 10 des Films Ultras Humiliants de Grandes Stars

9) Nicole Kidman: BNX Bandits

Top 10 des Films Ultras Humiliants de Grandes Stars

Avoir tourné avec Stanley Kubrick est une chose, avoir commencé sa carrière dans un nanar sur le BNX en est une autre... Nicole Kidman a connu les deux, et plus encore que le film BNX Bandits, je pense que c'est sa coupe de cheveux qu'elle voudrait oublier...

Top 10 des Films Ultras Humiliants de Grandes Stars

8) Tom Hanks: Les Monstres du Labyrinthe

Top 10 des Films Ultras Humiliants de Grandes Stars

On tendance à ne retenir de Tom Hanks que ses deux Oscars mais il ne faut oublier qu'il a débuté sa carrière dans un des plus grand nanar de l'histoires du cinéma: Les Monstres de Labyrinthe! Un film polémique qui faisait des jeux de rôle une activité dangereuse transformant les adolescents en serial killers potentiels...

Top 10 des Films Ultras Humiliants de Grandes Stars

7) Arnold Schwarzenegger: Hercule à New-York

Top 10 des Films Ultras Humiliants de Grandes Stars

Probablement le cas le plus connu de la liste. Si Swarzy fut la plus grande star des années 80 et 90, il a quand même commencé dans un nanar sans nom dans lequel il était incapable de prononcer ses dialogues...

Top 10 des Films Ultras Humiliants de Grandes Stars

6) Charlize Theron: Les Enfants du Maïs 3

Top 10 des Films Ultras Humiliants de Grandes Stars

Avant de gagner un Oscar et de devenir une idole de la pop culture en interprétant l'Imperator Furiosa, Charlize Theron avait quelques casseroles dans sa filmographie. La pire reste certainement son rôle dans Les Enfants du Maïs 3, un des plus mauvais épisodes de ce qui est probablement la pire franchise adapté des romans de Stephen King.

Top 10 des Films Ultras Humiliants de Grandes Stars

5) Jennifer Aniston: Leprechaun

Top 10 des Films Ultras Humiliants de Grandes Stars

Avant de devenir une star avec la série Friends, Jennifer Aniston commençait sa carrière en affrontant Warwick Davis (Willow) déguisé en leprechaun dans un nanar de série B horrifique.

Top 10 des Films Ultras Humiliants de Grandes Stars

4 et 3) Matthew McConaughey et Renée Zellweger: Massacre à la Tronçonneuse 4: La Nouvelle Génération

Top 10 des Films Ultras Humiliants de Grandes Stars

Un duo pour les numéros 3 et 4! Renée Zellweger et Matthew McConaughey avant de devenir les stars que nous connaissons aujourd'hui se sont illustrés dans le pire volet de la franchise Massacre à la Tronçonneuse: le numéros 4 sobrement intitulé La Nouvelle Génération. 

Top 10 des Films Ultras Humiliants de Grandes Stars

2) Leonardo DiCaprio: Critters 3

Top 10 des Films Ultras Humiliants de Grandes Stars

Leonardo Dicaprio est peut-être la plus grande star à l'heure actuelle. Mais il est surtout reconnu pour le choix de ses films. Cela ne l'a pas empêché de commencer sa carrière au cinéma dans le mémorable Critters 3!

Top 10 des Films Ultras Humiliants de Grandes Stars

1) George Clooney: Le Retour des Tomates Tueuses

Top 10 des Films Ultras Humiliants de Grandes Stars

La perle du nanar honteux revient surement à George Clooney et au merveilleux Retour des Tomates Tueuses! Clooney ayant toujours eut énormément de second degré n'a jamais renié ce film!

Top 10 des Films Ultras Humiliants de Grandes Stars

Publié dans Top 10

Partager cet article

Repost 0

Live By Night

Publié le par Leblanc M.

Live By Night

Critique: 3/5

 

Depuis la sortie de son premier film en tant que réalisateur, Gone Baby Gone, Ben Affleck a fait l'unanimité auprès des critiques concernant son travail de metteur en scène. Que ce soit avec The Town ou Argo, il a systématiquement été bluffant par sa maîtrise technique et surtout la qualité de son écriture. S'il est vrai qu'en tant qu'acteur il n'avait jamais été spécialement transcendant, on a tendance à oublier qu'il était déjà à l'origine de l'écriture de Will Hunting en 1997. Aujourd'hui, après le triomphe d'Argo aux Oscars, il se retrouve dans une position bien délicate avec la sortie de Live By Night. Il est en effet tellement attendu qu'il peut difficilement être à la hauteur d'autant qu'il s'attaque à un film de Gangsters, un genre ultra balisé et classique qui n'est plus forcément ultra populaire. Et en effet, la presse n'a pas forcément été tendre avec son nouveau film et les résultats au box office sont également un peu catastrophiques.

 

La seule question que l'on peut se poser est la suivante, ce rejet généralisé est-il mérité ? Pour moi, la réponse est clairement non ! J'ai d'ailleurs vraiment du mal à le comprendre tant Live by Night s'inscrit dans la filmographie de son auteur. Certes le film est plus léger et peut être vu comme une sorte de récréation pour son auteur mais nous y retrouvons quand même la majorité de ses qualités de metteur en scène. L'écriture y est parfaite, la reconstitution historique bluffante, quand à la réalisation, bien que très scolaire, elle est fluide et soignée. Bref, exactement ce que l'on retrouvait dans les 3 premiers films d'Affleck... Même au niveau des thèmes, nous sommes en terrain connu. Il y a ce côté très enjolivé dans le traitement du héros et cette obsession pour la quête d'un monde meilleur justifiant des actes répréhensibles. Pouvant être jugé comme naïf, le discours me paraît surtout idéaliste.

 

Le film serait donc aussi réussi que les précédentes œuvres de son auteur ? Je n'ai pas dit ça non plus... A vrai dire le principal soucis de Live by Night, c'est cette impression d'avoir déjà le film 1000 fois. Le problème c'est que ce genre est tellement balisé et rempli de codes qu'il est devenu quasiment impossible de le transcender. D'ailleurs, même l'immense Michael Mann s'y était un peu cassé les dents avec Public Ennemies. Alors qu'il avait réussi à amener le film de braquage vers quelque chose de nouveau en faisant de The Town un grand film romantique, Live by Night reste tout du long assez prévisible. Des mafieux aux visages burinés aux soirées chaudes de la prohibition où le rhum coule à flot, tous les clichés sont présents. Même si le tout se regarde avec plaisir (malgré quelques longueurs) nous ne sommes jamais réellement surpris. Il y avait pourtant moyen d'emmener le film vers des contrées plus mystérieuses. Le film se concentre probablement trop sur le personnage principal et oublie qu'il y a une histoire passionnante à raconter avec ses personnages secondaires. Je pense particulièrement à Elle Fanning (bluffante comme d'habitude) dont le personnage aurait mérité un traitement plus important et plus de scènes à l'écran tant il est intéressant. Certains sujets comme la place du Ku Klux Klan où le rôle ingrat de la police sont intéressants mais ils restent toujours secondaires. C'est via ces portraits d'un autre visage de cette Amérique en perdition que le film aurait du se démarquer, malheureusement, c'est la très classique histoire de vengeance qui reste au premier plan.

 

Ne bondons cependant pas notre plaisir. Sans être un chef d’œuvre, Live By Night n'en reste pas moins un excellent divertissement. Il propose entre autre quelques scènes d'action bien réjouissantes comme cette poursuite en voiture d'époque assez bluffante. Pris pour ce qu'il est et sans être mis en perspective avec les films précédents de son auteur, le film reste un beau moment de cinéma. Elégant, bien écrit et interprété, il ne mérite certainement pas le rejet critique et public qu'il a subit outre atlantique.

 

En deux mots :

Plus classique que ses films précédents, Live by Night est probablement le moins bon film de Ben Affleck en tant que réalisateur. Il n'arrive jamais à sortir des codes du classique film de gangster. Cela n'empêche pas l’œuvre d'être un divertissement de très bonne facture. Bien écrit, mis en scène et interprété il reste tout à fait recommandable.

Publié dans Critiques

Partager cet article

Repost 0

20 Films pour Comprendre un Genre: La Fantasy (5ème Partie)

Publié le par Leblanc M.

Legend (1985) Ridley Scott :


Jeune et insouciante la princesse Lili s'ennuie au palais, elle n'aspire qu'à l'aventure et est fascinée par le monde magique. Dès qu'elle en a l'occasion elle s'enfuit pour partir retrouver son ami Jack, qui connaît la magie des bois comme nul autre. Le seigneur des ténèbres, qui rêve d'étendre l'obscurité et l'hiver éternel sur le monde, voit en cet amour naissant une opportunité. En effet, seul la magie des licornes l'empêche d'étendre son pouvoir. Mais la cachette de ces créatures légendaires n'est connue que de très peu d'humains et seul une princesse innocente peut espérer les approcher. Jack et Lili détiennent à eux deux la possibilité d'approcher les deux dernières licornes de la forêt.

20 Films pour Comprendre un Genre: La Fantasy (5ème Partie)

C’est un gros projet qui voit le jour en 1985. Le genre est au sommet de sa popularité et le succès de Dark Crystal a prouvé qu’un spectacle familial pouvait trouver son public. C’est l’occasion rêvée pour Ridley Scott de mettre en scène un projet qu’il a en tête depuis de nombreuses années. Depuis qu’il a tourné en France les Duellistes, il est très attaché à la culture européenne et particulièrement à sa mythologie. Il découvre le cinéma de Jean Cocteau ou les contes des frères Grimm. Son intention de porter cet univers à l’écran est réelle mais, à l’époque, le jeune réalisateur n’a pas encore fait ses preuves et la fantasy est pour ainsi dire inexistante au cinéma. Scott se lance alors dans d’autres projets et réalise coup sur coup Alien et Blade Runner. Suite aux succès des deux films, associés à la popularité nouvelle de la fantasy, les studios ouvrent leurs portes à Scott et lui laissent le champ libre pour mettre en scène son projet de conte de fées.

Le projet est ambitieux. Tom Cruise (qui vient de cartonner avec Risky Business) et Mia Sarrah sont engagés pour jouer Lili et Jack le couple de héros. Tim Curry, pour sa part, se glisse sous l’impressionnant maquillage de Lord Darkness et David Bennent (l’étrange héros du Tambour) et enfile la panoplie de l’elfe Gump. Jerry Goldsmith s’occupe de la bande originale et Rob Bottin dont personne n’a oublié l’incroyable travail réalisé sur The Thing s’occupe des effets spéciaux. Un casting de stars, un réalisateur déjà culte, un budget plus que confortable et une équipe technique rêvée… Tout semble mis en place pour faire de Legend  une production idyllique ! Malheureusement rien ne se passera comme prévu…

Dès le début du tournage, les ennuis commencent… Alors que le film est intégralement tourné en studio, un incendie se déclare sur le plateau voisin où est mis en scène le dernier James Bond, Dangereusement Votre. Un des principaux décors du film (la forêt) doit alors être reconstruit le plus rapidement possible. Outre le coup financier de l’opération, Scott est obligé de remanier son script. Le montage du film ne se présente pas mieux, les dirigeants d’Universal restent totalement réfractaires au travail de Scott. Ils trouvent le film trop européen. A leurs yeux il manque de rythme et de modernité. Ils décident donc de le remonter pour l’exploitation américaine. Plusieurs minutes sont supprimées et le score de Goldsmith est remplacé par une musique pop du groupe Tangerine Dream.

Si le film réalise une carrière correcte en Europe dans son montage original, la version américaine reçoit pour sa part une volée de bois verts de la part de la critique, ce montage, rejeté par son réalisateur, étant une véritable aberration. Les spectateurs sont au diapason. La musique électronique totalement anachronique et l’enchaînement des plans parfois incompréhensible sont unanimement détestés. Avec des recettes d’à peine quinze millions de dollars pour un budget deux fois supérieur, le film est un cuisant échec !

Suite à la catastrophe Legend, les studios vont directement remettre en cause l’âge d’or d’un genre nouvellement créé. Plutôt que de s’interroger sur leurs choix artistiques incompréhensibles, ils vont miser sur un désamour du public pour les contes de fées. S’il est vrai que le film est rejeté à sa sortie, les distributions en vidéo de la version Européenne, et plus encore du Director’s Cut, vont totalement réhabiliter le film au pays de l’Oncle Sam. Il a d’ailleurs aujourd’hui gagné son statut de film culte et reste considéré comme un des plus grands films de fantasy jamais réalisé. Même si l’on ne peut réécrire l’histoire, le genre aurait probablement évolué de façon bien différente si le film voulu par Ridley Scott avait pu atteindre les salles obscures en 1985…

Histoires de Fantômes Chinois (1987) Ching Siu-Tung:


Nieh Hsiao-tsing, un jeune prospecteur d'impôt à la fois trop bon et trop naïf pour son travail, doit affronter le rejet des citoyens lors d'une prospection dans la campagne reculée. Ne trouvant personne pour lui offrir le gîte pour la nuit, il est contraint d'aller se réfugier dans un ancien temple, réputé hanté. Là-bas, il fait la rencontre d'une mystérieuse jeune fille, la très bellex Ning Tsai-shen. Condamnée par un maléfice, elle doit séduire les hommes passant la nuit dans le temple pour les livrer en pâture au démon arbre Lau Lau. Mais Nieh se révèle très différent des autres hommes, à la fois plus doux et tendre. Ning tombe sous son charme et décide de trahir son maître pour le sauver.

20 Films pour Comprendre un Genre: La Fantasy (5ème Partie)

Suite à son aventure sur Zu, Tsui Hark a lancé une nouvelle vague en Asie et créé un nouveau genre. Afin de pouvoir donner libre court à ses idées foisonnantes il va aller jusqu’à créer ses propres studios Film Workshop, pas uniquement pour produire de façon indépendante ses propres productions, mais également pour financer des projets de réalisateurs talentueux qui lui tiennent à coeur. C’est dans ce conteste que va être réalisé un film qui, aujourd’hui encore, fait office de référence dans le cinéma de fantasy asiatique.

Si la paternité d’Histoires de Fantômes Chinois est régulièrement attribuée à Tsui Hark dans les croyances populaires, il n’en est pourtant que producteur. S’il est vrai que le style visuel du film renvoie directement au travail du réalisateur de Zu, c’est bien à Ching Siu-Tung que revient la paternité du métrage. Mais l’omniprésence de Hark sur le tournage a forcément influencé le travail de Siu-Tung, les deux hommes ayant travaillé de concert pour faire de cette nouvelle adaptation d’un conte de Pu Songling le film qui fera découvrir à l’occident le cinéma fantastique asiatique. Pour mener à bien leurs projets et s’assurer un succès, du moins en Asie, les deux hommes engagent la super star Leslie Cheung, un chanteur pop populaire qui vient de cartonner au cinéma dans Le Syndicat du Crime de John Woo. Le reste du casting est composé de figures connues du cinéma Hongkongais comme Wu Ma et Siu-Ming Lau et de la jeune débutante Joey Wang.

Le tournage des productions Film Workshop fut connu comme étant souvent chaotique, Hark, qui avait choisi de devenir producteur pour permettre une plus grande liberté aux auteurs, outrepassant régulièrement son rôle. S’il veut privilégier l’approche artistique des projets, il a tendance à régulièrement oublier que sa vision de l’art n’est pas forcément celle des autres réalisateurs… Ainsi, certains grands noms comme John Woo garderont de bien mauvais souvenirs de leurs collaborations. Mais, étrangement, l’entente entre Siu- Tung et Hark sera parfaite sur Histoires de Fantômes Chinois, chose extrêmement rare, d’autant plus sur une super production. Siu-Tung étant encore un jeune réalisateur en début de carrière, il est fort probable que son rapport avec Hark ait plus tenu de celui de maître à élève que de producteur à réalisateur. Sans dénigrer le talent de Siu-Tung (qui réalisera entre autre la trilogie Swordman), le partage d’idées entre les deux hommes
semble évidant à l’écran.

Mélangeant allégrement les genres, passant de la tragédie à la comédie, de l’horreur à un érotisme vaporeux, le film est une splendeur visuelle. Énorme succès en Asie, il va être distribué partout dans le monde, même si c'est surtout en France, après avoir marqué le festival d’Avoriaz, que le film va se faire remarquer. Que ce soit au États-Unis ou en Allemagne, le film ouvre l’occident au cinéma de genre oriental. Le succès est tel que deux suites (d’un niveau inférieur) et un dessin animé seront produits quelques années plus tard.

Devenu au fil des ans la véritable référence en matière de fantasy asiatique, Histoires de Fantômes Chinois reste aujourd’hui encore le meilleur film du genre. Synthèse absolue, regroupant tout ce qui fait son succès (chorégraphie, musique, mélange des genres, humours,…), le film engendra un nombre de copies énorme, passant de la pure comédie au cinéma érotique voir même pornographique. Toujours populaire à l’heure actuelle, l’héroïc-fantasy asiatique doit énormément à Histoires de Fantômes Chinois. Sans son succès international et ses qualités formelles époustouflantes, le genre n’aurait probablement pas survécu et atteint un tel degré de popularité.

Willow (1988) Ron Howard:


Une ancienne prophétie annonce que le règne de terreur de la reine Bavmorda prendra fin lorsqu'un bébé possédant une marque magique sur le bras viendra lui reprendre son royaume. La puissante sorcière fait alors emprisonner toutes les femmes enceintes du pays pour surveiller chaque naissance. Mais lorsqu'une jeune fille portant la marque voit le jour, sa mère réussit avec l'aide de sa nourrice à la faire s'échapper du château. Pourchassée par les troupes de Bavmorda et de son bras droit le général Kael, la nourrice abandonne l'enfant dans un couffin sur la rivière. L'enfant vogue au fil de l'eau jusqu'à arriver au village des Melwins où elle est recueillie par Willow, un jeune fermier.

20 Films pour Comprendre un Genre: La Fantasy (5ème Partie)

La boucle est bouclée. Lucas, qui a initié indirectement le genre avec Star Wars, décide en 1988 d’en réaliser le film de référence ultime. Avec Willow, ses intentions sont très claires, le film n’est rien d’autre qu’une transposition de Star Wars version héroïc-fantasy. Un jeune fermier doté d’un don pour la magie (Willow/Luke) se retrouve à la tête d’une quête qui semble le dépasser. Il sera aidé par un mercenaire (Matmartigan/Han Solo), une princesse (Sorja/Leïa), deux sydekicks comiques (Franjean et Rool/R2D2 et C3PO) et une magicienne qui lui apprendra à maîtriser ses pouvoirs (Finrazel/Obi Wan). Ils devront vaincre une sorcière maléfique (Bavmorda/L’Empereur) et son général masqué (Kael/Dark Vador)… La comparaison est plus que troublante : elle est évidente.

Comme il l’a fait pour les épisodes 2 et 3 de Star Wars et pour la série des Indiana Jones, Lucas décide de laisser la réalisation à un autre, se consacrant intégralement à son rôle de producteur. Il voit en Ron Howard, qui vient d’enchaîner des gros succès avec Splash et Cocoon, l’homme de la situation. Le budget du film est énorme et atteint la somme de 35 millions de dollars ! Une somme qui en fait une des productions les plus importantes de l’époque. Bien que frileuse suite à l’échec de Legend, la MGM accepte de se lancer dans l’aventure, le simple nom de Lucas étant synonyme de poule aux oeufs d’or. Comme Star Wars en son temps le casting ne comporte pas de star. Val Kilmer vient tout juste de se faire remarquer dans Top Gun et Top Secret, tandis que Warrick Davis n’avait qu’un rôle d’Ewok comme fait d’arme marquant. Par contre l’équipe technique est à la pointe ! ILM aux effets spéciaux et James Horner à la musique.

Le tournage débute en grande pompe en avril 1987 et s’étale sur 3 continents. Les équipes voyagent du Pays de Galle à la Nouvelle Zélande en passant par l’Angleterre et les Etats-Unis. De son côté ILM conçoit des effets spéciaux révolutionnaires pour l’époque dont la première grande scène de morphing à l’écran. Super production oblige, le tournage à peine commencé, la promotion débute. Le film doit devenir un succès de l’ampleur de Star Wars ou d’E.T.

C’est un véritable matraquage médiatique qui précède la sortie du film lors de l’été 1988. Publicité, couvertures de magasine, émissions spéciales à la télévision, jeu vidéo,… Même si ce genre de marketing est courant aujourd’hui, ce n’était pas le cas à la fin des années 80. Pourtant, lorsque les premiers chiffres tombent, c’est la déception… 8 millions de dollars pour son premier WE et moins de 60 millions au final. Des chiffres très corrects en soit mais très loin de l’attente des studios et proche de l’échec compte tenu des ambitions démesurées. Comme si cela ne suffisait pas, le film récolte de mauvaises critiques et l’on reproche à Lucas de faire du sous Star Wars (ce qui n’est pas tout à fait faux).

Alors qu’il devait-être le film de fantasy ultime, Willow est un échec. Imprévisible, cette déconvenue va chambouler le genre. Alors qu’il devait à la base en faire le fer de lance des grosses productions, il s’est avéré en être le fossoyeur. Il faudra quasiment 20 ans avant que les studios décident d’à nouveau y investir massivement. Pourtant, avec le recul, le film d’Howard était une vraie réussite. Il réunit tous les ingrédients d’une grande aventure épique, des personnages attachants, des décors, paysages et effets spéciaux splendides, une histoire à la fois simple et universelle… Au final, les années ont permis au film de trouver la place qui devait être la sienne à la fin des années 80.

Le 13ème Guerrier (1999) John McTiernan :


Au début du 10ème siècle, Ahmed Ibn Fahdlan, un homme de lettre ayant séduit une des courtisanes du Sultan, est envoyé en punition comme ambassadeur en Asie Mineure. Attaqué par une horde de barbares il ne doit son salut qu'à l'arrivée inopinée d'un groupe de vikings. Ahmed décide d'aller à leur rencontre et de découvrir la culture de ce peuple du nord. Il assiste au couronnement de leur nouveau chef Buliwyf et tente de partager son savoir avec eux. Mais rapidement, un jeune garçon vient les prévenir que leur roi, Rothgar, a besoin de renfort. Son royaume est attaqué par des créatures étranges, mi-hommes mi-bêtes, les Wendols, massacrants tout sur leur passage.

20 Films pour Comprendre un Genre: La Fantasy (5ème Partie)

La déception de Willow va définitivement clôturer la vague eighties de la fantasy. Pendant plus de 15 ans le genre va s’éteindre, les spectateurs étant de plus en plus attirés par la science-fiction. Les triomphes de films tels que Terminator 2, Independence Day ou Matrix ne poussent pas les studios à miser sur les fées et les gobelins. Dans ce contexte, la réussite artistique du 13ème Guerrier fait office de petit miracle.

Mais peut-on réellement relier le film au genre ? Pour beaucoup il s’agit d’un film d’aventure médiévale ne comportant aucun élément surnaturel. S’il est vrai qu’aucun aspect fantastique n’est clairement établi, aucun élément n’est clairement rationalisé non plus. Si les Wendels ne sont pas des monstres et ont bien une apparence humaine rien n’indique qu’il s’agit pour autant d’hommes. De même, le personnage de la voyante est peut-être une simple prêtresse viking mais elle peut aussi bien être investie de réels pouvoirs. Tout est une question de point de vue et croyance, et c’est finalement le thème principal du film.

Si le film est connu aujourd’hui, c’est principalement à cause de sa production chaotique. A l’origine, sa genèse provient de la rencontre de deux talents : le romancier Michael Crichton dont les droits des romans s’achètent à prix d’or depuis le succès de Jurassic Park et John McTiernan, le spécialiste du cinéma d’action à qui l’on doit Die Hard ou Predator. Possédant les droits du roman, Disney n’hésite pas à réunir les deux hommes pour produire le film via sa filiale « Touchstone Pictures ».

Si l’entende entre les deux hommes semble cordiale au début, elle va rapidement se détériorer au fur et à mesure du tournage. Crichton, jouant le rôle de producteur sur le film, est alors au sommet de sa gloire. Tout ce qui touche de près à son nom se transforme en or et son statut à Hollywood dépasse largement celui d’écrivain à succès. Quant à McTiernan, même s’il reste un cinéaste apprécié des studios, l’échec de Last Action Hero, sur lequel il avait les mains libres, n’a pas été oublié. Ainsi, lorsque les premières différences de point de vue apparaissent entre les deux artistes, c’est à Crichton qu’on donne le dernier mot. Les conflits augmentent et le budget aussi. Etabli au départ à 85 millions de dollars, il passe rapidement à 100 et ce n’est qu’un début…

Une fois le tournage terminé, les visions artistiques de l’auteur et du réalisateur sont devenues inconciliables. Crichton refuse que le film sorte en l’état. Il retourne une grande partie de celui-ci, faisant grimper le budget à 160 millions de dollars. Il demande également à Jerry Goldsmith de composer un nouveau score, n’étant pas satisfait de celui composé à la base par Graeme Revell. C’est avec des mois de retards et la réputation de film malade que débarque en salle Le 13ème Guerrier.

Le flop est retentissant ! Le film étant massacré et décrié de toute part. Crichton est diabolisé et McTiernan devient un génie maudit pour les critiques. Les rumeurs les plus folles apparaissent, l’on parle entre autre d’une version director’s cut de 2h30 absolument grandiose. Si l’on sait aujourd’hui qu’il n’en est rien et que la version de McTiernan ne durait qu’une petite dizaine de minutes en plus, le réel impact de l’auteur de Jurassic Park reste mystérieux. Ce qui est certain par contre c’est que rien dans le montage exploité en salle ne justifiait un tel déchaînement de haine. Le film étant en l’état particulièrement épique et très largement au-dessus de la moyenne des blockbusters hollywoodiens. Si le chef d’oeuvre McTiernan restera probablement éternellement un fantasme de cinéphile, celui réalisé par le duo McTiernan/Crichton reste lui bien réel.

Publié dans Articles

Partager cet article

Repost 0

La Grande Muraille

Publié le par Leblanc M.

La Grande Muraille

Critique: 1/5

 

Sur le papier, La Grande Muraille avait tout pour être raté. Le film a été pensé clairement comme un blockbuster à l'américaine mais conçu pour le cartonner dans une Chine qui est devenue le marché le plus lucratif au niveau mondial en termes de cinéma. Il était donc parti pour être une sorte d'hybride étrange. La présence de Matt Damon, venu cachetonner, et les premières bandes annonces ne rassuraient pas davantage. Pourtant le film attisait quand même ma curiosité. Dans un premier temps car j'adore la fantasy asiatique et dans un second temps car il est réalisé par Zhang Yimou. Pour ceux qui ne connaissent pas le bonhomme, c'est un des réalisateurs qui a popularisé en occident le Wu Xia Pian (le film de sabre asiatique) à la fin des années nonante. Alors certes, il n'est pas aussi populaire que Tsui Hark ou Ang Lee et n'a pas marqué le genre de façon aussi indélébile que Chang Cheh ou Ching SiuTung, mais il est quand même l'auteur de Hero et du Secret des Poignards volant ! Bref, c'est loin d'être un manche et son sens du visuel n'est plus à prouver !

 

Donc verdict ? Eh bien c'est quand même assez mauvais... Ça me fait mal de le dire car j'aime vraiment Zhang Yimou mais il n'y a pas beaucoup de choses à sauver de son film... C'est un peu comme pour Alex Proyas l'année dernière et son Gods of Egypt (en quand même un peu moins nul). Bref, être un grand réalisateur ne nous sauve pas forcément de projets qui sont tellement bancals sur le papier qu'ils sont mort nés. Il n'y a à peu près rien qui fonctionne dans cette Grande Muraille. Au premier plan, il y a un scénario inexistant qui se limite à « des monstres attaquent la Chine suite à une ancienne légende et la Grande Muraille et un mercenaire occidental sont les sauveurs ». Mais ce n'est malheureusement pas tout... Les acteurs n'y croient pas, les effets spéciaux sont atroces (probablement les pires CGI que j'ai vu depuis pas mal d'année), le cheminement du héros est grotesque, les seconds rôles risibles et inutiles (mention spéciale à Willem Dafoe)...

 

Bien sûr, il y a ci et là quelques idées sympathiques qui empêchent le film de sombrer complètement. Comme souvent dans ce type de production, nous avons droit à des idées assez démentes pour visualiser la supériorité stratégique de la Chine. Certains concepts comme les unités aériennes rendent assez bien visuellement et d'autres comme les « ciseaux » sont franchement marrantes. De plus, même s'ils sont atrocement mal modélisés, les designs des monstres sont quand même sympathiques. Il y a aussi quelques belles images qui se perdent ici et là, comme ce final dans cette tour faite de vitraux qui apporte une vraie originalité visuelle.

 

Mais bon, si c'est peut-être suffisant pour que certains passent un samedi soir sans se prendre la tête, ça fait quand même peu de choses à sauver... D'autant que le film accumule à les fois les pires clichés des blockbusters américains (le sidekick du héros, la quête de rédemption ou le concept de « la reine » des monstres comme deus ex machina, ...) et asiatique (le triomphe de la nation sur l'individu, l'absence de caractérisation des protagonistes ou la direction d'acteurs approximative) ; la Grande Muraille est au final le grand film malade qu'il était déjà sur papier. S'il n'est pas exclu que certains passent un bon moment en sa compagnie, il ressemble quand même beaucoup à un nanar au budget disproportionné.

 

En deux mots :

Blockbuster malade qui veut à la fois plaire aux publics chinois et américain, La Grande Muraille est un échec. Même si la présence de Zhang Yimou à la réalisation permet de sauver visuellement quelques chorégraphies guerrières, le film n'en demeure pas moins idiot et techniquement limité. Aussi vite vu qu'oublié, il reste à espérer que cette co-production Américano-Chinoise ne fasse pas trop de petits...

Publié dans Critiques

Partager cet article

Repost 0

1 2 3 > >>