La Saga des Blockbusters: Un Article Bababoum!!! (2ème Partie)

Publié le par Leblanc M.

Si vous avez lu la première partie (si vous ne l'avez pas fait, FAITE-LE !), vous connaissez maintenant l'origine des Blockbusters ! Le phénomène qui régit la majorité de nos séances cinéma n'est en réalité dû qu'à une sorte d'accident industriel... Mais une fois lancé, le genre a évolué et diverses « modes » se sont mises en place en fonction des succès. En dix succès qui ont chacun modifiés l'industrie, nous allons remonter l'histoire du cinéma...

Les 10 Blockbusters qui ont Changé l'Histoire

La Saga des Blockbusters: Un Article Bababoum!!! (2ème Partie)

E.T. : Je ne vais pas revenir sur Jaws et Star Wars qui ont créé les Blockbusters, étant donné que je les aborde dans le premier article, mais il va de soi qu'ils auraient eu leur place ici. Nous allons avancer un peu dans le temps et partir au début des années 80, en juin 1982 plus exactement. En ce début d'été va sortir sur les écrans un film de S.F. qui sent bon l'enfance et le cocon familial, E.T... En racontant l'histoire d'amitié entre un jeune enfant et un extra-terrestre, Steven Spielberg (encore lui) va donner naissance à un type de grosses productions typiques de cette époque (et qui connaît un énorme revival à l'heure actuel). Très gentil (dans le bon sens du terme), porté par le regard de la jeunesse et des valeurs universelle, E.T. va faire énormément de petits (principalement via les productions Amblin). Gremlins, les Goonies, S.O.S. Fantôme, Retour Vers le Futur,... Ils ont tous vu leurs naissances du succès d'E.T. .

 

Die Hard : Quand Die Hard sort en 1988, le cinéma d'action est un genre assez fermé. Alternant entre série B (Commando, le Justicier dans la Ville,...), Buddy Movie (l'Arme Fatale, 48 Heures,...) ou des mélanges proches de la comédie (Le Flic de Beverly Hills,...), il s'agit surtout d'œuvres extrêmement machistes à la testostérone. Entre héros invincibles (Rambo 2) et imagerie à la limite du fantasme homosexuel (Top Gun), le genre n'est pas vraiment considéré comme « sérieux ». Mais avec Piège de Cristal, tout va changer ! Pour la première fois, le héros souffre, galère, en bave, manque de crever et termine sur les genoux ! Ce changement, on le doit à celui qui restera probablement comme le plus grand metteur en scène d'actionner de l'histoire du cinéma : Mr. John McTiernan ! J'aurais pu citer son précédent film, Predator, sorti un an plus tôt, qui avait déjà annoncé ce changement, mais c'est clairement Die Hard qui a popularisé le style et donné naissance à des métrages plus sombres comme Black Rain, par exemple.

 

Dans Die Hard Bruce Willis et John McTiernan inventent l'action-hero qui en chie!

Dans Die Hard Bruce Willis et John McTiernan inventent l'action-hero qui en chie!

Batman : S'il y a bien un film qui a donné naissance au film de super héros moderne, c'est le Batman de Tim Burton. Bien sûr, avant, il y avait eu la série de Superman avec Christopher Reeve ; mais le premier film datait de 1978 et seule la suite de 1981 appartenait vraiment au genre. Les épisodes 3 et surtout le 4 étaient des bouffonneries comiques qui, de plus, avaient été des bides retentissants. Bref, le genre n'existait pas vraiment... Par contre, après cet énorme succès de 1989, les Blockbusters mettant en scène les héros de Comics se sont enchaînés ! Il y eut dès l'année suivante Dick Tracy et les Tortues Ninjas (qui était bien plus une adaptation des comics que du dessin animé), voir Darkman de Sam Raimi qui est aussi un descendant direct des premières aventures de l'homme chauve-souris.

 

 

Terminator 2:Le Jour du Jugement Dernier : Quand on pense Blockbuster, on pense souvent démesure. Scènes d'actions énormes et hallucinantes, explosions, effets spéciaux révolutionnaires,... En réalité, les incorporations de ces notions dans les grosses productions sont assez récentes. C'est James Cameron qui les a inventées avec la suite totalement hallucinante de son Terminator ! Sorti sur les écrans durant l'été 1991, Terminator 2 va tout exploser et devenir le premier Blockbuster moderne. Encore aujourd'hui, des films comme les séries des Fast and Furious et des Transformers se calquent sur ce modèle (sans le talent de Cameron, malheureusement...).

 

The Matrix : Durant les années qui suivront la sortie de T2, les blockbusters vont avoir du mal à se moderniser. Jouant sur les codes du film de Cameron (innovation technique/démesure de l'action), les plus gros succès ne vont pas modifier les lignes de conduite créative des studios. Même si certains chefs-d’œuvre comme Jurassic Park et Titanic vont sortir durant cette période, il faudra attendre 1999 pour qu'un film modernise tout ça. Ce film, c'est Matrix, des frères (maintenant sœurs) Wachowski ! Étrangement, et malgré son incroyable modernité à l'époque, c'est probablement le film de la liste qui a le plus mal vieilli. D'ailleurs, son engeance ne fut que très courte et tourna très rapidement au ringard. Il n'empêche qu'à sa sortie, The Matrix allait créer une petite révolution. Il suffit de se rappeler du nombre de Bullet Time qu'on a bouffé par la suite...

 

Le mythique Bullet Time de Matrix, une imagerie passée d'ultra cool à ringarde en un temps record!

Le mythique Bullet Time de Matrix, une imagerie passée d'ultra cool à ringarde en un temps record!

Harry Potter à l'École des Sorciers/Le Seigneur des Anneaux : Bon, OK, j'ai triché, il y a 11 films et pas 10... Mais je ne pouvais pas faire autrement que d'associer les deux sorties phares de 2001, les débuts du petit sorcier à lunette et des hobbits. Ces deux sagas vont lancer la mode des grandes sagas (principalement de fin d'année) familiales. Ils vont aussi donner de la crédibilité aux blockbusters de longues durées. Après la sortie de ces deux films, une durée de 2h30 à 3h pour un blockbuster est devenu une sorte de standard et l'esprit saga sur plusieurs épisodes s'est également fortement codifié.

 

The Dark Knight : Plus encore que Batman Begins, c'est The Dark Knight qui a marqué l'histoire. Le second volet de la franchise Batman de Christopher Nolan, sorti en 2008, fut un des premiers à associer un côté très sombre et réaliste au blockbuster. En optant pour une approche plus sobre et adulte, Nolan va donner naissance à des blockbusters tels que Watchmen, qui n'aurait probablement pas vu le jour autrement. Le revival très sérieux de franchise comme Star Trek ou la Planète des Singes sont également des descendants directs de la trilogie du Chevalier Noir.

 

Avatar : Le cas du dernier film de James Cameron sorti en 2009 est un peu particulier. Sur le fond, le film n'était pas forcément révolutionnaire et il se basait finalement sur des formules très connues. C'est clairement sur la forme qu'il a changé la donne ! En popularisant la 3D et en la rendant révolutionnaire, le film va aussi exploser les technologies de motions captures. Si finalement très peu de films ont réussi à maîtriser les exploits techniques du film, ils sont quand même devenus depuis des gadgets utilisés dans quasiment tous les blockbusters.

Techniquement révolutionnaire, Avatar est toujours à l'heure actuelle le plus grand succès de l'histoire du cinéma

Techniquement révolutionnaire, Avatar est toujours à l'heure actuelle le plus grand succès de l'histoire du cinéma

The Avengers : Je cite Avengers mais j'aurais très bien pu prendre n'importe quel film du Marvel Cinematic Univers. Disons qu'Avengers est le plus populaire et le point d'orgue de la saga. Mais en quoi cette série a modifié la donne ? Eh bien en posant la question, je donne la réponse... Le mot « série » veut tout dire... Le Marvel Cinematic Univers a créé le principe des univers étendus et des films qui fonctionne comme des épisodes d'une série télé. Depuis, c'est devenu la norme pour les blockbusters. On passe des concepts les plus attendus comme le DC Univers, au plus improbable avec le revival des monstres géants. Kong Skull Island faisant partie du même univers que le Godzilla de Gareth Edwards et on parle d'associer Pacific Rim à cette franchise... Même Star Wars s'y lance avec les divers Spin Off en préparation.

 

Mad Max Fury Road : Aurions-nous eu Logan cette année sans Mad Max Fury Road ? Il est évidant que non ! Le film de Georges Miller a réussi un exploit qui n'avait quasiment jamais été fait auparavant : associer le cinéma d'auteur au blockbuster à grand spectacle. La Warner a prouvé qu'en laissant les mains libres à un artiste pour qu'il offre une œuvre ultra travaillée et sans concession, on pouvait plaire au public (le film a cartonné) et aux critiques (le film a été nominé 10 fois aux Oscars et en a gagné 6, en plus d’être sélectionné à Cannes). En prouvant à ceux qui méprisaient le genre (pour la quasi-totalité des critiques, le film fut élu film de l'année en 2015) qu'il valait bien plus que ce que l'on pouvait croire, Fury Road a donné le courage à certains studios de sortir des œuvres beaucoup moins formatées. Un Deadpool n'aurait par exemple sûrement pas pu sortir dans cette version sans la sortie de Mad Max l'été précédent.

Publié dans Articles

Commenter cet article